La reine traitresse, comme celle de 'The Witcher', offre une complexité rare chez les antagonistes. Contrairement à des figures purement maléfiques comme Sauron dans 'Le Seigneur des Anneaux', elle mêle ambition personnelle et vulnérabilité humaine. Ses motivations ne se résument pas à la soif de pouvoir : elles sont teintées de peur, de jalousie ou même d'amour déçu. Cela la rend plus tangible, presque sympathique par moments, alors que Sauron reste une entité abstraite et terrifiante.
D'un autre côté, comparée à des antagonistes comme Griffith dans 'Berserk', la reine traitresse peut paraître moins profondément développée. Griffith incarne une chute tragique, où chaque choix est exploré avec une intensité psychologique déchirante. La reine, elle, reste souvent cantonnée à son rôle de manipulatrice, même si certaines œuvres parviennent à lui donner des nuances inattendues. C'est cette balance entre clichés et surprises qui fait d'elle un personnage fascinant, mais pas toujours aussi mémorable que d'autres vilains.