J'ai traversé cette épreuve il y a quelques années, et ce qui m'a aidé, c'est de me plonger dans des univers narratifs qui m'ont rappelé que les histoires d'amour ne définissent pas une vie. Relire 'Norwegian Wood' de Murakami m'a fait réaliser que la douleur est universelle, mais aussi transitoire. Les personnages de Haruki Murakami vivent des amours complexes, souvent non réciproques, et pourtant, ils continuent à avancer, à trouver de nouvelles passions.
J'ai aussi découvert que créer quelque chose – écrire, dessiner, même cuisiner – m'aidait à canaliser cette énergie émotionnelle. Quand on investit dans une activité tangible, on réalise peu à peu que l'amour à sens unique n'est qu'une partie de notre histoire, pas la fin. Les jeux vidéo comme 'Life is Strange' m'ont aussi appris à accepter les choix que je ne contrôle pas, à chercher d'autres chemins. Et finalement, c'est ça, passer à autre chose : reconnaître que certains sentiments resteront incomplets, et choisir de se construire malgré tout.