LOGINFiancé depuis l'enfance **Résumé :** **Catalina de la Vega**, jeune Espagnole pleine de rêves et profondément amoureuse, voit sa vie basculer le jour où elle découvre qu’elle est fiancée depuis l’enfance à un homme qu’elle n’a jamais connu : le duc Kosta. Cet engagement, scellé par un pacte ancien entre son père défunt et celui du duc, la contraint à renoncer à l’homme qu’elle aime afin d’honorer la mémoire paternelle. De son côté, **Zeus**, futur duc de Grèce, apprend avec stupeur qu’il est lié à une fiancée espagnole inconnue. Prisonnier des clauses strictes laissées par son père, il n’a d’autre choix que d’épouser Catalina pour accéder au titre de duc, au risque de voir son rêve de diriger son pays s’effondrer.
View MoreChapitre 1
Catalina de la Vega
Je m’appelle **Catalina de la Vega**, et ma vie, jusqu’à aujourd’hui, ressemblait à un long fleuve tranquille.
Je suis née dans une famille riche, respectée, ancienne. Une richesse héritée, patiemment construite par des générations d’hommes et de femmes qui avaient appris à ne jamais l’exhiber. Chez nous, l’argent n’était pas un sujet de conversation, encore moins une fierté. Il était simplement là, silencieux, rassurant, presque invisible.
Mon père disait souvent que la vraie élégance résidait dans la discrétion.
Il avait raison.
À **vingt-cinq ans**, je n’ai jamais manqué de rien. J’ai étudié dans les meilleures écoles, vécu dans une grande demeure à Salamanque, voyagé, appris plusieurs langues. Pourtant, je n’ai jamais supporté l’idée de vivre oisive, entretenue, enfermée dans une existence faite uniquement de dîners mondains et de sourires forcés.
C’est pour cela que je travaille.
Je travaille dans une **grande entreprise de fabrication de coton**, l’une des plus importantes de la région. J’y occupe un poste administratif stable, respecté J'étais comptable et gestionnaire. Peu de gens savent qui je suis réellement. Et c’est exactement ce que je veux.
Chaque matin, je m’habille simplement, avec élégance mais sans ostentation. Je veux être jugée sur mon sérieux, pas sur mon nom.
On dit que je suis belle.
Une beauté douce, naturelle. De longs cheveux bruns, lisses, qui tombent jusqu’au milieu de mon dos. Une peau claire, presque nacrée. Des yeux expressifs, parfois trop honnêtes. Mais derrière cette douceur apparente, il y a une femme au **caractère fort**, forgé par l’amour… et par l’absence.
Je suis **patiente**, **compréhensive**, **bienveillante**. Mais je sais aussi dire non. Je sais me battre. Je sais aimer.
Et j’aime profondément.
**Georges Lyon**.
Georges fait partie de ce monde que je connais si bien. Il est riche, influent, élégant. Un homme que tout le monde admire, que beaucoup envient. Pourtant, avec moi, il n’est ni un héritier ni un homme d’affaires. Il est simplement **l’homme de ma vie**.
Cela fait **cinq ans** que nous sommes ensemble.
Cinq ans d’amour sincère, de projets murmurés Avec lui, je me projette. Je rêve de mariage, de foyer, d’un avenir construit à deux.
Dans mon esprit, je porte déjà son nom.
Dans mon cœur, je suis déjà sa femme.
Assise dans mon bureau, baignée par la lumière douce de l’après-midi, je laisse mes pensées s’échapper. Mon regard se pose machinalement sur ma main gauche.
Sur **la bague**.
Une bague simple, fine, presque insignifiante à côté des bijoux précieux que je possède. Pourtant, c’est celle que je porte tous les jours, sans jamais l’enlever.
Je la fais tourner doucement autour de mon doigt.
Je l’ai toujours portée.
Depuis aussi loin que je me souvienne, elle est là. Quand j’étais enfant, elle me serrait. Ma mère l’amenait chez le bijoutier pour l’agrandir. Elle me répétait inlassablement que je ne devais jamais l’enlever.
— *Promets-le-moi, Catalina.*
Et je promettais.
Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi cette bague était si importante. Mais après la mort de mon père, il y a **quinze ans**, je n’ai plus osé poser de questions.
Mon père…
Il était tout pour moi.
Sa disparition a laissé un vide immense. Ma mère et moi avons survécu ensemble, portées par l’amour et le souvenir. Elle m’a élevée seule, avec une force admirable, une tendresse infinie. Je lui ai toujours obéi. Par respect. Par amour.
Mon téléphone vibre sur le bureau, me tirant de mes pensées.
**Georges**.
Mon cœur se serre puis s’emballe.
— *Catalina*, murmure-t-il. *Tu es libre ce soir ?*
Je souris sans m’en rendre compte.
— *Toujours pour toi.*
— *Je t’emmène dîner. J’ai envie de te voir.*
— *Avec joie.*
Nous échangeons quelques mots tendres, presque enfantins. Il me dit qu’il m’aime. Je le lui répète, la voix pleine de sincérité. Puis je raccroche.
Je reste immobile un instant, le téléphone serré contre moi.
Je souris.
Je suis heureuse.
Je suis aimée.
Je crois que ma vie est parfaite.
Je ne sais pas encore que ce bonheur repose sur un mensonge ancien… et qu’il va bientôt voler en éclats.
Zeus Kosta
Je m’appelle **Zeus Kosta**.
Un prénom trop grand pour un homme qui n’a jamais eu le choix.
Je suis assis derrière l’immense bureau de mon bureau officiel, au cœur du palais familial. Les murs sont chargés d’histoire, ornés de portraits d’ancêtres qui ont tous porté le même titre que moi un jour.
**Duc de Grèce**.
Je soupire en signant une énième pile de documents. Chaque signature me rapproche de ce rôle que je n’ai jamais désiré mais que je dois assumer.
À **trente ans**, je suis l’homme le plus courtisé du pays. Grand, large d’épaules, le regard sombre, le visage dur. On dit que je suis magnifique. On dit aussi que je suis froid, inaccessible, exécrable.
Ils ont raison.
Je ne souris presque jamais. Je ne m’attache à personne. Les femmes passent dans ma vie sans jamais s’y installer. Un mois, parfois moins. Elles veulent toutes le titre, le prestige, le pouvoir. Jamais l’homme.
Et moi, je ne leur donne rien.
Pourtant, au fond de moi, je cherche quelque chose que je refuse d’admettre. Peut-être l’amour. Peut-être la paix.
Mon père, lui, avait trouvé cet équilibre.
Il était un duc respecté, aimé du peuple. Un homme juste. Il m’a tout appris avant de mourir trop tôt, me laissant seul face à un destin que je n’étais pas prêt à embrasser.
Il ne me reste plus que **ma mère**. Elle est mon ancre, la seule capable d’adoucir mes colères, la seule dont l’avis compte réellement.
Je lis un document quand la porte s’ouvre brusquement.
— *Zeus !*
**Aline**.
Elle entre sans frapper, comme toujours. Brune, élégante, arrogante. Fille du **duc d’Italie**, elle a grandi avec moi. Elle se jette sur moi et dépose un baiser sur ma joue.
Je ne réagis pas.
Je connais son jeu. Son air d’enfant gâtée. Son machiavélisme dissimulé derrière des sourires innocents. Elle m’aime depuis des années. Elle n’a jamais osé me le dire.
Et cela m’arrange.
— *Quand vas-tu enfin remplacer ton père ?* me demande-t-elle avec excitation.
— *Je n’en sais rien*, réponds-je sèchement.
Elle sautille presque.
— *J’ai tellement hâte que tu sois duc.*
— *Pourquoi ?*
Elle détourne le regard.
— *Pour rien…*
Je la fixe longuement. Je connais ses intentions. Elles me font sourire intérieurement.
— *Emmène-moi déjeuner*, insiste-t-elle en prenant une voix suppliante.
Je soupire.
— *Très bien.*
Nous quittons le bureau ensemble.
Je ne sais pas encore qu’en Espagne, une femme riche, belle et amoureuse porte à son doigt une bague qui scellera mon destin… et bouleversera ma vie à jamais.
### **Chapitre 100**### **Épilogue**#### **Point de vue de Catalina**Des mois ont passé.Et aujourd’hui…Tout semble différent.Plus doux.Plus calme.Plus… vivant.Je suis assise dans un transat, bercée par la légère brise qui traverse le jardin. Le soleil caresse ma peau avec une douceur presque irréelle, et pour la première fois depuis longtemps… je me sens en paix.Mon regard glisse lentement vers mon ventre.Arrondi.Imposant.Magnifique.Je pose instinctivement ma main dessus, caressant doucement la courbe qui témoigne de tout ce que je suis en train de vivre.Mon enfant.Notre enfant.Un léger sourire étire mes lèvres.Mais malgré cette beauté… cette magie…La grossesse ne m’a pas épargnée.Je laisse échapper un petit soupir en ajustant ma position sur le transat.— Tu me fais voir de toutes les couleurs, toi… murmuré-je en caressant mon ventre.Fatigue.Nausées.Sautes d’humeur.Envies soudaines.Et parfois… des larmes sans raison.Oui.Ce n’est pas facile tous les jours.M
### **Chapitre 99**#### **Point de vue de Sofía**Je n’arrive pas à tenir en place.Impossible.Je marche.Encore.Et encore.De long en large dans ce salon devenu soudainement trop étroit pour contenir mon angoisse.Mes mains sont crispées.Mon cœur bat trop vite.Beaucoup trop vite.— Sofía, calme-toi… tu me rends nerveuse.La voix d’Elena me parvient, mais elle semble lointaine, comme étouffée par le bruit de mes propres pensées.Je m’arrête net.Je tourne la tête vers elle.Mon regard trahit tout.Mon inquiétude.Ma peur.— Je ne peux pas…Ma voix tremble légèrement malgré moi.— Je n’y arrive pas.Je passe une main sur mon front, tentant de reprendre contenance.Mais c’est inutile.— Et si c’était quelque chose de grave ?Les mots sortent tout seuls.Bruts.Sincères.Parce que c’est ça, la vérité.C’est cette peur qui me ronge depuis qu’elle est montée là-haut dans les bras de Zeus.Cette image ne me quitte pas.Ma fille.Faible.Pâle.Fragile.Je ferme brièvement les yeux.Non.
### **Chapitre 98**#### **Point de vue de Catalina**Je suis allongée sur le lit.Le regard fixé au plafond.Mais je ne vois rien.Je ne pense à rien de clair.Tout est flou.Confus.Mon corps est encore faible, légèrement tremblant, et pourtant… ce n’est pas ça qui me perturbe le plus.C’est cette attente.Ce moment suspendu.Ce silence dans la pièce.Le médecin est là.À côté de moi.Concentré.Professionnel.Ses gestes sont précis, méthodiques.Trop calmes à mon goût.Parce que moi…Je ne le suis pas.Pas du tout.Ma main est serrée dans celle de Zeus.Fort.Très fort.Comme si j’avais peur de tomber.Ou de disparaître.Je tourne légèrement la tête vers lui.Son regard est posé sur moi.Intense.Inquiet.Je le vois.Je le sens.Et ça me fait encore plus peur.Parce que s’il est inquiet…Alors c’est que quelque chose ne va pas.Mon cœur accélère.De plus en plus.Chaque seconde qui passe me semble interminable.— Zeus…Ma voix est faible.Presque un souffle.Il resserre légèrement
### **Chapitre 97**#### **Point de vue de Sofía**Le silence qui suit la question d’Elena est… brutal.Lourd.Presque étouffant.Je sens immédiatement que quelque chose vient de se briser dans l’atmosphère.Et pourtant… je savais que ça arriverait.Je savais que cette question allait déranger.Mais à ce point…— Non mais quelle question ?!La voix de Zeus claque dans la pièce comme un coup de tonnerre.Je sursaute légèrement.Même moi, je ne m’attendais pas à une réaction aussi vive.Je tourne instinctivement la tête vers lui.Son regard est dur.Fermé.Brûlant.Et pendant une seconde… je me dis qu’on est peut-être allées trop loin.Je jette un coup d’œil à ma fille.Catalina.Elle nous regarde, complètement surprise.Ses yeux passent de moi à Elena, comme si elle cherchait à comprendre ce qui vient de se passer.Puis lentement…Son expression change.De la surprise…À quelque chose de plus doux.Plus compréhensif.Mais aussi… légèrement blessé.Et ça me serre le cœur.Je baisse briè


















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