LOGINAnne :
L’effet que cet homme crée sur moi est incroyable. Juste un soir, rien qu’un soir et me voilà à frémir devant sa personne. Ma culotte est mouillée comme si je l’avais de nouveau ressenti ; non, cette fois-ci, mon esprit s’est lui-même créé tout ce film. Qu’étais-je censée faire à présent, mon tailleur était marqué et la honte, je suis bien certaine qu’il l’a remarquée. La honte !! Et le pire… j’ai l’impression que son souffle chaud ne m’a pas jamais quittée, car mon corps, rien qu’en le voyant, a commencé à émettre des bouffées de chaleur. Ce désir que je ne contrôle plus, qui m’envahit complètement, qui me bouleverse et me fait craquer sous ce flanc de glaire. Comment suis-je censée faire abstraction, et ce maintenant que je travaille sous ses ordres, et qu’on va se voir quasiment tous les 5 jours sur 7. POINT DE VUE EXTERNE : C’est avec la mine toute tristounette qu’Anne se passa désespérément de l’eau sur le visage avant de s’immobiliser face à son reflet devant le miroir. Progressivement, elle s’abaissa vers son entre-jambes. — Comment vais-je le cacher maintenant ? soupira-t-elle en se mordillant la lèvre. — Pff, alors !! Soudain, elle leva ses yeux vers le robinet, ensuite vers le rouleau de mouchoirs. — À l’heure où j’en suis, je n’ai pas vraiment le choix…, un murmure résonna. Elle prit le rouleau et, peu à peu, elle ouvrit progressivement son pantalon. — Ça va prendre du temps et j’ai 2 heures pour terminer. Quitte à bosser plus vite, je ne préfère pas me taper la honte et attirer tous les regards, ça en fait déjà beaucoup trop avec lui, déclara-t-elle. 45 minutes plus tard, Anne sortit de la cabine en se boutonnant. Le pantalon était encore légèrement humide, mais la flaque s’était laissée disparaître sous l’effet de l’humidité qui séchait avec elle. Elle se figea face au miroir une dernière fois. — Contrôle-toi ; ici, tu bosses. Ce n’était qu’une nuit et ça ne changera rien. C’est ton patron. Plus de souvenirs ni de pensées obscènes. C’est avec plus de confiance qu’Anne s’abaissa et porta contre elle la pile de dossiers. — Allons-y, dit-elle en refermant derrière elle. — Mademoiselle Anne ? Elle sursauta, prise au dépourvu. Anne se tenait face à Philippe, plutôt stoïque. — Moi qui pensais que vous seriez en train de bosser. — Euh… euh, monsieur… je… euh, en fait, ça ne va pas tarder… je vous les apporterai avant la fin des deux heures. Philippe la regarda rapidement de la tête aux pieds et, tout doucement, il se mit à hocher de la tête sous un air plutôt intrigué. — Très bien, allez-y donc… Il porta l’œil à sa montre. Plus qu’une heure et 15 minutes. Anne acquiesça vivement en hochant la tête. Et aussitôt, elle entreprit une vive marche vers le chemin opposé au sien. — Et maintenant, il a encore fallu que je tombe sur lui… murmura-t-elle d’une voix crispée. Elle marchait à pas rapides et, un moment, son regard s’abaissa vers le bas. — Toi, calme-toi ! Ça suffit ! Elle reprit sa marche et s’arrêta, point net, devant son bureau. Et souffla : — T’en as mis du temps, Anne ! C’est quoi, qu’est-ce qu’il t’a dit ? Anne, encore un peu essoufflée, tentait de reprendre son souffle normal, ses mains portées à ses hanches, presque comme si elle avait couru un marathon. — Hey, Anne !! T’es sûre que ça va ? — Hmmm, humm ! Oui !! Elle montra son pouce pour le signifier. Et d’un coup, elle se laissa tomber sur son siège, soupirant un grand coup. — Ça alors ! T’as couru un marathon, meuf !! — Nan, t’inquiète, juste, j’ai dû marcher un peu plus vite parce que j’ai dû taf. Les dossiers, je dois tous les revoir et les lui soumettre à nouveau d’ici 1 heure. — Ah ça !! Courage !! Elle se redressa et but de l’eau. — Et aussi, il y a autre chose, signifia Anne. — Il souhaite que nous y allions toutes les deux lorsque je lui transmettrai les documents. — Étrange, mais bon, c’est lui le boss… « Putain, ça aurait pu être n’importe qui d’autre… » pensa-t-elle. Anne, finalement, s’attela à la tâche ; elle put compter sur l’aide de Soreille, plus expérimentée… Les minutes passaient et, sans qu’elles ne le sachent, et encore moins tous les autres employés, Philippe, en posture de chef, passait de temps à autre derrière elles, les mains dans les poches, et le regard marqué sur chaque espace qui passait dans son champ de vision. Puis, il s’éclipsa. 1 h plus tard… — Enfin, j’imprime tout ça et après, on y va, dit Anne qui mit la machine en marche. — Décidément, chaque personne a son style. L’ancien, lui, s’en fichait complètement de la rigueur. Tant que tu le faisais et que c’était tout de même utile, c’était suffisant, enchaîna Soreille. — C’est bon, on peut y aller. Les deux jeunes femmes se sont dirigées tout le long jusque dans son bureau. Juste avant de frapper, Anne s’arrêta et ferma les yeux. « Calme-toi, Anne. T’as plus intérêt à te faire des films !! » Ensuite, elle toqua. — Oui, entrez ! Sans le regarder directement dans les yeux, elle lui présenta les documents, qu’il prit et consulta d’une rapide lecture. — Bien, je constate que vous avez compris ce que j’attendais de vous. Toutefois… Il déposa les documents, la dévisageant. — …Je préfère que ce soit Mademoiselle Soreille qui se charge de mes documents. Et de tout le reste. Vous apprendrez à ses côtés. Mais pour éviter de perdre du temps, celle qui le fera désormais, quitte à vous et à elle de vous entendre sur qui les rédigera. Un p’tit pincement au cœur pour Anne, qui peinait à garder son regard sur lui. — J’espère que c’est clair pour vous, Mademoiselle Soreille. — C’est entendu, monsieur. — Et vous, Mademoiselle Anne… ? — Oui, monsieur, c’est entendu. — Maintenant, retournez à votre bureau et merci bien. Soreille sortit la première, laissant Anne juste à l’arrière, qui la suivait. — Mademoiselle Anne ? Avez-vous un souci ? Philippe l’interpella. — Non, monsieur, d’une voix vive, surprise. — Okay, vous pouvez y aller. Elle acquiesça, le regard baissé. « Tout compte fait, c’est beaucoup mieux comme ça… ça m’évitera de repenser à tout ça », pensa-t-elle, convaincue. La journée passa et les derniers employés quittaient les lieux. — On y va, Anne ? demanda Soreille. — Euh non, vas-y, je vais encore ranger quelques dossiers et bien noter les changements apportés aujourd’hui… — D’accord, je te connais, très studieuse et déterminée, donc courage… mais ne reste pas tard, tu ne trouves pas facilement de taxi dans le coin… — D’accord, bonne soirée… — Merci, toi également, Anne. C’est concentrée qu’Anne entra dans sa to-do list les réclamations de Philippe. Les minutes s’écoulèrent et, peu à peu, Anne s’affaissa sous le poids de la fatigue. Mais dans sa tête, son cerveau était bien loin de s’endormir. « — Alors, fais-moi une petite place… ma p’tite bonne femme. » Souvenirs d’Anne : Ses doigts m’effleuraient, mais j’avais l’impression que ses ongles s’incrustaient dans ma chair. Et ses baisers, aussi chauds que son corps tout entier. D’un coup, je le sentis mettre son poids sur moi, je me laissais embarquer dans cet ouragan de plaisir et, d’un seul coup, sous mon bas déjà trempé, il s’enfonça ; et tous mes nerfs se tendirent. J’en perdis presque le souffle. Des picotements, j’en ressentais, mais en même temps, mon corps le réclamait intensément. Il me marquait, me faisant découvrir ce que c’était que d’être une femme de ce côté-là… au fond, je savais que c’était mal, mais mon Dieu, comme c’était bon. » — Mademoiselle… ? Réveillez-vous !! — Non. Non, encore… encore. Anne se tordait sous l’effet de ses souvenirs sans savoir qu’elle était réveillée par l’auteur de ses pensées. Loin de se réveiller, il la tapota davantage. Malgré cela, toujours rien, c’est alors qu’il prit le verre posé à son bureau et lui aspergea d’un seul jet son contenu. Anne sursauta, en se relevant hors de vision, elle se cogna contre sa table de bureau et perdit l’équilibre. Philippe la rattrapa juste à temps. — Juste à temps… J’ai l’impression que je vais passer ma vie à vous sauver la mise… « Il se souvient de moi. » Anne a retenu sa respiration.Anne se perdit dans le regard stoïque de son sauveteur. Philippe ne s’en détourna pas lui non plus. Un moment que tous les deux semblaient vivre plus qu’ils ne le voulaient.— Vous devriez faire un peu plus attention… finit-il par dire.Anne acquiesça d’un léger hochement de tête, toujours en suivant du regard son interlocuteur.Immédiatement, Philippe la relâcha et s’en éloigna de presque deux pas.— On y va, déclara-t-il sur un ton neutre en précédant la marche.Anne le suivit derrière, le regard exprimant sa gêne, encore un peu mouillé.Déjà installé au volant de la voiture, Philippe attendit qu’Anne arrive. Elle fut surprise un instant, s’immobilisant en constatant que la portière avant était déjà ouverte, n’attendant plus qu’elle.Elle reprit sa marche d’un pas lent, les mains jointes face à elle, la tête légèrement baissée vers le bas.Elle entra et s’y installa sans daigner croiser le regard de son conducteur.— On peut y aller ? demanda-t-il sans la moindre émotion.Anne lui f
Anne :L’effet que cet homme crée sur moi est incroyable. Juste un soir, rien qu’un soir et me voilà à frémir devant sa personne. Ma culotte est mouillée comme si je l’avais de nouveau ressenti ; non, cette fois-ci, mon esprit s’est lui-même créé tout ce film.Qu’étais-je censée faire à présent, mon tailleur était marqué et la honte, je suis bien certaine qu’il l’a remarquée.La honte !!Et le pire… j’ai l’impression que son souffle chaud ne m’a pas jamais quittée, car mon corps, rien qu’en le voyant, a commencé à émettre des bouffées de chaleur. Ce désir que je ne contrôle plus, qui m’envahit complètement, qui me bouleverse et me fait craquer sous ce flanc de glaire.Comment suis-je censée faire abstraction, et ce maintenant que je travaille sous ses ordres, et qu’on va se voir quasiment tous les 5 jours sur 7.POINT DE VUE EXTERNE :C’est avec la mine toute tristounette qu’Anne se passa désespérément de l’eau sur le visage avant de s’immobiliser face à son reflet devant le miroir. P
C’est le cœur battant à vive allure, les dossiers serrés contre sa poitrine haletante, qu’Anne toqua contre la porte.— Allez-y, rentrez !Sa voix la fit sursauter, faisant jaillir cette main tremblante vers la poignée.Elle avala sa salive, secouant légèrement son visage pour reprendre un peu de son sang-froid. D’un coup, elle actionna le levier et la porte s’ouvrit plus grandement d’elle-même.Cette dernière laissa entrevoir un assez grand bureau de marbre, aussi grand et imposant que son propriétaire, qui semblait ne pas être intéressé par la nouvelle arrivante.Droite, mais le corps peinant à tenir cette posture, Anne fit un demi-petit pas jusqu’au seuil avant de s’arrêter brusquement, le regard agrandi.« Oh, mon Dieu, c’est bien lui ! »Elle le confirma une fois de plus en le voyant de plus près à présent.— Reprends-toi, Anne, un murmure se fit entendre.Elle soupira et reprit sa lancée :— Mon...— Je me demandais bien à quel moment vous vous décideriez à rentrer !Il l’interr
Du haut de ses talons noirs de 6 à 8 cm, Anne, vêtue d’un ensemble tailleur couleur beige-crème et les cheveux longs noirs coiffés en chignon arrière, s’installa à son poste, la mine sérieuse, prête à donner le meilleur d’elle-même.— Bienvenue !! pouvait-elle entendre de part et d’autre entre les espaces de travail qui l’entouraient dans la pièce.Elle ouvrit son ordinateur et prit son carnet. Elle y marqua la première note de sa « To Do List » de la journée :— Observer, écouter, apprendre et m’appliquer.C’était la mention de cette journée.Son regard se leva et elle vit arriver Soreille, une collègue plus expérimentée avec qui elle avait pas mal sympathisée pendant sa période d’essai.Cette dernière arriva jusqu’à elle, le sourire aux lèvres, elle aussi vêtue élégamment en respectable employée digne de ce nom. Anne se leva, elle aussi souriante, et les jeunes femmes se prirent dans les bras.— Bien heureuse de te revoir, ma chère, lui dit-elle.— Moi aussi, je ne m’y attendais abs
Les bruits de sons émanant de la buvette couvraient ses gémissements, personne ne l’entendait, les ruelles étaient vides. Le malheureux la tira fermement vers une entrée assez sombre.— Viens là ma petite !!Il la plaqua contre le mur, tentant de baisser son pantalon en toute vitesse ; Anne se débattait. Mais sa bouche restait close, et ses membres bloqués sous le gabarit de son agresseur.— Vite fait, on n’en parle plus, tu verras, ça va te plaire, continua-t-il à dire, la braguette ouverte et celle d’Anne sur le point de l’être aussi.S’armant de force, Anne finit par le mordre et se mit à courir de toutes ses forces jusqu’au trottoir en hurlant. Malheureusement, très vite, la voix grave de l’assaillant retentit.— Tais-toi ou je tire ! la menaçait-il, un revolver en main.Anne se retourna, les bras levés, le visage marqué par la peur.— Je vous en supplie, laissez... Laissez-moi partir s’il vous plaît, je vous promets que je ne dirai rien... Je vous en prie... Ne me faites pas de m
Le visage rayonnant et le cœur battant à vive allure, Anne marchait aussi vite que possible en tenant son portable entre ses mains. Rien ne semblait pouvoir venir gâcher ce moment qui, pour elle, méritait d'être célébré avec la bonne personne. « Ethan n'en va pas croire ses oreilles… j'ai enfin pu l'obtenir et je veux partager cette nouvelle avec lui.» Elle s'avança, hâtant sa marche, courant presque, les yeux lumineux, traversant porte après porte du dortoir des étudiants, et finit enfin par arriver devant la chambre de ce dernier. Mais très vite, elle resta saisie par des gémissements aussi intenses que perturbants. Dans un élan de confusion, Anne fit un pas de plus et posa sa main tremblante sur la poignée de la porte déjà légèrement ouverte. D'un coup, elle resta de nouveau saisie ; son regard étincelant d'il y a quelques instants perdit de son éclat, et ses yeux commencèrent à s'humidifier en entendant ces paroles qui résonnèrent comme un coup de poignard dans le dos : — T







