LOGINSamedi après-midi. Quatorze heures.
Le jardin du Ranelagh, aujourd'hui, n'a rien de l'endroit tranquille où Mathis apprivoise patiemment des écureuils depuis des mois.
Il y a, dans l'air, cette tension particulière des rendez-vous qu'on redoute et qu'on attend en m&
POV NaïaLundi matin. Neuf heures.Le cabinet retrouve, ce matin, son effervescence habituelle, cette même agitation feutrée qui accompagne, toujours, le début de semaine, ces dossiers empilés sur mon bureau, cette odeur de café qui flotte, discrètement, depuis la petite cuisine où Chloé prépare, systématiquement, la première cafetière de la journée.Six semaines, désormais, depuis cette annonce à Raphaël, cette même certitude qui s'est confirmée, entre-temps, lors de cette première consultation chez le gynécologue, cette image en noir et blanc que je garde, précieusement, dans le tiroir de mon bureau, cette preuve tangible de ce qui grandit, d&e
POV RaphaëlVendredi matin. Huit heures.Je suis dans mon bureau depuis une heure déjà, cette même habitude que j'ai gardée, ces derniers mois, d'arriver tôt pour préparer, seul, la journée avant que l'agitation du groupe ne reprenne son rythme habituel.L'article de ce matin s'affiche encore, ouvert, sur mon écran, cette photographie de la soirée d'hier où Vasco et moi apparaissons, côte à côte, cette légende qui continue, désormais, de circuler sur l'ensemble des plateformes économiques.Thomas m'a rejoint, il y a quelques minutes, avec ce même café qu'il m'apporte, systématiquement, chaque matin, cette routin
POV RaphaëlJeudi soir. Dix-neuf heures.Le Palais Brongniart accueille, ce soir, cette même soirée annuelle qui réunit, traditionnellement, les grands noms de l'économie parisienne, ce rassemblement mondain où se croisent, chaque année, industriels, financiers et responsables politiques, cette même cérémonie que mon père fréquentait, autrefois, avec cette aisance naturelle que je m'efforce, encore, d'égaler.Je suis arrivé, un peu plus tôt, avec Thomas, cette même préparation méthodique qu'il applique, toujours, à mes apparitions publiques, ces dossiers qu'il m'a résumés, dans la voiture, sur les principaux acteurs présents ce soir.
POV NaïaMardi soir. Vingt heures trente.Mathis reste debout dans l'encadrement de la porte, cette même immobilité qu'il adopte, toujours, dans les moments où il a décidé qu'une conversation méritait, véritablement, toute son attention.Raphaël se dégage, doucement, de notre étreinte, cette même gêne un peu amusée qui traverse son visage, celle d'un adulte pris en flagrant délit d'émotion par un enfant qui ne rate, décidément, jamais rien.—Tu ne dormais pas, dis-je, cette même question qui n'attend, véritablement, aucune réponse.—J'avais soif, dit Mathis, avec cette même mauvaise foi tranquille qu'il assume, toujours, sans la moindre honte.
POV NaïaMardi soir. Vingt heures.Mathis dort, déjà, cette même respiration régulière que j'ai vérifiée, il y a quelques minutes, avant de refermer doucement la porte de sa chambre.L'appartement retrouve, alors, ce silence particulier des soirs où seule la lumière de la cuisine reste allumée, cette même atmosphère que je connais, désormais, par cœur, ces années passées à l'apprivoiser, seule, avant que Raphaël n'y trouve, à son tour, sa place naturelle.J'entends la clé tourner dans la serrure, ce même bruit familier qui m'annonce, chaque soir, son retour, cette même impatience qui grandit en moi,
POV NaïaMardi après-midi. Seize heures.Le cabinet bourdonne, autour de moi, cette même activité feutrée qui accompagne, toujours, les fins de journée les plus chargées, ces dossiers empilés sur mon bureau, cette voix de Chloé qui me parvient, à travers la porte entrouverte, en train de négocier un rendez-vous avec un client difficile.Je referme, discrètement, le tiroir où j'ai glissé, ce matin, avant de partir, cette petite boîte achetée dans une pharmacie du quartier, à l'abri des regards, cette même précaution que j'ai prise, systématiquement, depuis que ce doute s'est installé, la semaine dernière, sans jamais vraiment me quitter.







