Il avait frappé son ventre, ses côtes, son bas-ventre, pour lui ôter toute virilité. Il l’avait humilié, ligoté, réduit à l’état d’animal, pour lui ôter toute dignité. Il l’avait forcé à boire ces canettes, à rester éveillé, à compter les coups, à dire merci, pour lui ôter toute volonté. Il l’avait brisé. Brisé méthodiquement, scientifiquement, comme on brise un cheval sauvage.Et il avait réussi.Michaël porta une main à son bas-ventre, palpa son sexe à travers le tissu de son caleçon. Il était mou, flasque, inerte. Aucune réaction. Aucune vie. Comme si quelque chose en lui s’était définitivement éteint. Comme si Rach, en le frappant, avait sectionné un nerf invisible, un fil ténu qui reliait son désir à son corps.Il avait toujours cru que l’impuissance était une maladie de vieux. Un problème de prostate, de circulation sanguine, d’hormones. Il n’avait jamais imaginé qu’elle pouvait être infligée. Qu’un homme pouvait, à coups de bâton et de ceinture, vous ôter à jamais la capacité d
Última actualización : 2026-09-14 Leer más