Liaisons féminines 3
Ses doigts sont faibles, mais ils me touchent, et c’est tout ce qui compte.
— Je suis là, répète-t-elle, et je vous aime.
Soren s’est assis sur le bord du lit, et il pleure aussi, sans bruit, les larmes brillant sur ses joues, et il serre la main de Nora, et je sens que nous sommes trois, à nouveau, que le triangle se reforme, que la vie reprend, que l’amour gagne. Le triangle n’est pas brisé. Il est plus fort que jamais, plus soudé, plus vivant. Nous avons traversé la mort, et nous en sommes revenus, plus forts, plus unis, plus amoureux.