Se connecterIl M'a Quittée Enceinte, Aujourd'hui Il Me Supplie Il était Rupert Ashford, l'héritier d'une dynastie. Il n'est plus qu'un homme ruiné qui supplie. Elle était Sienna, la fille qu'il a laissée enceinte sous la pluie. Elle est devenue Dr Hartley , celle qui n'a plus rien à lui pardonner. "Il M'a Quittée Enceinte, Aujourd'hui Il Me Supplie" Il l'a laissée seule avec leurs jumeaux. Cinq ans plus tard, c'est lui qui a tout à perdre. Sienna Hartley avait 24 ans, un ventre rond et un rêve : épouser Rupert Ashford, l'héritier d'une dynastie de la finance londonienne. Il l'a quittée sans un mot, un soir de pluie à Chelsea, en la laissant sur le trottoir avec un test de grossesse dans la main. Cinq ans plus tard, Sienna revient à Londres. Elle est devenue la chirurgienne la plus brillante de Harley Street, célibataire, respectée, mère de deux jumeaux, Oliver et Poppy. Elle ne veut plus rien de lui. Rupert, lui, n'est plus que l'ombre du magnat qu'il était. Son empire s'effondre, les Ashford sont ruinés, et le seul homme capable de le sauver exige une condition : que la brillante Dr Hartley accepte de soigner sa mère mourante. Face à face dans un couloir d'hôpital, il la reconnaît. Il aperçoit deux petits visages qui lui ressemblent trait pour trait. Mais Sienna n'a plus rien à prouver, et encore moins à pardonner. Que fait-on quand l'homme qui vous a brisée vous supplie de lui laisser une seconde chance ? Et quel secret l'a réellement poussé à partir ce soir-là ?
Voir plusSienna
La pluie tombe sur Chelsea avec cette obstination toute londonienne qui vous transperce jusqu'aux os, comme si le ciel lui-même avait décidé de laver cette ville de tous ses péchés, de toutes ses trahisons, de tous ses mensonges, et je le regarde, lui, planté devant moi sous ce déluge qui ruisselle sur son manteau sombre déjà trempé, ses cheveux bruns collés au front comme un enfant pris en faute, ses yeux bleu-gris qui fuient les miens avec cette lâcheté élégante qui le caractérise depuis toujours, et il ne dit rien, il ne dit jamais rien quand c'est important, il ne dit jamais rien quand ça compte, il ne dit jamais rien quand ça fait mal, et moi, je serre le test de grossesse dans la poche de mon manteau, ce petit bout de plastique qui contient toute ma vie, tout mon avenir, toute ma peur, six semaines, deux traits, deux vies, deux cœurs qui battent déjà quelque part dans mon ventre, et il ne le sait pas, il ne le saura jamais, parce que je ne lui dirai pas, parce que je ne peux pas lui dire, parce que je ne veux pas lui dire, pas maintenant, pas comme ça, pas sous cette pluie qui nous noie tous les deux dans un silence assourdissant.
— Je ne peux pas continuer, Sienna.
Sa voix est basse, grave, elle tremble un peu, cette voix que j'ai aimée dès le premier jour, cette voix qui me lisait des poèmes dans cette librairie de Bloomsbury, cette voix qui me murmurait des promesses que je croyais éternelles, cette voix qui aujourd'hui me brise le cœur avec une douceur cruelle, et elle tremble, oui, mais pas assez, pas assez pour que je pardonne, pas assez pour que je comprenne, pas assez pour que je l'aime moins, parce que je l'aime, je l'aime encore, je l'aimerai toujours, malgré lui, malgré moi, malgré tout.
— Tu ne peux pas continuer quoi ? demandé-je, même si je connais déjà la réponse, même si je la connais depuis des semaines, depuis que son père m'a convoquée dans ce bureau froid de Mayfair pour me dire, avec ce sourire de requin, que je n'étais pas à ma place, que je n'avais rien à faire dans leur monde, que les Ashford ne se mélangeaient pas aux Hartley, que je n'étais qu'une petite Écossaise sans nom, sans fortune, sans avenir, et je savais, je savais que ce jour arriverait, je savais qu'il finirait par céder, parce qu'il a toujours cédé, Rupert, il a toujours fait ce que son père lui disait, il a toujours courbé l'échine, il a toujours choisi la facilité, la sécurité, l'argent, et moi, moi, je n'ai jamais rien choisi, j'ai toujours subi, j'ai toujours encaissé, j'ai toujours survécu.
Il baisse les yeux, il regarde ses chaussures, ces mocassins en cuir italien qui coûtent plus que mon loyer mensuel, ces chaussures à huit cents livres qui n'ont jamais marché dans la boue, qui n'ont jamais connu la rue, qui n'ont jamais connu la vraie vie, pas comme moi, pas comme mes chaussures à trente livres achetées chez Marks and Spencer, des chaussures qui ont marché dans la boue, des chaussures qui connaissent la rue, des chaussures qui savent ce que c'est que de se battre pour exister, et je le regarde, je le regarde baisser les yeux comme un enfant pris en faute, et je me dis que c'est fini, que c'est vraiment fini, que rien ne sera plus jamais comme avant.
— Nous. Je ne peux pas continuer nous.
Le mot me frappe en pleine poitrine, comme une lame qui s'enfonce lentement, douloureusement, inexorablement, ce mot de trois lettres qui devrait être le plus beau du monde, ce mot qui devrait contenir tout l'amour, toute la tendresse, toute la promesse, et il le prononce comme on dit un gros mot, comme on dit une maladie, comme on dit une erreur, comme on dit une honte, et je sens les larmes monter, je les sens au bord de mes yeux, mais je ne pleure pas, pas encore, pas maintenant, pas devant lui, pas sous cette pluie, pas comme ça.
— Pourquoi ?
C'est tout ce que je trouve à dire, ce mot d'enfant, ce mot de cinq lettres qui ne veut rien dire quand on vous brise le cœur, qui ne veut rien dire quand on vous arrache l'âme, qui ne veut rien dire quand on vous laisse seule, enceinte, sur un trottoir mouillé de Chelsea, et je le regarde, je le regarde comme si je le voyais pour la première fois, comme si je ne l'avais jamais aimé, comme si je ne le connaissais pas, et pourtant je le connais, je connais chaque parcelle de son visage, chaque inflexion de sa voix, chaque geste de ses mains, je connais tout de lui, et lui, il ne connaît rien de moi, il ne sait pas que je porte ses enfants, il ne sait pas que je vais devoir tout recommencer, tout reconstruire, toute seule, sans lui, sans personne, sans rien.
— Mon père. L'entreprise. Le nom. Tout ça. Toi et moi, ce n'est pas possible. Pas pour moi. Pas pour nous.
SiennaJe sors de la clinique.Il est là, devant moi, Rupert, cinq ans plus tard, cinq ans depuis cette nuit, cinq ans depuis ce trottoir, cinq ans depuis ce test, cinq ans depuis tout, et je le regarde, je le regarde comme si je le voyais pour la première fois, comme si je ne l'avais jamais vu, comme si je ne le connaissais pas, et pourtant je le connais, je connais chaque parcelle de son visage, chaque inflexion de sa voix, chaque geste de ses mains, je connais tout de lui, et lui, il ne connaît rien de moi, il ne sait pas que je porte ses enfants, il ne sait pas que j'ai souffert, il ne sait pas que j'ai pleuré, il ne sait rien.Il est là, plus beau, plus triste, plus tout, il me regarde, je le regarde, le temps s'arrête, le monde s'arrête, tout s'arrête, et je me dis que c'est impossible, que ce n'est pas possible, que je rêve, que je délire, que je perds la raison, mais c'est réel, c'est bien réel, il est là, devant moi, et je ne peux pas fuir, je ne peux pas me cacher, je ne peu
RupertJe fouille.Je fouille dans les affaires de mon père, je fouille dans les tiroirs, je fouille dans les souvenirs, je fouille dans tout, je cherche, je cherche quoi, je ne sais pas, je cherche, c'est tout, je cherche, et je me dis que je suis pitoyable, que je suis pathétique, que je fouille dans la vie de mon père comme un voleur, comme un traître, comme un lâche, mais je continue, je continue parce que je dois savoir, parce que je dois comprendre, parce que je dois tout.Je trouve une photo, une vieille photo, une photo en noir et blanc, une photo de ma mère, elle est jeune, elle est belle, elle est heureuse, à côté d'elle, un homme, grand, élégant, les cheveux blancs, les yeux bleu-gris, les yeux de Rupert, non, les yeux de moi, les yeux de mon père, non, les yeux de cet homme, et je regarde cette photo, je regarde cet homme, je regarde ces yeux, et je me dis que c'est impossible, que ce n'est pas possible, que je rêve, que je délire, que je perds la raison.Je regarde la pho
RupertSix mois.Six mois pour sauver l'entreprise, six mois pour sauver le nom, six mois pour sauver tout, six mois, c'est tout ce qu'on a, c'est tout ce qu'on aura, c'est tout, et je me dis que c'est impossible, que c'est irréaliste, que c'est fou, mais je me dis aussi que je n'ai pas le choix, que je dois essayer, que je dois me battre, que je dois tout donner, parce que c'est ça être un Ashford, parce que c'est ça être un homme, parce que c'est ça être tout.Mon père est assis à côté de moi, il ne dit rien, il ne dit jamais rien, il attend, il attend que je parle, il attend que je trouve une solution, il attend que je sauve tout, comme toujours, comme chaque fois, comme chaque jour, et je me dis que je le hais, que je le hais de me mettre cette pression, de me mettre ce poids, de me mettre tout, mais je me dis aussi que c'est mon rôle, que c'est ma place, que c'est ma destinée.— Blackwood, dis-je.— Blackwood ?— Lord Henry Blackwood. Il est prêt à investir.— Combien ?— Cinquan
RupertJe ne dors plus.Je ne dors plus depuis cinq ans, je ne dors plus depuis cette nuit, je ne dors plus depuis elle, je ne dors plus depuis tout, et je me demande comment j'ai fait pour survivre, comment j'ai fait pour tenir, comment j'ai fait pour ne pas sombrer, parce que chaque nuit, chaque putain de nuit, je revois son visage, j'entends sa voix, je sens son parfum, et je me réveille en sueur, le cœur battant, l'âme en miettes, et je me dis que je ne mérite pas de dormir, que je ne mérite pas de vivre, que je ne mérite rien.Je suis dans mon bureau, le bureau de mon père, le bureau des Ashford, le bureau de l'empire, le bureau de tout, et je regarde les chiffres, les pertes, les dettes, les mensonges, tout, je regarde tout, et je me dis que c'est ça ma vie maintenant, des chiffres, des pertes, des dettes, des mensonges, et je me dis que je n'ai que ce que je mérite, que j'ai tout gâché, que j'ai tout perdu, que je ne suis qu'un lâche, un moins que rien, un homme brisé.— Rupert












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