Je me souviens encore de cette version originale de 'Cendrillon' qui m'a marqué dès l'enfance. L'histoire commence avec une jeune fille, maltraitée par sa belle-mère et ses demi-sœurs après la mort de son père. Elles la réduisent à l'état de servante, lui donnant le surnom de 'Cendrillon' à cause de la cendre où elle dormait près de l'âtre. Un jour, le prince organise un bal pour trouver une épouse. Grâce à l'aide de sa marraine la fée, Cendrillon se rend au bal dans une robe étincelante et des pantoufles de verre, mais doit rentrer avant minuit. Dans sa précipitation, elle perd une pantoufle, que le prince utilisera pour la retrouver. Ce conte souligne la bonté récompensée et la cruauté punie, avec une poésie qui transcende les époques.
Ce qui me fascine, c'est la symbolique derrière chaque élément : la pantoufle de verre (fragilité et pureté), la métamorphose (espoir), et le bal (opportunité). La version des frères Grimm, plus sombre, inclut des détails comme les sœurs mutilant leurs pieds pour chausser la pantoufle – une morale sans concession. Bien loin des adaptations édulcorées, ce texte original garde une puissance rare, où magie et réalité s'entremêlent pour parler d'injustice et de résilience.