MasukArrivée chez moi, je fixais un masque neutre sur mon visage angoissé et fatigué, je ne voulais pas que ma mère me pose des questions, de toute façon elle dirait que c’est de ma faute.
Après être rentrée, je me suis dévêtue en un éclair, j’avais besoin d’une douche, une longue douche. Plantée sous l’eau chaude je frottais mon corps endolori comme une forcenée. Je voulais faire disparaître le souvenir de ses mains glacées sur ma peau, de son souffle pervers dans mon cou. Je me sentais sale et j’avais besoin de frotter. Quand j’eu enfin fini et que j’étais satisfaite, ma peau était rougie et élimée par mes frottements mais je me sentais un peu mieux. De retour dans ma chambre, je m’allongeais sur le lit, droite comme un i. Impossible de trouver le sommeil, et quand ce fut enfin le cas, il était rempli de cauchemars plus terribles les un que les autre. Au réveil ma tête me faisait mal et les souvenirs remontant à la surface apportaient avec eux la bile de mon envie de vomir. J’avais cour et il fallait que je sorte même si je n’avais aucune envie de bouger de mon lit. Je ne voulais pas voir Jérôme et Allan, déjà Jérôme pour sa lâcheté et la colère qu’il m’inspirais à présent et pour Allan et bien je ne savais pas ce que son frère avait bien pu raconter après hier soir alors je n’étais pas sereine. J’enfilais machinalement un jeans noir à trou, mon t shirt noir et blanc avec des étoiles et mes converse de la même couleur. Je me battais encore avec mes cheveux quand je les ai entendu par la fenêtre ouverte, Jérôme et Allan partaient pour l’école et finalement j’étais soulagée, je pourrais faire le trajet seule et tranquille. Quand j’ai finalement réussi à faire une demi queue de cheval et à discipliner mes mèches de rebelles devant, je me suis mise en route. Passer devant son immeuble me donnait froid dans le dos et j’espérais vraiment ne pas tomber sur Frank par hasard. Tout le trajet de la maison a l’école, je l’ai passé à cogiter. Je savais qu’il me serait impossible de les éviter tous indéfiniment. Nous étions tous dans le même quartier, fréquentions les même personnes et les même lieux. C’était une bataille perdue d’avance. Mais ce que je ne savais pas c’est que ça ne faisait que commencer pour moi. Nous arrivions sur la fin d’année et nos professeurs étaient ravi de nous donner les feuilles pour notre camps de ski. J’aimais le ski, vraiment mais le problème c’est que j’étais finalement toujours séparée de mes amies car les professeurs m’envoyaient dès le deuxième jours en groupe avancé et mes amies restaient en intermédiaire. Je me retrouvais quasiment chaque année à skier avec des garçons et à voir mes copines qu’au chalet ou en temps libre. Autre chose cette fois-ci nous allions plus loin que les autres année et plus haut aussi. Mon mal de transport angoissait déjà à l’idée des nombreux virage serrés qu’ont allaient parcourir en bus. La sonnerie retenti enfin et je sort, étrangement dans les classe de plus grand, on entend de l’agitation et des chuchotements à mon passage. En vérité je ne relève pas vraiment, l’avis et les commentaires des autres personnellement je m’en moque. Mais je trouve quand même cela étrange. Je ne connais pas vraiment les 8-9 ème. Je rentre et comme on est mercredi cet après midi c’est repos, je vais pouvoir rester chez moi loin de tout ce qui m’angoisse. Je suis au courant que faire l’autruche ne réglera pas mes problèmes mais la tout de suite je n’ai pas envie d’y faire face. Je donne la feuille du camps à mes parents, je dîne et je retourne dans ma chambre. Je connecte mon ordinateur et me met sur un de mes tchats préférés. Je parle à un garçon en ce moment, il est plus âgé que moi, il n’est pas spécifiquement mon genre mais j’ai besoin d’attention et d’adrénaline. Je discute également avec un garçon nommé Octave, on c’est rencontré il y a quelque temps au parc, il n’habite pas les nouveaux immeubles mais ceux juste en face, les grands anciens bâtiments, super allongé et un peu vétuste. Il me dit qu’il boss à la boulangerie du quartier voisin et qu’il aimerait bien me présenter son nouveau collègue. J’accepte et on prévoit de se retrouver prochainement un soir pour ce voir tous ensemble. Mon téléphone me sort de mes échanges quand il se met à vibrer contre mon bureau et termine sur le sol, la vibration a fait onduler le téléphone qui a rapidement traversé le petit espace de bureau et a fini par terre dans un bruit sourd . Je le récupère et je vois que j’ai reçu plusieurs messages de Deborah. On peut se parler très peu car ces parents sont vraiment très strictes. Et nos forfaits ne sont pas illimités, malheureusement.Je n’ai jamais pris autant de temps pour rentrer à la maison que ce jour là, je traînais des pieds à côté de mon vélo, je n’avais même pas la force de monter dessus. Je ne savais même pas comment lui annoncer, si je devais lui parler ou si je devais lui donner directement mon agenda. Quelle manière serait la plus douce pour annoncer ce qui venait de se passer ? Sans m’en rendre compte des larmes plongèrent de mes yeux s’écrasant sur mon pull. L’angoisse était si forte que je n’avais pas pu les retenir. J’arrivais au bout du chemin je voyais mon immeuble et j’envisageais sérieusement de fuir. De partir loin sans me retourner au moins ma tête serait encore sur mes épaules. Je passe la porte et je pense que tout est écrit sur mon visage, car en même pas 2 secondes ma mère m’interpellent et me demande de venir m’assoir à table. Je me jette littéralement sur la chaise comme si tout mon poids était devenu trop lourd à porter. Mes larmes se mettent à couler sans s’arrêter. Ma mère est déjà
Jess avance vers moi le regard vide, je me relève péniblement, mes bras sont tout endoloris. Je ne lui demande rien, je sais à quel point aucun mot n’est assez fort pour exprimer ce genre de chose. Je la sert dans mes bras, elle m’agrippe avec toutes ses forces. Puis elle pleure longtemps mais je ne veux pas bouger, elle a besoin de ça. Quand je sens enfin qu’elle se calme, je la raccompagne chez elle. Le chemin est moyennement long mais le silence pesant et son visage livide me rendent malade. Je m’en veut tellement de ne pas avoir réussi à entrer dans ce monte charge pour la sortir de là. Je n’ai pas été assez forte et tout cela n’est arrivé qu’à cause de moi et des rumeurs débiles que Frank avaient propagé. J’étais en colère et terrifiée en même temps mais la tout de suite je devais être patiente même si j’étais prête à courir au commissariat les dénoncer. Arrivée devant chez elle, Jess m’a encore serrée dans ses bras mais son expression était vide de toutes émotions. Je lui rendi
Son visage s’approche de plus en plus du mien, je peux sentir la chaleur de son corps et son souffle chaud, pendant un instant l’image de Frank me revient en tête mais je la chasse instantanément. Je ferme les yeux et je sens ses lèvres se poser sur les miennes. Elles sont douces et humides, sa langue cherche l’entrée de mes lèvres et trouve ma langue. Ce baiser et chaud et descend jusqu’en bas de mon ventre, je le sens je suis humide. Elle passe ses mains sous mon t-shirt puis sous mon soutien gorge. Elle explore ma peau et j’en ai des frissons. Mon corps brûle, malgré ma timidité je ne dit rien je la laisse faire. Elle m’enlève mon haut, dégrafe mon soutien-gorge puis dépose des baisers le long de mon cou tout en descendant petit à petit jusqu’à mon nombril et mon jeans. Elle me le retire lentement et je suis partagée entre excitation et angoisse, ses baisers continuent le long de ma cuisse et sa bouche se pose finalement sur mon sexe chaud et humide. Elle y introduit sa langue e
Je colle mon visage contre la vitre comme si cela allait m’aider à mieux voir, il n’est pas là. Je sens tout mon corps se relâcher, comme si tout le poids de mes épaules avaient disparu. Je me surprend à reprendre mon souffle, je n’avais pas remarqué que j’avais cessé de respirer en scrutant par la fenêtre. J’étais soulagée mais au fond de moi je savais qu’il y aurai des conséquences même si je ne savais pas encore lesquelles, je pouvais le sentir. Ces dernières semaines je fait profil bas, j’évite de répondre aux appels de Jonathan et Fabio. Je fait la morte comme on peu dire. Je me fait discrète sur les réseaux. Je ne veux pas que des informations leurs arrivent. Je passe du temps chez Titou, on geek la plupart du temps. Ces parents ne sont pas souvent là. En apprenant à le connaître je sais qu’il est fragile. Son frère est mort il y a 2 ans dans un accident de voiture. Il reste sa petite sœur et son autre grand frère. Ces parents sont dévasté et leur vie de famille s’est dégradée
Je me plante devant lui, je pense que ça se voit à ma tête que je suis en colère, car il baisse les yeux un instant. Je lui demande ce qu’il fout ici et je lui montre directement le SMS de Jonathan. Je le voit ouvrir la bouche mais je le coupe instantanément je n’en ai pas fini ! Je suis presque entrain de crier :- je ne suis pas un objet, je ne vous autorise pas à vous battre comme des enfants gâtés pour moi ou plutôt à cause de moi. Vous êtes amis et la ça en devient ridicule. Il prend une grande inspiration et me répond :- je sais mais je ne compte pas lâcher l’affaire et Jonathan non plus, trop de choses on été dites, je ne pense pas qu’on puisse revenir en arrière Je suis agacée et sans lui réponde, je fonce prendre le bus qui vient d’arriver. Je vois qu’il est surpris mais il réagit vite et y monte à son tour. Je suis exaspérée, il ne va donc jamais me laisser tranquille. Je regrette de les avoirs rencontré et je me maudit d’en être arrivé là. Je descend à mon arrêt, je fonc
Je n’avais plus de téléphone mais Jérôme, pas celui avec lequel j’étais sortie deux minutes de ma vie avant de faire face à sa lâcheté, l’autre Jérôme m’avait gentiment prêté une petite tablette qui me permettais au moins d’avoir ma messagerie et mes comptes en ligne. Bien entendu je ne l’avais pas dit à mes parents et je la gardait soigneusement cachée. Mes parents avait se soir là été invités à manger chez le parrain de mon frère. Il y avait également sa femme, ses deux filles et son fils de quelque années de plus que moi. Je ne voulais pas les accompagner j’étais incapable de dire pourquoi mais mon corps était toujours tétanisé à l’idée d’aller les voir. Ma mère ne se faisait pas tellement prié pour ne pas me prendre alors je restais à la maison. J écrivais à Pauline et Jessica, elles étaient soulagées que j’aie trouvé un moyen pour communiquer avec elles. Elles avaient peur de ma mère et c’est pour sa que j’invitais rarement mes amies. Je pouvais les comprendre. Malgré ma puniti







