LiviaCela se passe trois jours plus tard, dans le jardin, à la tombée de la nuit. J'arrose les lavandes, agenouillée dans l'allée de gravier, les mains dans la terre humide. Le soleil s'est couché, laissant derrière lui un ciel pourpre et or, un ciel de braises et de sang. Les cigales chantent, les oiseaux se taisent, le monde retient son souffle. Et je ne sens rien venir. Je ne sens pas l'ombre qui s'approche, les pas qui se rapprochent, la main qui se tend.Et soudain, une main s'abat sur ma bouche.Je hurle, mais le son est étouffé, avalé par la paume qui m'écrase les lèvres. Une autre main m'agrippe par la taille, me soulève, me plaque contre le tronc rugueux du figuier. L'écorce me râpe le dos. L'odeur de cèdre et de vin m'écrase. Marcus.— Tais-toi, putain. Tais-toi, ou je te brise.Sa voix est rauque, chargée de haine et de désir mêlés, un mélange immonde qui me soulève le cœur. Ses doigts s'enfoncent dans ma chair, sa bouche cherche mon cou, ses genoux écartent mes jambes, so
Última atualização : 2026-08-26 Ler mais