Share

Chapitre 2

Author: KellyKarly
last update publish date: 2025-09-14 20:54:51

Chapitre 2 : Le face-à-face glacial

Le lendemain, Christiane se présente à dix-sept heures précises devant l'ascenseur qui mène à l'étage exécutif.

Elle a passé une nuit blanche à retourner dans sa tête chaque mot échangé avec Xavier Perrin, à disséquer ses expressions, à chercher un indice, une piste.

« J'aurai peut-être une proposition à vous faire. » 

Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Un prêt à taux préférentiel ? Un étalement des paiements directement prélevé sur son salaire ? Une œuvre de charité quelconque ?

Elle a pensé à tout, sauf à ce qui l'attend réellement.

Cette fois, Mademoiselle Delorme ne tente pas de l'arrêter. 

Elle se contente de lui indiquer la porte d'un mouvement sec du menton, les lèvres pincées comme si elle venait de mordre dans un citron pourri. Christiane passe devant elle sans un mot et pousse la porte d'acajou.

Xavier Perrin est assis dans la même position que la veille, comme s'il n'avait pas bougé depuis. 

Mais cette fois, il n'y a pas d'ordinateur devant lui, pas de documents à signer. Juste un sous-main en cuir vide, et au centre, une tasse de café fumante. 

Une deuxième tasse, pleine, attend devant le siège visiteur.

« Asseyez-vous, mademoiselle Bennett. »

Ce n'est pas une invitation, c'est un ordre. Christiane obéit, posant délicatement son sac à main sur ses genoux. Elle refuse la tasse de café d'un geste timide. Elle a trop de nœuds dans l'estomac pour avaler quoi que ce soit.

Xavier Perrin l'observe en silence. Ce matin, il porte une veste anthracite parfaitement coupée, une cravate sombre, et ses cheveux sont impeccablement coiffés. 

Il ressemble à ce qu'il est : un prédateur du monde des affaires, un homme qui a bâti un empire à partir de rien et qui ne doit sa fortune qu'à son intelligence, sa ruse, et une absence totale de scrupules. Du moins, c'est ce que murmurent les employés dans les couloirs.

« J'ai examiné votre dossier, dit-il enfin. Votre tante est dans un état critique. »

Christiane acquiesce. Sa gorge est trop serrée pour parler.

« Sans cette opération, son espérance de vie est estimée à moins de six mois. »

Les mots la frappent comme des coups de poing. Elle le sait. 

Elle le sait depuis que le médecin le lui a annoncé, le visage grave, employant des euphémismes qui ne masquaient rien de la réalité. Mais l'entendre énoncer si froidement par cet étranger lui est presque insupportable.

« Oui », réussit-elle à articuler.

Xavier Perrin prend une gorgée de café. Il repose la tasse avec un soin méticuleux.

« Je ne vous accorderai pas d'avance sur salaire. »

Le monde s'effondre. Christiane sent les parois de la pièce se rapprocher, l'air se raréfier. Elle ouvre la bouche pour protester, pour supplier, pour hurler, mais aucun son ne sort.

« En revanche, poursuit-il comme s'il n'avait rien remarqué, je suis prêt à prendre en charge l'intégralité des frais médicaux de votre tante. L'opération, les soins, la convalescence. Elle sera transférée à la clinique des Cèdres, le meilleur établissement de la région. Elle bénéficiera d'un suivi personnalisé par les plus grands spécialistes. Je m'engage également à couvrir tous les frais annexes pour une durée indéterminée. »

Christiane cligne des yeux. Elle ne comprend pas. C'est trop beau. Trop soudain. Trop... immense.

« Mais ? » demande-t-elle d'une voix blanche.

Le sourire de Xavier Perrin s'élargit d'un millimètre. C'est à peine perceptible, mais c'est là.

« Vous avez dit hier que vous étiez prête à tout pour sauver votre tante. J'espère que vous le pensiez. »

« Je le pensais. »

« Bien. Parce que ce que je vais vous demander sort de l'ordinaire. »

Il se lève et se dirige vers la baie vitrée. La ville scintille à ses pieds, fourmilière lumineuse dans le soir tombant. Il lui tourne le dos, et Christiane remarque la tension dans ses épaules, la raideur de sa nuque. Cet homme qui semble si maître de lui cache quelque chose. Une faille. Une blessure.

« Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai un fils. »

Christiane fronce les sourcils, déstabilisée par le brusque changement de sujet. 

Bien sûr qu'elle sait. 

Miguel Perrin. Vingt-quatre ans. 

Héritier du groupe. Présent à tous les événements mondains mais absent de toutes les réunions sérieuses. 

Elle ne l'a jamais vu en personne, mais elle a suffisamment feuilleté les magazines people dans les salles d'attente pour connaître son visage : brun, ténébreux, des yeux sombres et une mâchoire carrée qui fait tourner les têtes.

« Il a vingt-quatre ans, poursuit Xavier, et il se détruit méthodiquement. L'alcool, les femmes, les nuits sans sommeil, les scandales à répétition. Chaque semaine, je découvre une nouvelle frasque dans les journaux. Chaque mois, je dois intervenir pour étouffer un scandale. Il est en train de gâcher sa vie, mademoiselle Bennett, et je suis impuissant à l'en empêcher. »

Il se retourne brusquement. La lumière du bureau dessine des ombres dures sur son visage.

« Ma femme est morte il y a cinq ans. Un accident de voiture. Miguel ne s'en est jamais remis. Il se croit responsable. Il se punit. Et moi, je dois rester là, à regarder mon fils unique s'enfoncer dans les ténèbres, sans pouvoir rien faire. »

Christiane soutient son regard. Elle ne sait pas où il veut en venir, mais elle sent que l'instant est crucial, que chaque mot prononcé maintenant fera basculer son destin.

« Je la connais, cette impuissance, dit-elle doucement. Quand on aime quelqu'un et qu'on ne peut pas le sauver. »

Xavier la fixe avec une intensité nouvelle, comme s'il la voyait vraiment pour la première fois.

« C'est exactement pour cela que j'ai pensé à vous. »

Il revient s'asseoir derrière son bureau. Il croise les mains devant lui, le visage soudain très sérieux.

« Mademoiselle Bennett... Accepteriez-vous d'épouser mon fils ? »

Le silence qui suit est tellement profond que Christiane entend son propre sang battre à ses tempes. Elle reste immobile, les doigts crispés sur son sac, les yeux écarquillés.

« Pardon ? »

« Épouser mon fils. Un mariage de convenance. Une union temporaire, disons deux ans renouvelables. Vous vivrez sous notre toit, vous partagerez le quotidien de Miguel, vous serez sa femme aux yeux du monde et de la loi. En échange, je vous donne ma parole de traiter votre tante comme ma propre famille. Je lui offrirai les meilleurs soins, la meilleure clinique, jusqu'à son rétablissement complet. »

Christiane secoue la tête, incrédule.

« Vous plaisantez. »

« Je ne plaisante jamais quand il s'agit de mon fils. »

« Mais c'est... c'est absurde ! Je ne connais même pas votre fils. Et il ne me connaît pas. Comment pouvez-vous imaginer... »

« Je l'imagine très bien, coupe Xavier. Parce que je vous connais, mademoiselle Bennett. »

Elle se fige.

« Je vous observe depuis longtemps. Depuis votre premier jour ici. Vous êtes arrivée il y a deux ans, sans recommandation, sans expérience. Vous avez accepté un poste subalterne, bien en dessous de vos compétences. Vous ne vous plaignez jamais. Vous travaillez avec rigueur et discrétion. Et chaque semaine, vous passez tous vos jours de congé au chevet de votre tante. »

Christiane est sidérée. Elle ne savait pas qu'il prêtait attention à sa modeste personne. Elle se croyait invisible dans cette immense entreprise. Mais apparemment, Xavier Perrin voit tout. Il note tout.

« Vous êtes quelqu'un de bien, mademoiselle Bennett. Fidèle. Loyale. Courageuse. Exactement le genre de personne dont mon fils a besoin. »

« Votre fils n'a pas besoin d'une épouse qu'on lui impose. Il a besoin d'aide. De soutien. D'un suivi psychologique peut-être. »

« Croyez-vous que je n'ai pas essayé ? » La voix de Xavier claque comme un fouet. « Il a refusé toute aide. Il refuse de me parler. Il refuse de voir qui que ce soit. La seule chose qui pourrait le sauver, c'est une présence. Une présence stable, bienveillante, qui ne le juge pas. Une présence comme la vôtre. »

Christiane baisse les yeux. Elle a l'impression d'être aspirée dans un tourbillon. Il y a vingt-quatre heures, elle n'était qu'une secrétaire anonyme avec des factures d'hôpital plein les poches. Et voilà qu'un milliardaire lui demande d'épouser son fils en échange d'une fortune. C'est un scénario de roman-photo, pas sa vie.

« Et si je refuse ? »

Xavier ne cille pas.

« Alors vous repartirez comme vous êtes venue. Je ne vous accorderai pas l'avance sur salaire. Je ne financerai pas l'opération de votre tante. Je ne ferai rien de plus que ce que n'importe quel employeur ferait pour une employée. »

Le chantage est énoncé sans fard, sans tentative de le déguiser. 

Christiane en a le souffle coupé. 

Elle voudrait se lever, partir en claquant la porte, retrouver la dignité qu'elle s'est échinée à préserver toutes ces années. Mais les mots ne franchissent pas ses lèvres. Juliette est là, derrière ses paupières, avec son sourire las et ses mains si fragiles. Juliette qui l'a élevée. Juliette qui a sacrifié sa propre jeunesse pour que sa nièce ne finisse pas à l'orphelinat.

« Combien de temps ai-je pour réfléchir ? »

« Quarante-huit heures. Au-delà, l'offre sera caduque. »

Christiane hoche la tête, hébétée. Elle se lève, les jambes en coton. En arrivant à la porte, elle se retourne.

« Pourquoi moi ? Pourquoi une secrétaire lambda ? Vous avez les moyens de payer une actrice, une professionnelle. »

Xavier Perrin esquisse ce même sourire énigmatique que la veille.

« Justement. Une actrice serait une solution facile. Trop facile. Miguel verrait immédiatement la supercherie. Vous, en revanche... vous êtes authentique. Il ne pourra pas douter de votre sincérité. Parce que vous serez sincère. Vous serez là pour sauver votre tante, et cette vérité brillera dans vos yeux comme une évidence. »

Christiane sort sans un mot. Dans le couloir, Mademoiselle Delorme l'observe avec une curiosité non dissimulée. L'ascenseur met une éternité à arriver. Quand les portes se referment enfin sur elle, Christiane s'adosse à la paroi métallique et ferme les yeux.

Épouser un inconnu. Abandonner sa vie, sa liberté, son intimité. Vivre sous le même toit qu'un fils à papa débauché qui ne voudra jamais d'elle. Jouer la comédie du couple parfait devant une société qui ne l'acceptera jamais.

Pour Juliette.

Elle rouvre les yeux au moment où les portes s'ouvrent sur le hall d'entrée. Elle traverse l'atrium de marbre d'un pas mécanique, répondant machinalement au salut du gardien de nuit. 

Dehors, la pluie a cessé. Un vent froid balaie les trottoirs mouillés, faisant frissonner les passants emmitouflés.

Christiane s'arrête au milieu du parvis. Elle lève les yeux vers la façade de verre de la tour Perrin, dont les étages supérieurs s'élancent vers un ciel de velours noir. Quelque part là-haut, Xavier Perrin doit encore être assis dans son bureau, à attendre.

Quarante-huit heures. Elle a quarante-huit heures pour décider du reste de sa vie.

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • Amour Fortuite    Épilogue

    Chapitre 159 : Épilogue – Les cercles parfaitsUn an plus tard.L'automne avait paré le jardin de ses plus belles couleurs. Les érables flamboyaient d'or et de pourpre, les chrysanthèmes ouvraient leurs corolles généreuses dans les massifs, et les dernières roses de la saison embaumaient l'air d'un parfum entêtant et mélancolique.Sous la pergola, la table dominicale était dressée comme chaque semaine, avec la nappe blanche héritée de la mère de Xavier et les couverts en argent frappés aux armes de la famille Perrin.Mais aujourd'hui, un couvert supplémentaire avait été ajouté un minuscule couvert en argent miniature, posé à côté de l'assiette de Christiane, comme une promesse encore tenue secrète.Christiane apparut sur le seuil de la villa, et tous les regards convergèrent vers elle.Elle portait une robe de maternité en mousseline bleu pâle qui soulignait avec grâce la rondeur de son ventre.Ses cheveux, plus longs et plus brillants que jamais, cascadaient sur ses épaules, et son

  • Amour Fortuite    Chapitre 158

    Chapitre 158 : Les ailes du matinIls rentrèrent à la villa trois jours plus tard, les joues hâlées par le soleil, les cœurs gonflés de souvenirs précieux.Xavier les accueillit sur le perron, un sourire entendu aux lèvres, et Juliette, qui était venue passer quelques jours auprès de sa nièce, les serra tour à tour dans ses bras en s'exclamant sur leur mine radieuse.« Vous avez l'air d'avoir conquis le monde », remarqua-t-elle avec un clin d'œil complice à Christiane.« Nous avons conquis bien plus que cela », répondit Miguel en passant un bras autour de la taille de sa femme. « Nous avons conquis le droit d'être heureux. »Le déjeuner dominical qui suivit fut un moment de grâce simple. La table avait été dressée dans le jardin, sous la pergola de glycines que Christiane avait elle-même restaurée des mois auparavant, et les bougainvilliers en fleurs formaient un dais de pourpre et de fuchsia au-dessus de leurs têtes.Juliette, dont la santé s'était miraculeusement rétablie grâce au

  • Amour Fortuite    Chapitre 157

    Chapitre 157 : Le murmure des vaguesLe lendemain, ils prirent la route ensemble, sans destination précise.Miguel avait proposé cette escapade au réveil, alors qu'ils savouraient un petit-déjeuner tardif sur la terrasse, et Christiane avait accepté avec un empressement joyeux qui l'avait fait sourire.« Où allons-nous ? » avait-elle demandé en nouant un foulard léger autour de ses cheveux.« Là où le vent nous portera », avait-il répondu avec un clin d'œil.Ils roulèrent pendant des heures à travers la campagne, fenêtres baissées, laissant l'air chaud de l'été caresser leurs visages. Les champs de blé déroulaient leurs vagues dorées à perte de vue, ponctués çà et là de coquelicots écarlates et de bleuets timides. Des villages de pierre blonde surgissaient au détour des collines, avec leurs clochers romans et leurs places ombragées de platanes centenaires.Christiane, la tête renversée contre l'appui-tête, regardait défiler le paysage avec des yeux émerveillés.« J'ai l'impression d

  • Amour Fortuite    Chapitre 156

    Chapitre 156: La chambre nuptialeLa villa Perrin s'était parée de silence. Les derniers invités s'étaient retirés depuis longtemps, emportant avec eux les échos des rires et des musiques, et ne demeurait plus, sous la voûte étoilée de cette nuit de juin, que le souffle tiède d'un vent caressant les glycines endormies.Dans la chambre nuptiale, préparée avec un soin infini par les domestiques, des pétales de roses blanches et pourpres dessinaient un chemin vers le grand lit à baldaquin, tandis que des bougies parfumées à la vanille et au jasmin projetaient sur les murs des ombres dansantes.Christiane se tenait devant la fenêtre ouverte, les mains posées sur le rebord de pierre. Elle n'avait pas encore retiré sa robe, cette merveille de mousseline et de dentelle qu'une amie modiste avait cousue pour elle durant des semaines, chaque point portant l'empreinte d'une affection sincère.Le voile, déposé sur un fauteuil, scintillait faiblement dans la pénombre.Elle respirait lentement, le

  • Amour Fortuite    Chapitre 155

    Chapitre 155 : Le festin du cœurLe jardin de la villa s'était métamorphosé en un écrin de verdure et de lumières.De longues tables de bois brut avaient été dressées sous une tonnelle de glycines, recouvertes de nappes de lin blanc bordées de dentelle artisanale.Des bouquets champêtres, composés de lavande, de marguerites et d'épis de blé, décoraient les centres de table avec une élégance rustique.Des lanternes en papier de riz pendaient aux branches des arbres, attendant que la nuit tombe pour s'illuminer comme des étoiles captives.Des bougies parfumées à la fleur d'oranger brûlaient sur les rebords des fenêtres, mêlant leur fragrance à celle des roses du jardin.Christiane et Miguel prirent place au centre de la table principale, entourés de Xavier, Juliette, Éloïse et Darius.Les autres invités se répartirent autour d'eux dans un joyeux désordre, impatients de célébrer cette union si longtemps attendue.Le repas avait été confié aux cuisines de la meilleure auberge de la région

  • Amour Fortuite    Chapitre 154

    Chapitre 154 : Les vœux sous le ciel infiniLorsqu'ils sortirent de la chapelle, Christiane et Miguel furent accueillis par une volée de pétales de roses que les invités jetaient à pleines mains. Les pétales tourbillonnaient dans l'air tiède avant de se poser sur leurs épaules, leurs cheveux, le voile de la mariée qui flottait doucement au vent.Le soleil de midi baignait la colline d'une lumière dorée qui rendait tout irréel, comme suspendu dans un tableau de maître. Les champs de lavande ondulaient à perte de vue, exhalant un parfum entêtant qui se mêlait à celui des glycines et des roses. Des papillons blancs dansaient autour des jeunes mariés, ajoutant à la scène une touche de magie.« Regarde, murmura Christiane en désignant le ciel. Même les oiseaux nous saluent. »Une volée d'hirondelles passait à ce moment précis, leurs ailes fines découpant des arabesques dans l'azur. Miguel serra la main de son épouse.« Ce sont nos mères, j'en suis sûr. Elles sont venues nous bénir. »Ju

  • Amour Fortuite    Chapitre 7

    Chapitre 7 : La colère d'un père (2) Il ne l'a pas connue sous ce nom. À l'époque, elle utilisait un nom de scène, un pseudonyme italien qu'elle trouvait plus élégant pour ses concerts. Mais il a reconnu la photo dans le dossier, une petite photo d'identité en noir et blanc où l'on voyait une jeune

  • Amour Fortuite    Chapitre 6

    Chapitre 6 : Le désespoir d'un pèreResté seul dans son bureau, Xavier Perrin reste immobile pendant de longues minutes. La confrontation avec son fils l'a épuisé, plus encore que les négociations les plus difficiles, plus que les conseils d'administration les plus houleux. Il y a une forme de fatig

  • Amour Fortuite    Chapitre 5

    Chapitre 5: Les unes du scandale (2) Darius a raison. Son père va le tuer. Ce n'est pas la première fois qu'il fait la une des tabloïds, mais cette fois, les photos sont particulièrement compromettantes. Il y a des limites à ce que le service juridique de Perrin Industries peut étouffer.Il devrai

  • Amour Fortuite    Chapitre 4

    Chapitre 4 : Les unes du scandale (1)À l'autre bout de la ville, dans une tour d'habitation ultrasécurisée qui surplombe les quartiers chics, une silhouette masculine émerge lentement du sommeil. La chambre est plongée dans la pénombre, rideaux occultants tirés sur les fenêtres, et l'air y est lo

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status