Elle mit trois jours à trouver le nom. Pas dans le carnet des Vane, évidemment pas dans le carnet des Vane. Dans le carnet Meunier de sa mère, celui qu'elle avait retrouvé six mois plus tôt dans une malle du grenier de la maison de Beaune, et qu'elle avait rapporté à Paris sans le dire à personne. Sa mère y avait inscrit, à la mine, à la fin des années 80, une petite liste sous le titre à voir en cas. Cinq noms. Trois barrés, morts sans doute. Deux encore en activité. Le premier, un notaire, avait épousé une cousine des Vane deux ans plus tôt : rayé mentalement. Le second, un avocat, cabinet indépendant, spécialisé en droit patrimonial familial. Maître Antoine Reyer, 47 rue de Verneuil. Elle appela d'une cabine, gare Saint-Lazare, parce qu'elle avait lu, quelque part, que les téléphones de la maison Vane étaient tous enregistrés depuis la mort du beau-père, Bérénice l'avait décidé sous prétexte de sécurité, en 1988, et personne n'avait jamais osé demander pour qui, exactement, ce
Last Updated : 2026-08-28 Read more