MasukUne bonne nouvelle laisse place à la tristesse lorsque Anne découvre son petit ami et sa colocataire en plein ébat intense. Ivre et encolère, sa soirée se termine dans les bras du beau grand musclé Philippe Clairway, avec qui ils passent une nuit inoubliable après que ce-dernier l’ait secourue d’une tentative d’agression. Ironie de la vie, la semaine de travail débute et son mystérieux sauveteur se retrouve être nulle autre que son nouveau patron qui semble malheureusement totalement indifférent.
Lihat lebih banyakLe visage rayonnant et le cœur battant à vive allure, Anne marchait aussi vite que possible en tenant son portable entre ses mains. Rien ne semblait pouvoir venir gâcher ce moment qui, pour elle, méritait d'être célébré avec la bonne personne.
« Ethan n'en va pas croire ses oreilles… j'ai enfin pu l'obtenir et je veux partager cette nouvelle avec lui.» Elle s'avança, hâtant sa marche, courant presque, les yeux lumineux, traversant porte après porte du dortoir des étudiants, et finit enfin par arriver devant la chambre de ce dernier. Mais très vite, elle resta saisie par des gémissements aussi intenses que perturbants. Dans un élan de confusion, Anne fit un pas de plus et posa sa main tremblante sur la poignée de la porte déjà légèrement ouverte. D'un coup, elle resta de nouveau saisie ; son regard étincelant d'il y a quelques instants perdit de son éclat, et ses yeux commencèrent à s'humidifier en entendant ces paroles qui résonnèrent comme un coup de poignard dans le dos : — Tu es si bonne, et au moins toi, tu sais me satisfaire. Pas comme Anne, vierge, qui se fout complètement de mes envies, déclara-t-il, la voix portée par son souffle accéléré. — Ah oui, Ethan, vas-y plus fort… encore, prends-moi plus fort… prends-moi bien… oui !!! J'aime ça… toi aussi, pas vrai… ouiiiiii !!! Une larme solitaire quitta le creux de son œil, coulant le long de sa joue pour enfin tomber sur cette main qui tremblait déjà beaucoup trop, serrée fermement contre la poignée, presque comme si elle s'épargnait de lâcher prise et de se retrouver complètement affaiblie. En entendant ces gémissements, on pouvait bien comprendre que la scène était torride, le moment intense et les corps entièrement chauds de désir. — Anne est nulle et elle l'a toujours été, résonna la voix féminine, elle aussi portée par ce moment houleux. Anne ferma les yeux, laissant s'échapper deux grosses larmes, et son poing se resserra plus fermement encore autour de la poignée. — Stacy ! murmura-t-elle, la voix lourde, reconnaissant cette voix qui lui était familière. — Comment avez-vous pu ? ajouta-t-elle en portant sa main à son visage embué de larmes. Ses yeux se rouvrirent aussitôt en grand, et d'un geste vif, rapide et hors de contrôle, sa main sur la poignée s'agrippa plus fortement encore, et immédiatement retentit le bruit de la porte qui s'ouvre brusquement et claque avec force. Les deux amants s'arrêtèrent, ahuris, séparés vivement de quelques centimètres l'un de l'autre sur ce tapis qui leur servait de ring. — ETHAN !!! hurla Anne, le regard noirci de tristesse. Ethan et sa complice, nus comme des vers, peinaient à la regarder dans les yeux, repliés sur eux-mêmes sans être réellement séparés. Ils s'étaient juste écartés de quelques mètres. — ET TOI, STACY ?!! Comment as-tu pu me faire une telle chose ?!! se tourna à présent Anne vers elle. Sans la regarder, cette dernière fixa Ethan dans les yeux en lui faisant un signe de tête suivi d'un regard insistant. — Répondez-moi, à la fin ! Comment avez-vous pu me faire ça ? Ethan, toi ? Mon petit ami !!! — Anne, s'il te plaît… je… je suis…, commença à parler Ethan, une main tendue, le regard de chien battu. La nommée Stacy se pencha légèrement vers l'avant et donna un coup bien placé à cette main tendue, cassant son mélodrame. — Qu'est-ce que tu fais là ? T'as oublié ce que tu m'as dit, Ethan ? lui cria-t-elle au visage, le regard furax. Puis elle se tourna vers Anne, se releva et s'avança d'un pas hautain en la dévisageant de manière méprisante : — Qu'est-ce que tu crois ? Tu penses vraiment qu'il allait rester avec toi alors que tu ne lui apportes rien ? T'es vraiment naïve, Anne… Je te savais fébrile, mais pas aussi crédule. — Stacy ! Ça suffit ! intervint Ethan, qui se leva lui aussi, laissant pendouiller son membre relâché. — Mais quoi, Ethan, dis-lui la vérité une bonne fois pour toutes et finissons-en immédiatement ! — Vous êtes pathétiques, vous deux ! — Non, Anne, attends, écoute-moi, je… t'aime, je suis fou amoureux de toi… écoute-moi ! — SALE MENTEUR ! Tu l'aimes, c'est ça ? Mais tu désires mon corps plus que tout, ton instrument me désire, pas elle ! cracha Stacy sans ménagement, posant un œil sur sa verge. Elle refit face à Anne, qui reculait en les regardant, totalement abasourdie. — T'es vierge, ma p'tite ! T'es pas une femme… Ce que ton copain veut, c'est une femme qui sait le satisfaire… Alors ouste, et laisse-nous tranquilles. Nous avons pas mal de choses à terminer. — Toi, ma colocataire, Stacy ! Comment as-tu pu faire une telle chose ? poursuivit Anne, dont la marche arrière se termina au pied du mur. — Remercie-moi plutôt, je calme ses ardeurs, et qui sait, c'est peut-être à cause de moi qu'il reste encore à tes côtés pour ce petit côté innocent que t'as. Pas vrai, mon chou ? lâcha-t-elle en lui effleurant délicatement la verge. — Ethan, c'est ça ?! demanda Anne, la voix pleine de tristesse. — Réponds-moi !!! finit-elle par hurler, la gorge nouée de chagrin. Il esquiva son regard, tandis que Stacy en profitait pour le caresser encore et encore sans qu'il ne dise rien. — OUI ! OUI, ANNE ! finit-il enfin par tout acquiescer, porté par l'excitation qui montait. — Je suis un homme, Anne, j'ai des pulsions et j'ai des envies… et toi… t'es vierge, beaucoup trop sainte pour moi… Je n'y peux rien si Stacy sait s'y prendre plus que toi… elle sait me réveiller. Même nos baisers ne me font rien… mais elle, sa main (il gémissait en même temps qu'elle continuait à le caresser), elle sait me toucher où il faut. Et ça, je suis désolé, mais je n'y peux rien…, confia-t-il, un brin de sincérité résignée. Anne soupira profondément, la main portée à sa poitrine ; elle le fixa vivement, le regard brillant de sanglots, avança d'un pas avant de s'immobiliser. — Je ne suis pas une femme pour toi ? D'accord, débuta-t-elle d'une voix calme et contenue. — Je suis vierge et tu préfères ça, ajouta-t-elle en regardant Stacy, qui la dévisageait avec dédain. — … qu'à moi, parce que je suis toujours vierge, pas de souci. Mais sache une chose : tu vas le regretter, et je trouverai mieux que toi, parce que tu sais quoi, tu ne me mérites pas. Allez, au diable tous les deux !!! Le cœur brisé, l'expression triste, Anne, ivre de colère, s'enfuit dans les couloirs, loin de tout ce qu'elle aurait pu imaginer. La pauvre termina dans une ruelle, accroupie, en larmes. « Comment a-t-il pu me faire ça ?» Elle leva la tête ; son écran était resté allumé tout ce temps sur cet e-mail qu'elle avait souhaité partager avec lui. Et là, elle rejaillit encore pendant plusieurs minutes. Soudain, elle se releva et s'essuya les yeux. — Ça suffit, maintenant, Anne ! Arrête de te morfondre ! T'es jeune, t'es belle, tu viens de décrocher le job, alors profites-en ! T'as rien perdu, absolument rien ! Elle ouvrit sa sacoche et rangea son portable, puis continua son chemin, juste à la ruelle en face (un bar à terrasse fréquenté en majorité par les étudiants de la zone). Elle y passa la journée. 21h30 l'y trouva toujours. — Barman, est-ce que tu sais comment devenir moins innocente ? Le barman la regardait tournoyer sa pipette dans sa boisson au soda, les pensées ailleurs. — Ma p'tite, te presse pas dans ces choses-là… t'as encore pas mal d'années. Elle leva d'un coup son regard vers lui et lui dit sur un ton ferme : — J'ai 22 ans, bientôt 23, et je ne suis pas votre petite fille. Elle claqua d'un coup brusque son verre face à lui et continua fermement : — Rajoutez ce qu'il faut, et ce, immédiatement. C'est moi qui paie. — Un visage si angélique, mais des manières de tigresse. Décidément, soupira-t-il en s'exécutant. — Voilà ! Régale-toi ! Anne ne se fit pas prier et avala sa mixture aussi rapidement que possible. — Ouhhh ! soupira-t-elle, complètement retournée par cette découverte. — Encore !! Une deuxième tournée. — Vous ne devez pas en boire autant, dit une voix masculine calme et posée qui se rapprocha du bar. — C'est ce que j'ai dit, mais bon, ce n'est plus une petite fille, ajouta le barman. Il vint s'asseoir près du comptoir, la lorgnant rapidement avant, lui aussi, de transmettre sa commande. — Vous ne devez pas boire autant, et vous avez l'air si jeune… et il est tard. Enfin, une troisième. Elle déposa son verre et, sans le regarder, lui répondit : — Mêlez-vous de vos affaires ! — Très bien. Vous êtes jeune. Et malheureusement, encore un peu embrouillée. Anne leva les yeux au ciel en signe de désintérêt et termina son troisième verre, assez rempli. 22h. C'est l'heure à laquelle, manquant légèrement d'équilibre, elle sortit de cet établissement en marmonnant des paroles très peu cohérentes. Secouée, mais pas totalement soûle. — Ethan est un idiot !! Et il ne me mérite pas le moins du monde… Elle gardait tout de même la lucidité nécessaire pour retrouver son chemin. Surgit brusquement un homme à l'allure négligée, une cigarette en main, d'une ruelle sombre. — Oh, ma belle, qui voilà ! Anne marcha, mais fut très vite rattrapée par lui, qui l'empoigna de force. — Mais lâchez-moi, au secours !! Elle tenta de le frapper avec son sac, mais peine perdue : il l'agrippa par les hanches et recouvrit fermement sa bouche.C’est le cœur battant à vive allure, les dossiers serrés contre sa poitrine haletante, qu’Anne toqua contre la porte.— Allez-y, rentrez !Sa voix la fit sursauter, faisant jaillir cette main tremblante vers la poignée.Elle avala sa salive, secouant légèrement son visage pour reprendre un peu de son sang-froid. D’un coup, elle actionna le levier et la porte s’ouvrit plus grandement d’elle-même.Cette dernière laissa entrevoir un assez grand bureau de marbre, aussi grand et imposant que son propriétaire, qui semblait ne pas être intéressé par la nouvelle arrivante.Droite, mais le corps peinant à tenir cette posture, Anne fit un demi-petit pas jusqu’au seuil avant de s’arrêter brusquement, le regard agrandi.« Oh, mon Dieu, c’est bien lui ! »Elle le confirma une fois de plus en le voyant de plus près à présent.— Reprends-toi, Anne, un murmure se fit entendre.Elle soupira et reprit sa lancée :— Mon...— Je me demandais bien à quel moment vous vous décideriez à rentrer !Il l’interr
Du haut de ses talons noirs de 6 à 8 cm, Anne, vêtue d’un ensemble tailleur couleur beige-crème et les cheveux longs noirs coiffés en chignon arrière, s’installa à son poste, la mine sérieuse, prête à donner le meilleur d’elle-même.— Bienvenue !! pouvait-elle entendre de part et d’autre entre les espaces de travail qui l’entouraient dans la pièce.Elle ouvrit son ordinateur et prit son carnet. Elle y marqua la première note de sa « To Do List » de la journée :— Observer, écouter, apprendre et m’appliquer.C’était la mention de cette journée.Son regard se leva et elle vit arriver Soreille, une collègue plus expérimentée avec qui elle avait pas mal sympathisée pendant sa période d’essai.Cette dernière arriva jusqu’à elle, le sourire aux lèvres, elle aussi vêtue élégamment en respectable employée digne de ce nom. Anne se leva, elle aussi souriante, et les jeunes femmes se prirent dans les bras.— Bien heureuse de te revoir, ma chère, lui dit-elle.— Moi aussi, je ne m’y attendais abs
Les bruits de sons émanant de la buvette couvraient ses gémissements, personne ne l’entendait, les ruelles étaient vides. Le malheureux la tira fermement vers une entrée assez sombre.— Viens là ma petite !!Il la plaqua contre le mur, tentant de baisser son pantalon en toute vitesse ; Anne se débattait. Mais sa bouche restait close, et ses membres bloqués sous le gabarit de son agresseur.— Vite fait, on n’en parle plus, tu verras, ça va te plaire, continua-t-il à dire, la braguette ouverte et celle d’Anne sur le point de l’être aussi.S’armant de force, Anne finit par le mordre et se mit à courir de toutes ses forces jusqu’au trottoir en hurlant. Malheureusement, très vite, la voix grave de l’assaillant retentit.— Tais-toi ou je tire ! la menaçait-il, un revolver en main.Anne se retourna, les bras levés, le visage marqué par la peur.— Je vous en supplie, laissez... Laissez-moi partir s’il vous plaît, je vous promets que je ne dirai rien... Je vous en prie... Ne me faites pas de m
Le visage rayonnant et le cœur battant à vive allure, Anne marchait aussi vite que possible en tenant son portable entre ses mains. Rien ne semblait pouvoir venir gâcher ce moment qui, pour elle, méritait d'être célébré avec la bonne personne. « Ethan n'en va pas croire ses oreilles… j'ai enfin pu l'obtenir et je veux partager cette nouvelle avec lui.» Elle s'avança, hâtant sa marche, courant presque, les yeux lumineux, traversant porte après porte du dortoir des étudiants, et finit enfin par arriver devant la chambre de ce dernier. Mais très vite, elle resta saisie par des gémissements aussi intenses que perturbants. Dans un élan de confusion, Anne fit un pas de plus et posa sa main tremblante sur la poignée de la porte déjà légèrement ouverte. D'un coup, elle resta de nouveau saisie ; son regard étincelant d'il y a quelques instants perdit de son éclat, et ses yeux commencèrent à s'humidifier en entendant ces paroles qui résonnèrent comme un coup de poignard dans le dos : — T






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