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Première retombée

Author: Pandora
last update Last Updated: 2025-11-11 21:05:55

Je restais la à me questionner sur ce morceau de papier, peut-être n’est il même pas pour moi. Il aurait pu être placé la par quelqu’un qui c’était trompé d’emplacement de vélo ou même qui l’avait simplement laissé tomber de sa poche ou de ses affaires.

C’est vrai quoi il n’y avait rien de particulier chez moi qui justifierai autant d’attention. À part mes yeux bleu gris que j’appréciais un peu, rien chez moi ne me plaisait. Mes longs cheveux ni plat, ni bouclé, châtain claire mais complètement abîmé par les nombreuses couleurs que je leur infligeaient lors de mes nombreux besoin de changement. Je n’étais pas particulièrement mince mais pas ronde non plus jetait assez sportive et je n’étais pas bien grande. Mon visage quand a lui restait particulièrement enfantin me rajeunissant, ce qui me posait souvent des complexes. J’étais maintenant adolescente et j’avais garder mon visage d’enfant. Ma poitrine quand a elle me faisait la gueule et comparé à mes amies elle ne semblait absolument pas concernée par l’adolescence. J’avais très peu de seins et c’était un complexe supplémentaire.

Me sortant de mes rêveries quelqu’un frappe à la vitre de la porte du garage à vélo, je suis surprise d’y voir Allan me fixant de ces yeux bleu plutôt foncé alors que ceux de son frère Frank sont bleu claire. Il était plus grand que moi bien que ça ne soit pas difficile, il est blond et un peu bouclé, son visage est harmonieux. Mon corps comme en mode pilote automatique va ouvrir la porte. Puis je reste la un peu gênée me demandant ce qu’il me veut, j’attend qu’il parle j’ai peur de ce que je devrais dire.

Il prend une grande inspiration et ce met à parler :

- as tu répondu au post-it ?

Ça phrase est courte est concise mais mon cerveau n’assimile pas, Allan est comme je le disais plutôt inaccessible il me parle peu et semble dans son propre monde, je m’efforce de me dire que ce n’est pas possible qu’il ait écrit ce mot.

Il doit voir la réflexion sur mon visage car il ce remet à parler avant même que j’aie répondu.

- Jérôme attend que je lui ramène la réponse, il était gêner et il m’a demandé de venir la récupérer.

Je reste bouche bée j’apprécie en effet Jérôme il est plutôt beau, toujours souriant, ses beaux yeux bruns sont soutenus par des petites taches de rousseurs sur son nez et ses pommettes.

Je n’arrive finalement à articuler que le mot :

- non

- je comprend si tu veux tu peux me le rendre demain sa te laisse le temps d’y réfléchir. Dit-il d’un ton vraiment calme et posé.

Ce qui n’est pas le cas de mon cœur qui se tient au bord de mes lèvres et de mon cerveau qui bataille avec toutes ces informations. J’essaie de rester calme et de me montrer mature, je lui répond que oui je lui redonnerais demain.

Sur ces mots il fait demi tour sans vraiment d’autre explications ni au revoir.

Je remonte chez moi après avoir rangé mon vélo et mis ce post-it dans ma poche. Je rentre, rien de nouveau sous le soleil, ma mère me demande ce qui m’a pris tant de temps. Elle veut savoir si j’ai reçu des notes même si c’est surtout pour pouvoir me critiquer, vu que ce n’est jamais assez bien pour elle. Je lui répond vaguement et je file dans ma chambre. Je passe une bonne partie de ma soirée à scruter ce petit morceaux de papier jaune et à m’imaginer chaque scénario suivant où j’aurais mis ma coche. Finalement je m’endort.

Le lendemain ont se retrouve, Allan, Jérôme et moi sur le trajet de l’école. Nous sommes tous à celle de l’autre côté de la ville, ont fait donc souvent le chemin ensemble, soit à vélo, soit à pied. Je prend mon courage à deux main et je tend le post-it à Jérôme qui a l’air autant gêné que moi. Il le regarde, fait un grand sourire et le met dans sa poche. Le trajet vers l’école se termine normalement.

À midi j’étais déjà épuisée, toute mon énergie était utilisée à stresser et à me demander comment la suite allait ce passer. Je me sentais bien trop gênée pour faire un premier pas et j’avais peur qu’il ne se passe rien du tout non plus ou que cela soit une mauvaise blague . La sonnerie fini par retentir et le cœur au bord des lèvres je sort et me dirige vers le garage à vélo. Me sortant de mes pensée, Allan et Jérôme m’appelle. Je me souviens maintenant que le mode pilote automatique m’avait mener ici mais que je n’avais pas pris mon vélo aujourd’hui.

Jérôme attrape ma main et l’on se met à marcher sur le chemin du retour. Le rose doit se voir à 10 kilomètres sur mes joues, j’ai limite les mains moites, mais je suis ravie de ce contact entre nous. Sa main est chaude et réconfortante.

Plusieurs semaines passent et entre Jérôme et moi tout va bien, il y a même eu quelque bisous, assez pour créer des vagues de scénarios dans ma tête, ce qui me laisse la plus part du temps humide.

Cet après-midi la on sort avec Jérôme, main dans la main on marche autour du quartier en parlant de tout et de rien. Quand je vois un de nos amis commun arriver en courant. Je ne le connais pas très bien mais comme nous traînons tous au même endroit nous l’avons beaucoup croisé. Je ne me souviens plus de son nom mais il est plus âgé que nous et semble essoufflé et très agité.

Tous les deux perplexes nous lui demandons quasiment en même temps ce qui ne va pas ?

- Frank a appris pour vous deux, il te cherche partout il veut se venger et s’en prendre à Jérôme également, rentre chez toi. Dit-il d’une seule traite sans respirer.

Sans réfléchir je lui répond immédiatement :

- Mais j’en ai rien à foutre, nous n’étions plus ensemble et il n’a rien à me dire. Pour qui il se prend celui là !

Je suis en colère et cela ce voit.

Tournant la tête vers Jérôme, je le vois se décomposer. C’est le frère de son meilleur ami, je le conçois mais cela ne devrait pas l’atteindre autant non ? Je l’observe silencieuse, j’essaie de deviner ce qui lui passe par l’esprit, je suis nerveuse à l’idée qu’il me quitte pour si peu. Avant que nous puissions en discuter il me sert plus fort par la main et m’entraîne avec lui. On se retrouve devant son immeuble et la enfin, il me parle :

- je t’aime beaucoup mais Allan est mon meilleur ami et je ne veux pas d’ennui avec son frère.

Je lis la peur dans ces yeux, pense-t’-il virement que Frank lui ferait du mal ? Personnellement je pense qu’il a une bien grande gueule mais que sa s’arrête là. Je soupire je lui lâche la main et sans plus de réponse que « je comprend », je repart en direction du parc. J’ai besoin de réfléchir seule à tout ça.

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