LOGINSur Terre, il n’existe qu’une seule race dominante : les loups. Certains les appellent loups-garous, ces êtres à l’apparence humaine capables de se transformer en loups à tout moment. Leur monde est régi par une seule loi : la loi du plus fort. Au sommet de la hiérarchie se trouvent les Alpha, puissants et respectés, nés pour commander. En bas de l’échelle vivent les Oméga, nombreux mais méprisés, condamnés à l’obéissance. Mais dans ce monde brutal, il existe quelque chose que même la force ne peut contrôler : le lien des âmes sœurs. Deux loups destinés l’un à l’autre, capables de se reconnaître par une simple odeur. Un lien si puissant que si l’un meurt, l’autre dépérit lentement jusqu’à disparaître. Pour sceller ce lien, les loups pratiquent le marquage, un acte aussi symbolique qu’irréversible, par lequel un loup revendique sa louve pour toujours. C’est ce que tout le monde croit savoir. Mais il existe une vérité que peu de loups connaissent… Une dernière catégorie. Des loups rares, insoumis et vivant dans l’ombre depuis des générations. Des loups que même les Alpha craignent. On les appelle les Delta. Et il y a moi , une LOUVE, DELTA !
View MoreBip ! Bip !
J'émerge péniblement des brumes du sommeil et jette un regard engourdi vers le cadran du réveil. 8h00. Un cri étranglé meurt dans ma gorge lorsque la réalité de l'heure m'assaille. Je bondis hors du lit telle une projectile, fonce vers l'armoire et enfile à la hâte les premiers vêtements qui me tombent sous la main, tout en veillant à conserver une apparence à peu près décente. La perspective de manquer le petit-déjeuner effleure à peine mon esprit que déjà les effluves sucrés émanant de la cuisine viennent titiller mes narines. Je dévale l'escalier à corps perdu, manquant de percuter mon père au passage. Un baiser furtif, et je poursuis ma course effrénée jusqu'au sanctuaire qu'est notre cuisine. Ma mère officie devant les plaques, faisant croustiller des crêpes. Alors que ma main s'aventure vers la tentation, une tape cinglante la rabat. — Aïe ! — Interdiction de toucher ! décrète ma mère. — Mais maman ! — Il n'y a pas de « mais » ! Ce n'est pas pour toi. Ton petit-déjeuner t'attend sur la table. Je pivote et grimace devant la pitance fromagère qui m'est destinée. — Maman ! Ce n'est pas parce que tu suis un régime que je dois y être soumise également ! — Tu commences à m'énerver ! Ouste ! J'ingurgite néanmoins ce repas spartiate et remonte les marches à la même allure frénétique. Après un brossage minutieux visant à éradiquer l'infâme arrière-goût fromager, je me précipite vers ma coiffeuse. Un rapide examen de ce qui me tient lieu de chevelure me contraint à la résignation : trop épuisée pour livrer bataille, j'abandonne l'idée de les discipliner. Pour contrebalancer ce désastre capillaire, je tente une manœuvre de rattrapage avec mascara et rouge à lèvres, mais dois me rendre à l'évidence : la fortune n'est point avec moi. Je ressors de ma chambre affublée d'un maquillage pour le moins... approximatif. J'agrippe mon sac à dos et redescends l'escalier ventre à terre. Parvenue en bas, j'enfourne la première paire de chaussures qui se présente, priant intérieurement qu'elles soient appareillées, puis m'élance à la poursuite du bus qui, fatalement, s'éloigne déjà de l'arrêt. Sans grande surprise, mes médiocres aptitudes athlétiques m'abandonnent sur le trottoir, au bord de la syncope asthmatique. Je tempête durant deux bonnes minutes avant d'actionner ma métamorphose. Je saisis mon sac entre mes crocs et entame un trot vers l'établissement scolaire. Une dizaine de minutes plus tard, j'atteins enfin ma destination et réintègre ma forme humaine en grommelant. Je prends soin de remercier intérieurement les cieux de préserver mes vêtements lors de chaque transformation. Je dois avouer que la première fois, j'avais peine à y croire. Je m'étais imaginé réapparaître dans le plus simple appareil, ce qui m'avait poussée à refuser toute métamorphose hors de ma chambre préalablement verrouillée. Tandis que je dépoussière mes affaires, je surprends le regard amusé de certains groupes d'élèves. Piquée au vif, je leur tire la langue avant de m'aventurer dans la cour. En pénétrant dans le bâtiment, un cocktail nauséabond d'effluves, tous plus prégnants les uns que les autres, m'agresse. Alors que je me dirige vers le tableau d'affichage, j'observe les Omégas présents courber soudainement l'échine. J'imite leur posture en grognant, priant pour que les Alphas, auteurs de cette soumission collective, ne me remarquent pas. D'autant que, si j'en crois les chuchotements alentour, les nouveaux arrivants constituent précisément ceux que je souhaite par-dessus tout éviter. LE groupe d'Alphas. Ces spécimens qui terrorisent l'établissement, usant et abusant de leurs gènes dominants pour écraser les plus faibles. Je reconnais avec répulsion l'odeur fétide d'Aiden, leader incontesté de cette bande dénuée de scrupules comme de neurones... Je contourne adroitement l'assemblée d'imbéciles et tente de rejoindre mes amies. Naturellement, elles demeurent introuvables... Je finis par les dénicher au fond du parc, exaspérée par cette partie de cache-cache matinale. Je m'approche, lèvres boudeuses. À ma vue, elles s'esclaffent bruyamment. Je m'assieds parmi elles et me fonds dans la conversation. — Swan, t'es dans quelle classe ? interroge Amber. — Euh... terminale A, je crois. — On est ensemble ! s'exclame Maeva. — Amber et moi, on est en C, m'informe Kelly. — Dommage... On se verra aux pauses ! — Évidemment ! renchérit Amber. Amber et Maeva incarnent la quintessence de la volubilité... Un défi quotidien... Tandis qu'elles débattent avec fougue, je les observe attentivement, répondant au hasard à leurs interrogations. Kelly, la cadette, est sans conteste la plus réservée, rongée par un manque de confiance que rien ne justifie tant sa personne incite à la sympathie. Sa chevelure brune et épaisse, ses yeux aux reflets océaniques ne laissent personne indifférent – excepté elle-même. À sa droite trône son antithèse parfaite : Amber. Blonde aux yeux bruns, loquace, extravertie, espiègle. L'adage voulant que les contraires s'attirent trouve ici sa plus parfaite illustration, Kelly et Amber étant liées depuis la nuit des temps. À leurs côtés, Maeva. Mon amie de cœur depuis le collège, époque révolue où ses cheveux arboraient encore le châtain et où elle ne dépassait pas le bonnet A. Si Maeva possède une silhouette généreusement courbée, la mienne se veut plus... filiforme. Nos oppositions égalent celles de Kelly et Amber, tant sur le plan physique que moral. Ma chevelure est blonde, la sienne acajou. Ses yeux sont d'un gris quasi irréel tandis que... La sonnerie déchire l'air, interrompant le flux de mes réflexions. Kelly et Amber s'éloignent vers les escaliers tandis que je fais signe à Maeva de m'attendre en classe, le temps de passer à mon casier. Lorsque le couloir se vide enfin, je m'avance vers mon casier pour en extraire mes affaires. Mais avant même d'y avoir touché, la porte se referme d'elle-même, et il se matérialise devant moi... Aiden. Du grand cinéma.Point de vue SwanJe suis en train de me rouler dans l’herbe quand un bruit attire mon attention.Je me redresse, toute droite sur mes pattes, et mets mes sens en alerte.Point de vue inconnuElle est là. Elle joue dans l’herbe de la prairie.Elle sent si bon…Crac !Merde… Je viens de marcher sur une branche. La louve lève brusquement la tête et commence à fuir vers le territoire opposé.Je lance un regard entendu à Josh, et nous nous précipitons à sa poursuite.Point de vue SwanJe sens le danger…Je commence à courir vers ma forêt.J’entends des pas derrière moi.Ils me suivent.J’allais franchir la frontière quand un gros loup noir me barre le passage.Je me retourne et fais face à un second loup, gris cette fois.Je montre les crocs, mais une violente douleur me prend à la tête et je m’effondre au sol, perdant connaissance.—J’émerge avec difficulté d’un sommeil sans rêve. Ma première constatation est que je ne suis pas chez moi : ce lit sur lequel je suis allongée n’est pas le
Un mois a passé. Je suis retournée au cimetière pour la première fois depuis l’enterrement. Et étrangement, cela m’a fait plus de bien que de mal. J’ai passé près d’une heure face à la tombe de mes parents, leur parlant comme s’ils étaient encore en vie.Étrangement, Aiden ne se préoccupe plus de moi. Plus d’intrusion intempestive dans ma vie, et c’est très bien ainsi, même si je soupçonne son père de l’y avoir implicitement obligé, pour compatir à ma peine. Pff… Aiden ? Compatir ? Non, décidément, ces deux mots ne vont pas ensemble.Seules quelques bribes du discours de mon professeur me parviennent. Et pour cause… Ma fin de journée s’annonce plutôt magique. J’ai décidé d’aller visiter l’autre extrémité de la forêt. Cette dernière se répartit sur deux territoires : celui où je vis, et un autre qui m’est complètement étranger.Lorsque la sonnerie retentit, je pousse un long soupir avant de quitter prestement le lycée. Je ne prends pas la peine d’attendre le bus scolaire et me transfor
Réfléchissons…Nous sommes samedi matin, et dans deux jours, je reprends les cours.Cela me laisse une journée et plus pour me préparer à reprendre ma vie.Je monte dans la salle de bains et me déshabille complètement.Le résultat n’est pas fameux…N’ayant pas mangé, on voit mes côtes, et mes joues sont énormément creusées.Mes cheveux sont sales et difformes.Je fais couler l’eau de la baignoire et y verse des crèmes de bain au cassis, mon parfum préféré.Quand le bain est bien chaud, je m’y plonge entièrement.L’eau bouillante me fait un bien fou et détend tous mes muscles.Je savonne, masse et exfolie ma peau.Je m’attaque ensuite à mes cheveux.Ma longue tignasse ne ressemble à rien. Habituellement bien rebondies et à l’aspect artificiel, mes boucles ne sont plus qu’un tas de nœuds.Je démêle soigneusement chacune de mes mèches avant de les sécher.En sortant, je m’enveloppe dans un peignoir et, en attendant que mon masque sur le visage ait fini de poser, j’enduis mon corps de crè
~ Can you hear my voice this time?This is my fight song ~Cela fait une semaine que je n’ai pas quitté ma maison.Mes yeux sont rouges et gonflés à force de pleurer.Je ressemble à un cadavre.Les filles sont venues me voir plusieurs fois, et Maeva est restée dormir.Par tous les moyens, elles ont essayé de me réconforter.Mais comment voulez-vous donner le sourire à quelqu’un qui vient de perdre ses parents ?Accident de voiture, m’a-t-on dit…Je suis restée stoïque en l’apprenant. Je ne pouvais rien dire, rien faire.L’Alpha est parti, et je me suis effondrée.J’ai hurlé sans pouvoir pleurer.Et après, quand ma voix s’est tue, j’ai senti les larmes couler sur mes joues.Nous sommes samedi, et mes parents sont décédés lundi.Leur enterrement a eu lieu hier.J’étais comparable à un zombie, avec mon teint pâle comme une morte.Assise sur mon lit, je contemple le plafond comme si c’était la seule chose que je pouvais faire. Mes yeux se promènent lentement sur la peinture blanche. Des s






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