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Cet après-midi-là, le soleil braquait ses rayons sur la haute prison de surveillance de New York.
Les détenues, chacune allongée dans sa cellule, se plaignaient de la chaleur étouffante qui y régnait. Certaines agitaient leurs vêtements comme des éventails, d’autres quelques objets trouvés çà et là.
Parmi tout ce vacarme se trouvait Élise, une jeune femme à la beauté dorée, à laquelle peu pouvaient résister.
Orpheline de père et de mère, Élise n’avait trouvé sa voie que sur scène, dans la danse.
Elle était stripteaseuse professionnelle. Danser sur les pistes était devenu son monde. Elle y trouvait du plaisir et gagnait sa vie ainsi.
Puis vint le jour où tout s’écroula. Ce soir-là, un homme l’avait invitée à une danse privée dans une chambre d’hôtel.
Elle avait refusé, mais il s’était montré insistant, lui promettant le double de son tarif habituel. Finalement, elle finit par céder. Une fois dans la chambre, elle se déshabilla et commença à danser.
Voir Élise à moitié nue mit l’homme hors de lui. Qui aurait pu résister à cette demoiselle dont le corps semblait avoir été sculpté avec soin ? L’homme se jeta sur elle et tenta par tous les moyens de lui imposer sa volonté. Élise se débattit. La chambre d’hôtel devint un véritable champ de bataille.
Apercevant un objet pointu, elle le saisit et, dans un geste de survie, le planta dans la gorge de son agresseur.
L’homme resta immobile quelques secondes, cracha une grande quantité de sang, puis s’effondra à côté d’elle. Les mains d’Élise étaient trempées de sang, sa respiration s’accélérait.
Elle avait du mal à croire à ce qu’elle venait de faire. Elle avait ôté la vie d’un homme. Mais avait-elle le choix ? Si elle ne s’était pas défendue, il aurait abusé d’elle.
Elle fut arrêtée ce soir-là pour agression et meurtre. La justice n'avait pas tranché en sa faveur, si bien qu'elle avait insisté sur la légitime défense.
Le jour de son procès, elle fut condamnée à la peine de mort.
Allongée sur son petit lit, Élise regardait autour d’elle. Voilà trois longues années qu’elle vivait dans cet enfer, tentant de survivre, de ne pas sombrer.
Elle avait perdu la notion du temps. Compter les jours, les mois ou les années ne servait plus à rien.
Elle était condamnée à rester là jusqu’à la fin de ses jours.
Soudain, une gardienne se posta devant sa cellule.
— Détenue numéro deux cents, tu as de la visite, annonça-t-elle.
Élise ne se redressa pas. Depuis son incarcération, elle n’avait reçu aucune visite.
Tout le monde lui avait tourné le dos, même ses camarades de danse l’avaient rayée de leur vie.
— Est-ce que tu m’as entendue ? cria la gardienne. J’ai dit que tu as de la visite.
Élise comprit que c’était sérieux. Mais qui pouvait bien venir après tant d’années ? Elle se redressa, enfila ses sandales, posa ses mains sur sa nuque.
Lentement, la porte de sa cellule s’ouvrit. La gardienne la saisit par le bras et la conduisit dans une salle.
— Je ne serai pas loin, dit-elle en refermant la porte derrière elle.
Dans la salle se trouvait un homme, debout, dos à la porte, dégageant quelque chose de sombre. Lorsqu’il se retourna, il prit place en face d’Élise.
— Bonsoir, Élise, dit-il calmement.
Elle resta figée. Elle ne comprenait rien. Qui était cet homme et comment connaissait-il son nom ?
— Je sais que tu es étonnée, poursuivit-il. Tu ne me connais pas. Je vais me présenter. Je m’appelle Nicolas Caputolo.
Les yeux d’Élise s’agrandirent brusquement. Ce nom lui disait quelque chos— Je vois à ton regard que ce nom t’évoque quelque chose, remarqua-t-il.
Tu finiras par me connaître. En attendant, j’ai une offre à te faire. Une offre qui ne se refuse pas. Pourquoi ? Parce que tu y gagneras, et tu n’as rien à perdre.
Il posa ses deux mains sur la table et plongea son regard dans celui d’Élise.
— J’aimerais t’engager, annonça-t-il.
— M’engager ? murmura Élise.
— Oui. Tu te demandes sûrement pourquoi.
— Si vous voulez que je fasse quoi que ce soit ici, entre ces quatre murs, je ne veux pas de votre offre.
— Oh, je n’ai jamais parlé d’un travail ici, dans cette prison.
— Alors de quoi s’agit-il ?
— Infiltrer une organisation. Ta mission sera de séduire un homme, de gagner sa confiance, de l’amener à te révéler ses secrets. Tout ce que tu apprendras, tu me le transmettras.
Élise resta perplexe.
— En gros, vous voulez que je sois une espionne ?
— Dans notre milieu, nous parlons plutôt d’infiltration. Le terme espionnage est utilisé par la CIA, le FBI et j’en passe.
— Vous êtes qui ?
— Je vous l’ai dit dès le début, vous finirez par me connaître. Alors, qu’en dites-vous de mon offre ?
— Dites-moi, pourquoi moi ? Pourquoi m’avoir choisie ?
L’homme enleva ses deux mains de la table, se leva, fit quelques tours dans la salle puis s’arrêta derrière Élise. Il se pencha vers son oreille gauche et murmura :
— Vous avez les qualités qu’il me faut pour atteindre cet homme. Et je crois aussi que cet endroit vous a inculqué des valeurs dures. Vous n’avez rien à perdre à travailler pour moi.
Il se retira ensuite, tira de nouveau la chaise et s’assit.
— Tu en penses quoi ?
— L’homme que je dois séduire pour vous, qui est-il ?
— Tu sauras tout sur lui dès que tu me donneras ton accord. Surtout, n’oublie pas une chose : tu y gagneras la liberté. Je ferai disparaître les preuves si nécessaire, ou je ferai en sorte que quelqu’un d’autre soit inculpé à ta place.
— Qui êtes-vous exactement ? Vous devez être puissant, devina Élise.
Nicolas sourit.
— Vous êtes vraiment pressée de me connaître, Élise. Je vais vous le répéter une dernière fois : je n’aime pas livrer des informations à des personnes qui ne sont pas dans mon clan. Vous approcher est déjà un effort. Et si jamais vous prenez le risque de parler de cette conversation à qui que ce soit…
— Vous allez me faire éliminer.
Nicolas sourit à nouveau.
— Comme c’est vous qui le dites, oui, ça peut se passer ainsi.
Il se redressa et jeta un coup d’œil à sa montre.
— Je pense que nous avons fini. Êtes-vous déjà prête à me donner une réponse ou avez-vous besoin de quelques jours ?
— Est-ce nécessaire ?
— C’est à vous d’en juger. Je suis un homme de principe. Je donne toujours une porte de sortie aux gens. Vous pouvez dire non ou oui. Si vous choisissez non, je partirai et vous continuerez à croupir entre ces murs avant de finir sur la chaise électrique ou tuée par une détenue. Si vous choisissez oui, vous retrouverez votre liberté dans les quarante-huit prochaines heures et recommencerez votre vie avec une nouvelle histoire.
Élise ne dit plus rien. Tout cela était trop beau pour paraître vrai. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi ce mystérieux homme l’avait approchée, ni pourquoi il refusait de parler de lui. Même si le nom Caputolo lui disait quelque chose, elle avait l’impression d’avoir tout oublié.
— Si je décide de réfléchir, vous me donnez combien de jours ?
— Vingt-quatre heures. Pas plus, pas moins. Passé ce délai, vous n’entendrez plus jamais parler de moi.
— Et si je voulais vous donner une réponse avant ?
— Il vous suffira de regarder en dessous de votre lit.
— Comment ça ?
— Dès que vous serez de retour, jetez un coup d’œil. Vous verrez ce qui vous attend.
Il se leva.
— Je pense que nous avons fini. Rendez-vous dans vingt-quatre heures, Élise. Ça a été un plaisir de discuter avec toi.
La porte s’ouvrit sur la gardienne. Nicolas sortit une liasse de billets de sa poche gauche et la lui tendit.
La transaction se fit rapidement, presque sans bruit. Avant de disparaître, Nicolas se retourna vers Élise et lui adressa un sourire lourd de sens.
— Allons-y.
Élise fut reconduite dans sa cellule. À peine la porte refermée derrière elle, elle se jeta sur son lit et passa la main sous celui-ci. Ses doigts heurtèrent un petit objet. Elle le saisit et le sortit. C’était un téléphone portable.
— Qui es-tu, Nicolas Caputolo ? murmura-t-elle. Que me veux-tu ? Est-ce un piège ? Caputolo ! Caputolo ! Je dois me souvenir de cette famille.
Mais rien ne venait. Tout restait flou.
À l’heure du déjeuner, Élise fut agressée par cinq femmes, simplement parce qu’elle avait heurté celle qui se faisait passer pour la patronne.
Elle tenta de s’excuser, mais cela ne suffit pas. Elle fut violemment amochée.
Très tôt le matin, la prison se réveilla dans la tragédie. La patronne fut retrouvée morte dans sa cellule, dans un état horrible : tous ses ongles avaient été arrachés.
Informée, Élise fut dépassée. Pour les détenues, il n’y avait aucun doute, c’était un règlement de compte, et Élise était coupable.
À l’heure du bain, certaines l’évitaient, d’autres la regardaient d’un œil étrange, prêtes à se jeter sur elle.
Sous la douche, deux femmes de la bande entrèrent, déterminées à la faire payer.
L’une d’elles se jeta sur Élise avec un couteau. Au moment de l’atteindre, elle reçut un violent coup et s’écroula aussitôt.
Élise ouvrit lentement les yeux. Les deux femmes gisaient au sol, l’une sur l’autre. Devant elle se tenait une autre détenue.
— Pourquoi ? Pourquoi tu m’as sauvée ? demanda Élise, encore sous le choc.
La femme sourit et la regarda de haut en bas.
— Tu dois être vraiment importante pour Nicolas pour qu’il nous ait chargées de veiller sur toi. Quiconque t’attaque paiera le prix fort.
Élise comprit alors. La femme retrouvée morte, c’était l’œuvre de Nicolas.
— Pourquoi fait-il ça ?
— Je suis seulement chargée de te protéger.
La femme sortit sans ajouter un mot. Tremblante, Élise retourna dans sa cellule, écrasée par la pression.
Elle était perdue entre accepter et refuser l’offre de Nicolas. Elle n’avait même pas encore dit oui qu’il la protégeait déjà.
Soudain, sa poche vibra. C’était le téléphone. Elle n’avait aucun doute sur l’identité de l’appelant. Après une seconde d’hésitation, elle décrocha.
— Élise, murmura la voix grave de Nicolas. J’ai appris que tu t’es fait agresser. Ça va ? Tu n’as rien ?
— Pourquoi faites-vous ça ? Cette femme ne méritait pas de mourir.
— Vous en êtes sûre ? Après ce qu’elle vous a fait ? Je n’ai pas supporté qu’on vous humilie. Vous êtes précieuse pour moi. Je ne laisserai jamais personne vous faire du mal. Jamais.
Élise respira profondément. Même si la situation lui paraissait étrange, c’était la toute première fois que quelqu’un était prêt à la protéger, la toute première fois que quelqu’un veillait réellement sur elle.
Elle avait passé sa vie à chercher cela, mais elle n’en avait toujours reçu que des miettes. La preuve : depuis son incarcération, plus personne.
Toutes ses amies avaient disparu, même celles qu’elle avait aidées.
Alors pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi ne pas dire oui ? Peu importait la mission, peu importait ce qu’elle aurait à faire.
Elle n’avait plus rien à perdre. Sa vie n’était qu’une succession de souffrances et, de toute façon, elle finirait soit sur une chaise électrique, soit tuée d’une autre manière.
Nicolas était sa porte de sortie vers la liberté. Et il en avait déjà fait la démonstration.
— Élise, tu es toujours là ?
— Oui. Ce n’est pas nécessaire d’attendre les vingt-quatre heures.
— Quelle est ta décision ?
— J’accepte de travailler pour vous.
— Est-ce un oui ?
— Oui.
Pendant qu'ils échangeaient, Élise était assise sur le canapé de l'autre côté, tendant correctement l'oreille. Elle avait tout enregistré dans sa tête, mot pour mot. Après quelques minutes de discussion supplémentaire, les parrains se retirèrent. À peine avaient-ils quitté le domicile de Vincenzo que la pluie fit son entrée spectaculaire. Elle passa toute la nuit à tomber, comme si elle pleurait. Élise s'était blottie dans les bras de Vincenzo, profitant de sa chaleur.Le lendemain, Élise chercha une ruse pour quitter la maison. Elle avait prétendu aller faire quelques courses pour la maison. Vincenzo avait essayé de la convaincre de prendre un homme avec elle, mais elle avait refusé. Elle voulait y aller seule, sans garde du corps. Vincenzo n'eut pas d'autre choix que de respecter sa décision.Debout au bord de la voie, un taximan se gara à côté d'Élise. Elle regarda autour d'elle avant d'entrer à l'intérieur. Le chauffeur, sans même demander sa destination, se mit en route. Après qu
Sur ces mots, Vincenzo prit la tangente. Il passa à côté de Nicolas et des autres, qui avaient toujours leurs armes braquées sur lui, puis s’approcha directement du cercueil de Liam.— Il n’a même pas honte !— Je lui ferai payer.Vincenzo passa quelques minutes devant le cercueil avant de se retirer. Arrivé au niveau de Nicolas, il s’arrêta, se tourna et les regarda tous tour à tour.— Je suis prêt pour la guerre.Ce furent ses dernières paroles avant de quitter le cimetière.Nicolas rangea son arme, tout comme les autres. Ceux qui étaient cachés sortirent enfin de leur abri, y compris le prêtre. Tremblant, il fit les dernières bénédictions, puis se retira. Nicolas passa encore quelques minutes auprès de son frère avant que ce dernier ne soit mis en terre.*** Une semaine plus tard... Nicolas s'était rangé aux côtés des siens. Les jours qui venaient de s'écrouler avaient été pour lui un moment de deuil. Il avait passé la majorité de son temps dans la chambre de son frère, tenant
Nicolas se retourna, fouilla le dos de sa veste et en sortit un pistolet qu’il braqua sur la tête de Vincenzo. Les hommes de Vincenzo réagirent aussitôt, tout comme ceux de Nicolas et les autres parrains présents. Les personnes présentes se précipitèrent pour se cacher derrière les tombes, même le prêtre disparut.— Tu ne respectes même pas ton frère, Nicolas. Même le jour de son enterrement, tu te permets de salir sa mémoire en faisant du spectacle.— La dernière fois, si je n’ai pas eu le courage de te trancher la gorge, c’est parce que mon frère était en vie. Maintenant que tu lui as arraché la vie, plus rien ne me retient, Vincenzo.— Qu’attends-tu pour tirer ? Et vous, qu’attendez-vous pour tirer sur moi ? s’adressa-t-il aux hommes des Caputolo.Juliette s’approcha de Nicolas et lui murmura quelques mots à l’oreille.— Ce n’est pas le moment d’en faire un spectacle. Ton frère ne mérite pas ça. Nous lui ferons la peau, mais pas ici, le jour de son enterrement. Baissez vos armes, o
À tour de rôle, tous les parrains adhérèrent à l’idée de suivre Vincenzo dans cette guerre. Quelques minutes après, ils se retirèrent tous.Après qu’ils eurent quitté les lieux, Élise rejoignit Vincenzo dans le séjour.— Tes amis sont déjà partis ? demanda-t-elle.— Oui, répondit Vincenzo. Je pensais que tu dormais.— Oui, je viens juste de me réveiller.— Comment te sens-tu maintenant ?— Beaucoup mieux, juste quelques douleurs au dos, mais ça va aller.— Le docteur a dit que tu irais mieux en prenant les médicaments. Et tu dois aussi te reposer.— Je me suis déjà assez reposée. Alors, Nicolas t’a encore envoyé un message ? Un appel ?— Non, rien pour le moment. Mais je pense que, dans les jours qui viennent, le sang coulera à flot.— Du sang ?— Oui, du sang, Élise. Et pour cela, j’aimerais que tu restes toujours ici. Mes hommes te protégeront.— Et toi ? Tu seras où ?— Je viens de te dire que les jours à venir seraient un peu rudes.— Je sais me battre, je sais me défendre. Je ne
Ils échangèrent des regards. Dimitri fut le premier à répondre.— Je ferais pleuvoir le sang s’il le faut.— Ce serait une guerre répugnante, admit Santiago.— Ce dernier regrettera son forfait, dit Salvatore. Je le torturerais pendant des jours, en commençant par lui arracher les doigts un à un, les orteils ensuite et enfin les dents. Il sentira la douleur que mon proche a subie avant de mourir.— Là, tout est clair qu’il n’y aurait pas de cadeau, lança Yagiz.— Moi, je lui couperais les membres avec une scie, trancha Mateo.— La torture ? Décapiter ? Tout ça est bien, mais crucifier ce dernier serait mieux, à mon humble avis, corrigea Johnson.— Dis-nous, qui s’en est pris à quelqu’un que tu aimes ? demanda Mateo. Nous savons tous ici que tu n’aimes personne, Vincenzo. D’où te vient cette philosophie ?— Tu as raison, Mateo. Hier, Nicolas s’en est pris à ma fiancée.— Fiancée ? s’étonnèrent-ils tous en échangeant des regards.— Depuis quand Vincenzo a-t-il une fiancée ? demanda Yagi
Nicolas refusa que le corps de son frère séjourne à la morgue. Au lieu de cela, il préféra l’amener chez lui, lui rendre un hommage digne de ce nom afin de l’enterrer le lendemain auprès de leur père.À l’arrivée des ambulanciers devant le portail des Caputolo, il n’y avait même plus de place pour passer. La voie était déjà inondée de voitures. Ils s’arrêtèrent, sortirent le corps calciné de Liam et l’emmenèrent directement à l’intérieur. Dès l’apparition de Nicolas, tous l’encourageaient dans cette dure épreuve. Le corps de Liam fut étalé dans la vaste cour.— Nicolas, fit Brian, comment arrives-tu à tenir le coup ?— Je ne sais pas si je vais bien, Brian. Il a assassiné mon frère de sang-froid. Mon frère est mort comme un chien. Quel homme oserait piéger la voiture de son semblable ? Je suis dévasté.— C’est répugnant, admit Juliette. Nous n’utilisons cette méthode que lorsque c’est nécessaire.— C’est quand même bizarre qu’il ait pu s’en prendre à ton frère sans aucune raison, s’ét
Nicolas ne broncha plus. Les mains tremblantes, il déposa le couteau sur la table, saisit sa chaise et la jeta de l'autre côté de la pièce. La chaise se fracassa en mille morceaux. Tous les autres baissèrent ensuite leurs armes.Vincenzo se leva.— L'heure n'est plus au dialogue. Venir ici était un
Soudain, les trois voitures s’arrêtèrent devant la maison. Les gardes à l’extérieur furent maîtrisés en un instant. Une fois le portail ouvert, ils commencèrent à tirer sur tout ce qui bougeait. Les tirs retentissaient de tous les côtés. Les hommes d’Osi tombaient n’importe comment, dans tous les s
La voiture qui avait pris Élise s’immobilisa devant un appartement. Le conducteur coupa le moteur, descendit et ouvrit la portière.— Madame !Élise sortit. Il referma la porte.— Passez une bonne journée.— Vous aussi.Il remonta dans la voiture, démarra et repartit.Après s’être assurée qu’il éta
À peine avait-elle franchi la porte de sa chambre que son téléphone portable se mit à sonner. Elle s’arrêta un instant, regardant le téléphone portable comme si c’était lui aussi un assaillant. Elle hésita un instant avant de décrocher.— Vos hommes que vous m’avez envoyés sont tous à ma portée, cr







