Le silence était une chose vivante. Il était lourd, suffocant, absolu.Les mots d'Ares, « Je crois que ceci vous appartient », résonnaient dans l'air mort, une phrase désinvolte et brutale, tracée comme une frontière infranchissable. Il souriait toujours, sa main posée sur mon épaule valide comme un poids possessif et froid.Tous les regards de la fête étaient rivés sur nous. Je vis Raymond, mon... père... le visage pâle, les yeux écarquillés, allant et venant entre moi et l'homme d'une puissance impossible qui se tenait à mes côtés. Il semblait complètement perdu.« Je... je ne comprends pas », bégaya enfin Raymond, la voix ténue. Il fit un demi-pas en avant, les mains ouvertes dans un geste d'apaisement. « Que signifie tout cela ? Yara, que s'est-il passé ? »Ares laissa échapper un petit rire, grave et condescendant. « Elle ne s'est pas fait ça toute seule, Ancien. » Il secoua légèrement mon épaule, et je dus retenir un cri tant le mouvement envoya une nouvelle explosion de douleur
Dernière mise à jour : 2026-09-08 Read More