Aris Nous passons la nuit suivante dans une petite maison de village, à l'intérieur des terres. C'est une planque qu'Andriy connaît, un ancien relais de chasse, avec des volets verts, une cheminée, un grenier. Il y a du bois sec. Il y a un poêle. Il y a une chambre en soupente, basse de plafond, avec un lit étroit. Il fait froid encore, mais nous sommes vivants. Andriy est reparti chercher des provisions. Nous sommes seuls. Nous avons mangé du pain, du fromage, un reste de saucisson. Nous avons bu du café noir. Nous avons repris des forces. Maintenant, la nuit est tombée. Un orage monte derrière les collines. Le vent gémit dans les tuiles. Althéa est assise devant le poêle, enveloppée dans une couverture. Ses cheveux sont encore un peu humides. Elle regarde le feu. Je m'assois près d'elle, sur le sol, les bras posés sur les genoux. Nous ne disons rien. Il y a un moment, dans une guerre, où le silence vaut tous le
Última actualización : 2026-08-23 Leer más