MasukLa colère s’empare de moi, j’ai les mains qui fourmillent, mes pouvoirs sont prêts à se manifester. J’essaie d’en récupérer le contrôle mais impossible. Je m’élance pour gifler Mathieu qui esquive. Furieuse, je laisse dominer ma haine, une sorte d’énergie jaillit de mes mains et le fait léviter. Mais il éclate de rire, me provoque avec ses sarcasmes, alors je le fais tournoyer sur lui-m&eci
En attrapant le livre dans mes mains, j’effleure la formule du bout des doigts, quand tout à coup, je reçois une décharge sur l’épaule, je laisse échapper un petit cri et l’étoile du livre émet une lueur bleutée si éclatante qu’elle nous éblouit.— C’était quoi ça ? demande Calista.— Je ne sais pas !— Qu’est-ce que tu as fait ?Je me penche pour ramasser le grimoire.— Je l’ai juste touché !— Recommence pour voir !Je répète le geste, il se produit exactement le même phénomène, avec une douleur plus violente cette fois qui n’échappe pas à ma cousine :— Qu’est-ce que tu as ? Tu as mal quelque part ?— Euh… non !— Si je l’ai bien vu, tu as grimac&eacut
Elle monte dans sa chambre et redescend deux minutes plus tard, avec le fameux grimoire.— Comment tu l’as eu ? lui dis-je.— Je l’ai volé à mamie quand nous sommes venus pour ton anniversaire !— Tu savais où il se trouvait ?— Ma mère me l’avait dit ! C’est elle qui a voulu que je le prenne !— Pourquoi ? Tu es folle, si mamie s’en était aperçue !— Il fallait bien qu’on trouve une solution. Mes dons se développaient et je ne les contrôlais pas encore.— Et ensuite ?— Je l’ai potassé et j’ai compris la manière de m’en servir. J’ai trouvé plusieurs formules qui m’ont permis de mieux les contrôler.— Tu as quoi comme dons ?— Pas ce que tu as fait hier ! Chacune d’entre nous est différe
Les clients croient à une mise en scène et le regardent en l’applaudissant. Le garçon ne comprend pas ce qui lui arrive ! Moi non plus, à vrai dire, mais comme je contrôle encore la situation, je le dépose devant moi.— Hello ! dis-je.— Hello ! Moi c’est Tim et toi ? répond-il, en français, avec un terrible accent qui le rend tout de suite moins sexy.— Moi c’est Éléonore ! Mais si tu peux éviter de trop parler, j’ai du mal avec ton accent !Je suis à demi consciente d’avoir commis une erreur, mais c’est un peu tard maintenant.— Enlève-moi un doute, c’est toi qui as fait ça ? demande-t-il.— Pourquoi ça t’a plu ?— Ouais ! Je suis épaté, c’est quoi ton truc ?— Tu ne veux pas qu’on arrête de parler plutôt ! dis-je en lui collant maladroitement mon index sur sa bouche, et l’incite à danser en me trémoussant devant lui.Matthew m’attrape par le bras et m’attire à lui :— J’ai tout vu ! me dit-il à l’oreille.— Ouh la la ! Je suis une sorcière Matthew ! Et alors je t’ai choqué ?— Pas
Vacances au CanadaL’avion vient d’atterrir, il est 11 heures 30 à Montréal. Nous débarquons en suivant les autres passagers dans le couloir. Mes cousins sont déjà là, il y a même ma tante Émilie. Je suis étonnée qu’elle ait pu se libérer pour venir nous chercher. Je me jette au cou de Calista. Après cet instant d’embrassades, nous récupérons nos valises et nous prenons un taxi.Ils ont emménagé récemment dans une résidence à l’architecture contemporaine, digne d’une vedette de cinéma, située au milieu d’un parc de plusieurs hectares. Devant l’entrée, un vaste patio ouvre sur une piscine. Dans le hall au décor moderne, trône un large escalier montant à une mezzanine qui distribue les chambres. Celle qui m’est attribuée est stupéfiante, j’adore la décoration. Je jette un regard par la fenêtre d’où la vue est remarquable. Je m’assois sur le lit pour tester la souplesse du matelas puis je déballe mes valises et range tous mes vêtements dans le dressing. Une fois mon installation terminée
La colère s’empare de moi, j’ai les mains qui fourmillent, mes pouvoirs sont prêts à se manifester. J’essaie d’en récupérer le contrôle mais impossible. Je m’élance pour gifler Mathieu qui esquive. Furieuse, je laisse dominer ma haine, une sorte d’énergie jaillit de mes mains et le fait léviter. Mais il éclate de rire, me provoque avec ses sarcasmes, alors je le fais tournoyer sur lui-même et il persiste encore et encore. J’ai la sensation que tout mon corps est électrique, je ne me maîtrise plus et j’ai une terrible envie de l’étrangler. Mes pensées se mettent en action sans que j’aie besoin de le faire et je le vois s’attraper le cou, il suffoque. À ce moment, je sens une autre présence, quelqu’un nous épie, et j’entends :— Arrête Élé ! Tu vas le tuer !
je te dise que je pars voir mes cousins pour les vacances, donc je n’aurai pas le temps. Mais il se fera un plaisir de s’en occuper ! dis-je avec ironie.— Il y a un problème entre vous ?— C’est plutôt lui, le problème, mais c’est de l’histoire ancienne !— Tu veux en parler ?— Non, c’est inutile Paul ! Tu n’y pourras rien de toute façon !— Parfois c’est profitable de se confier à quelqu’un ! Je resterai muet, tu peux avoir confiance en moi !— C’est gentil ! Merci mais pour l’instant je ne préfère pas !Il a réussi à m’arracher un sourire, malgré les circonstances.— Comme tu voudras, tu sais que je suis là !Dans la voiture qui nous ramène au lycée, Léo s’installe à l’avant, à côté de Pau
À l’intercours, j’aperçois Mathieu. Je fais demi-tour en espérant qu’il ne m’a pas vue mais il n’est par la part hasard, il me rattrape et me tire par le bras.— Bonjour ! Tu ne m’embrasses pas ? lance-t-il.— T&rs
À la mi-journée, Léo et moi nous retrouvons au self. Je ne sais pas de quoi il veut me parler, ça a l’air important. Mais à peine installés, toute la troupe vient nous rejoindre. Clara nous impose Étienne sans rien demander et Mathieu qui ne
Mes mots font l’effet d’une bombe ! J’aperçois quelque chose d’inhumain dans son regard. Je n’ose imaginer ce qu’il pourrait me faire, je comprends à cet instant ce que voulait dire Thomas.— Tu n’as pas intérêt &ag
Rencontre avec l’assassinDepuis le décès de Thomas, Clara m’en tient responsable et nous sommes en froid. Notre amitié en a pris un coup, et devant mon désarroi, Rémi est intervenu et elle a fini par accepter d’en discuter. J’ai fait la connaissance officielle d’Étienne. Ce grand blond, au regard







