Deux jours passèrent.Michaël ne bougea pas du lit. Il ne mangea pas, ne but pas, ne parla pas. Il resta allongé, les yeux ouverts, à fixer le plafond craquelé. Les mots d’Hermine tournaient en boucle dans sa tête. « Il m’a appelée. Il m’a pardonné. Il veut que je revienne. »Rach. Le bourreau. Le tortionnaire. L’homme qui l’avait attaché à une chaise, frappé avec une ceinture, un martinet, un bâton. L’homme qui l’avait humilié, brisé, réduit à l’état d’animal. L’homme qui l’avait rendu impuissant, inutile, vide. Et c’était vers cet homme qu’Hermine envisageait de retourner.Le troisième jour, elle revint.Elle portait une robe neuve, rouge vif, qui moulait ses formes. Ses cheveux étaient coiffés avec soin, ses lèvres brillaient de gloss, ses yeux étaient soulignés de noir. Elle était belle. Éclatante. Comme au premier jour, dans la cour de Cotonou, quand elle l’avait regardé et qu’il avait senti son ventre brûler.Elle posa son sac sur la table, s’assit sur la chaise. Elle ne regarda
Última actualización : 2026-09-25 Leer más