ВойтиJe me dirige en salle des profs, seule pièce ouverte à cette heure-ci. Tout le corps enseignant s’y retrouve avant de commencer la journée. Nicolas y sera sûrement. Ça tombe à pic, la porte de la salle est entrouverte et justement, Crepaud est en grande conversation avec la prof de français, qu’il tente de séduire au passage ! Le pauvre homme, s’il savait qu’il n’a rien d’attrayant, il ne perdrait pas son temps ! Un peu plus loin, j’aperçois Aaron qui prend un café avec Nicolas. Cette fois au moins, ils sont chacun dans leur corps, je ne risque rien. Je suis trop loin pour capter ce qu’ils se disent, mais a priori, ils ont l’air de bien s’entendre. Je prie pour que Nicolas sorte le premier, car je pourrai au moins lui parler. J’attends cinq bonnes minutes, avant qu’il ne se dirige vers la sortie. Je le laisse emprunter l’escalier et me lance à sa poursuite, quand il se retourne brusquement. Je m’arrête aussi et me tiens prête à m’enfuir.— Tu es bien matinale Éléonore, lance-t-il.— O
Il sort de sa poche un paquet de mouchoirs en papier et m’en tend un. Je le saisis et me tamponne la lèvre. Puis il me signale une plaie ouverte au front qui saigne abondamment. Ma tête tourne, je perds l’équilibre, il me retient et me soutient jusqu’à l’infirmerie. J’envoie un message à Tom qui arrive avec Calista. L’infirmière me conseille d’aller aux urgences, ma blessure est profonde et nécessite quelques points. Je préviens ma mère qui m’emmène à l’hôpital. Une heure après notre arrivée, toujours en salle d’attente, je vois débarquer Léo, Rémi, Matthew et Paul. Ils ont imaginé le pire des scénarios, ils savaient ce que je m’apprêtais à faire.— Je vais bien ! C’est juste une petite écorchure ! Ce n’était pas la peine de tous vous déplacer !— Raconte ! s’inquiète Paul.— Je suis simplement maladroite ! affirmé-je, pour ne pas affoler ma mère.— Ne mens pas ! ajoute-t-il d’une voix grave.— J’ai eu un petit problème dans les escaliers du lycée, voilà !— Tu es tombée ? Ce n’est pa
Premier entraînementLe soleil n’est pas encore levé que nous arpentons la forêt à la recherche d’un endroit tranquille pour l’entraînement de la meute. Claude a tenu à ce que l’équipe des sorciers y assiste, car il est temps d’adapter nos pouvoirs aux leurs. Nous disposons de cette seule journée pour mettre au point notre stratégie.Après avoir parcouru des kilomètres, Claude a trouvé l’endroit idéal. Nous installons le campement, les autres rassemblent des brindilles afin d’allumer un feu de bois. Quand les flammes commencent à monter, nous nous regroupons tous autour. Amélia sort de son sac un thermos de café. Elle en sert une tasse à chacun, Claude expose le programme de la journée.Nous commençons quelques minutes plus tard. Calista, Tom et moi devons patienter, alors nous observons les loups s’entraîner au combat. Ils se sont tous métamorphosés, sans aucune souffrance apparente. L’agilité dont fait preuve Clara m’épate ! Pour une novice, elle est plutôt douée. Elle esquive la mo
Nos actes ont toujours des conséquences qu’on se doit d’assumer ; ce matin nous avons quitté la maison précipitamment sans la ranger, Il faut s’attendre à être confronté à la colère de ma mère, sa voiture est garée devant l’entrée.— Ah vous voilà ! Je crois que nous nous sommes fait cambrioler, mais il semble que le voleur n’ait rien pris. Oh mon Dieu ! dit ma mère. Qu’est-ce qu’il cherchait ici ?— Je pense qu’il s’agit d’une intimidation, vu le chantier ! ajoute Paul très sérieusement.— Non, je ne pense pas ! Et j’ai même une petite idée de qui est responsable de tout ça ! leur avoué-je, en me tournant vers Tom, le sourire aux lèvres.— Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! Si c’est vous deux, ça va mal se p
Le contour du pentacle s’enflamme instantanément, nous reculons stupéfaits, puis Tom se met à léviter. Un faisceau partant du sol au centre du pentacle le traverse et enveloppe son corps d’une lueur blanche et douce. Calista me fait signe que nous pouvons continuer :— Qu’elle libère sa puissance et les connecte aux cinq éléments : l’eau, la terre, l’air, le feu et l’esprit. Par tous les pouvoirs sacrés, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à son dernier souffle, qu’il accueille les siens comme un cadeau divin, afin de faire régner le bien.Il convulse tout en restant suspendu dans les airs, Calista me jette un regard inquiet quand la lumière qui l’enveloppait diminue d’intensité. Il redescend lentement, le feu s’éteint de lui-même, le rituel est terminé.Tom nous regarde hé
— Waouh, doucement Tom ! regarde ! lui dit Léo.Il entrouvre les yeux au moment où le canapé retombe dans un fracas terrible.— C’est moi qui fais ça ? s’étonne-t-il.— Oui Tom ! J’avais raison, il n’y a pas de fantôme dans cette maison ! C’est toi !Il prend conscience du désastre.— Je me trouve ridicule du coup !— Mais tu sais, il ne faut pas, j’ai eu les mêmes craintes ! Tu as bien fait de nous appeler, constaté-je.Sans perdre une minute, je vais chez ma grand-mère pour entrer en contact avec Isatys. Elle saura ce qui s’est passé, et surtout la raison pour laquelle Tom est le premier homme de la famille à avoir des dons.Ma grand-mère vient juste de se lever et apparaît à la porte de la cuisine, un bol de café à la main, une tartine dans l’autre e
— De quoi est-ce que tu parles ? demandé-je.— Je suis porteur du virus de la lycanthropie !— Précise ! suggère Léo, intéressé.— J’ai appris qu’il y a plusieurs façons d’être contamin
À ce moment, Matthew jette un regard à Tom, tout en évitant le mien. La conversation a laissé un froid, chacun reste sur ses positions, et moi, je refuse de croire que des loups se promènent par ici. Je croyais qu’en mourant, mon grand-père s’
L’information tombe quelques jours plus tard. Le médecin légiste a identifié le corps de Mélisande Dubois grâce aux empreintes dentaires. Sa mort remonterait à quelques mois, voire au jour de sa disparition. L’enquête prend une toute autre direction. Rémi et les autres sont innocentés, car il a rel
Je m’arrête à la hauteur du rocher, je reconnais l’endroit qu’elle me désignait. Nous descendons près du ruisseau, mon cœur s’accélère au fur et à mesure que nous nous rapprochons. Je ferme les yeux car je sais déjà ce que je vais trouver. C’est en entendant Thomas injurier l’assassin que je réali