Chapitre 227ArianeNous avions décidé d’aller doucement. Pas par méfiance, non, mais par sagesse. Parce que nous savions tous les deux que ce qui se construisait entre nous était trop précieux pour être brûlé par la hâte. Alors nous avons appris à nous apprivoiser, à nous découvrir, à réapprendre les gestes simples qui tissent un amour.Les premiers jours furent étranges, presque timides. Gabriel m’envoyait des messages le matin, des mots doux mais retenus, comme s’il craignait encore de m’effrayer. Je lui répondais avec un sourire, le cœur léger, et nous nous donnions rendez-vous le soir, souvent pour marcher, parfois pour dîner, jamais pour rester trop tard.Nous ne nous embrassions pas à chaque instant. Nos mains se frôlaient, nos épaules se touchaient, et il y avait dans ces contacts une électricité douce, une promesse en suspens. Un soir, en traversant un pont, il a glissé sa main dans la mienne, et nous avons continué ainsi, silencieux, les doigts entrelacés, comme si ce geste
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