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CHAPITRE 3 : LES TERMES DU CONTRAT

ผู้เขียน: Dledition
last update วันที่เผยแพร่: 2026-09-07 19:07:41

Mais il me faut plus. Beaucoup plus.

— Assieds-toi.

Elle obéit sans un mot. Je contourne le bureau, m'assois face à elle. Nos regards se croisent. Je vois la peur dans ses yeux, la confusion, la douleur. Et je me délecte.

— Tu veux savoir pourquoi tu es là ?

— Je... je croyais rencontrer un investisseur.

— Tu as rencontré un investisseur. Le meilleur de Londres.

Je ris. Un rire froid, sec, sans joie.

— Le destin fait bien les choses, tu ne trouves pas ? Tu as besoin d'argent, et moi j'ai besoin d'une femme pour un an. Un joli petit contrat, signé en bonne et due forme, qui réglera tous nos problèmes.

— Pourquoi moi ?

— Pourquoi pas toi ? Tu es disponible, tu es désespérée, et tu me dois bien ça.

— Je ne te dois rien.

La colère monte en moi, violente, incontrôlable. Je me lève, contourne le bureau, m'approche d'elle. Elle se recroqueville sur sa chaise. Tant mieux. Qu'elle ait peur. Qu'elle tremble. Qu'elle comprenne enfin qui commande ici.

— Oh, tu me dois tellement plus que tu ne l'imagines, Arabella.

Je me penche vers elle, si près que je sens son souffle sur mon visage.

— Tu m'as quitté il y a six ans. Sans un mot. Sans une explication. Tu as disparu de ma vie comme une voleuse, emportant avec toi tout ce que nous avions construit.

— Nathaniel, je...

— Tais-toi.

Le mot claque comme un coup de fouet. Elle se fige, les lèvres entrouvertes.

— Tu ne parles que lorsque je te le demande. C'est la première règle du contrat. Et tu vas l'apprendre très vite.

Je contourne son siège, m'arrête derrière elle. Je sens sa présence dans mon dos, chaude, menaçante. Son souffle effleure ma nuque. Je pourrais la toucher. Je pourrais la prendre. Je pourrais la détruire.

— Tu as cru que je t'oublierais ? Que je passerais à autre chose ? Tu t'es trompée, Arabella. Je n'ai rien oublié. Ni tes promesses, ni tes mensonges, ni ton départ.

Mes doigts frôlent son épaule. Elle tressaille.

— Alors quand j'ai appris que tu cherchais un mari, j'ai décidé que ce serait moi. Pour te regarder signer ce contrat. Pour te voir t'engager à m'appartenir, alors que tu as tout fait pour fuir cette appartenance.

Je reviens m'asseoir face à elle. Mes yeux plongent dans les siens. Je vois la peur, la confusion, la douleur. Et je me délecte.

— Tu vas signer, Arabella. Tu n'as pas le choix.

— Et si je refuse ?

Je souris. Ce sourire que j'ai répété devant le miroir, ce sourire cruel qui ne laisse aucune place au doute.

— Si tu refuses, je détruis ce qu'il reste de ta famille. Ton père est déjà en fuite, mais je peux faire en sorte qu'il ne trouve aucun refuge. Ta réputation est déjà en ruine, mais je peux faire en sorte que plus personne ne t'adresse la parole. Tu es déjà misérable, mais je peux faire en sorte que tu perdes même le peu qu'il te reste.

Je me penche en avant, les coudes sur le bureau.

— Alors, Arabella, tu signes ?

Elle ferme les yeux. Les larmes perler sous ses cils. Elle ravale sa fierté, sa colère, sa dignité. Et elle cède.

— Quelles sont les conditions ?

Je souris. La partie est gagnée.

— Un an de mariage. Apparitions publiques. Loyauté absolue. Confidentialité totale. Tu ne parles de ce contrat à personne. Tu t'installes dans ma résidence principale. Tu obéis à mes règles.

— Et l'argent ?

— Tes dettes seront épongées. Et à la fin du contrat, tu recevras une somme substantielle pour recommencer ta vie.

— Et si je refuse de coucher avec toi ?

J'éclate de rire. Un rire dur, méprisant.

— Ne t'inquiète pas, Arabella. Je n'ai aucun désir de toucher une femme qui s'est offerte à moi par désespoir. Tu dormiras dans une chambre séparée. Loin de la mienne.

Je mens. Je mens si bien que je m'y crois presque. Mais la vérité, c'est que je la désire encore. Que je la désire plus que jamais. Que chaque centimètre de sa peau me rend fou, même trempée, même sale, même brisée.

Mais elle ne le saura pas. Jamais.

— Alors pourquoi m'épouser ?

— Pour te garder près de moi. Pour te regarder souffrir. Pour te rappeler, chaque jour, ce que tu as perdu en me quittant.

Je souris à nouveau.

— C'est ma vengeance, Arabella. Une vengeance lente, patiente, délicieuse. Et tu n'as aucune échappatoire.

Elle baisse la tête. Les larmes coulent enfin, silencieuses, brûlantes. Je les regarde couler sans rien ressentir. C'est ce que je me répète. Je ne ressens rien.

— Si je signe, tu promets de ne jamais faire de mal à ma famille.

— Je te le promets.

— Je veux l'écrire dans le contrat.

— C'est déjà écrit. Article 7, paragraphe 3.

Elle me regarde, surprise. Je hausse les épaules.

— Je suis un homme d'affaires, Arabella. Pas un monstre.

— Alors je signerai.

— Pas si vite.

Je me lève, je lui tends un stylo.

— Avant de signer, je veux que tu comprennes une chose. Ce contrat fait de toi ma femme. Pas mon égale. Pas ma partenaire. Ma femme. Tu m'appartiendras, au sens légal du terme, et tu te comporteras comme telle. En public comme en privé.

Je me penche vers elle. Son parfum me monte à la tête, mélange de pluie et de souvenirs.

— Et crois-moi, Arabella. Je te ferai regretter chaque jour de ton choix.

Elle saisit le stylo. Sa main tremble.

— Et toi, Nathaniel ? dit-elle en relevant la tête. Tu crois que je ne te ferai pas regretter, moi aussi ?

Je souris, amusé.

— J'espère bien que tu essaieras. Ce sera tellement plus amusant.

Elle baisse les yeux vers le contrat. Les mots dansent devant ses yeux, flous et illisibles. Mais elle signe. Elle signe parce qu'elle n'a pas le choix. Parce qu'elle est acculée.

La plume glisse sur le papier.

Et je deviens, officiellement, son mari.

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