À neuf heures cinquante-huit, Michaël était assis au bord du lit, les mains posées à plat sur les cuisses, le dos droit, le regard fixé sur la porte. Il attendait. Il attendait depuis près d’une heure, en vérité. Il s’était levé à six heures, avait refait le lit, vérifié que la chambre était toujours impeccable, changé deux fois de tenue avant de revenir au polo gris de la veille. Il avait bu trois verres d’eau, était allé aux toilettes deux fois, avait consulté son téléphone sans rien lire. Il n’avait pas allumé la télévision. Il voulait que le silence soit parfait quand elle arriverait.À neuf heures cinquante-neuf, il entendit des pas dans la cour. Des pas légers, cadencés, qui ne pouvaient pas être ceux d’un homme. Son cœur accéléra. Il se leva, passa une main dans ses cheveux, tira sur son polo pour enlever un pli imaginaire.À dix heures précises, on frappa à la porte.Trois coups. Ni forts ni timides. Trois coups précis, espacés, comme une ponctuation.Michaël inspira un grand
最終更新日 : 2026-07-31 続きを読む