Leave you again
Sa bouche est un brasier à éteindre, en un éclair, je
réduis les mètres qui nous séparent m’emparant de ses lèvres ourlées. D’un magenta tirant sur le rouge, leur aspect me rappelle l’aube que nous avons admirée dans la voiture. Ma langue s’insère dans cet antre tant convoité en cherchant une réponse qui ne tarde pas à venir. J’ai plutôt prévu un repli, une gifle même. Contre toute attente, elle est réceptive, un brin rebelle quand je titille sa joue. Notre baiser s’embrase, nous prend au corps, un feu du diable génère une poussée d’adrénaline, d’endorphine, de je ne sais quelle substance chimique, toutefois notre union labiale la fait frémir de désir. La chair de poule ruisselle sur sa peau