Masuk(POV Première Personne — Aelira)
Les mots qu'il prononça ne disparurent pas simplement, ils persistèrent, ils restèrent collés aux murs, dans l'air, et même en moi. Je retirai rapidement mon poignet de sa main et je fis un pas en arrière. Comme si mettre de la distance entre nous pouvait défaire ce que je venais de ressentir.
« Non, » dis-je rapidement. « Ce n'est pas possible. »
Mais même en parlant, le souvenir de cette voix persistait, elle était froide, et ancienne.
La chose effrayante là est que Zeirian ne discuta pas. Cela rendit la situation pire.
Il ne me regardait pas simplement, ses expressions étaient à nouveau indéchiffrables, mais ses yeux étaient perçants et perçants. Ils n'étaient plus remplis uniquement de contrôle.
Il y avait autre chose maintenant. Je pouvais le sentir. C'était calculateur.
« Tu l'as senti, » dit-il. Ce n'était pas une question.
Je secouai la tête. « J'ai senti quelque chose. Cela ne signifie pas que c'est à toi de le définir. »
Il devint furieux. « Et pourtant, tu l'as décrit de la même façon que les malédictions le font. » dit-il.
Un frisson me parcourut l'échine. « Les maudits ? » Répétai-je. Il ne répondit pas immédiatement.
Au lieu de cela, il se détourna de moi, faisant les cent pas comme s'il voulait réfléchir à ce qu'il devait dire avant de pouvoir probablement parler. Ou il décidait peut-être combien de secrets révéler.
« Sais-tu pourquoi ton royaume t'a envoyée ici ? » demanda-t-il enfin. La question me déséquilibra. Je fronçai les sourcils. « Pour la paix, c'était l'accord. » Répondis-je.
Il soupira, mais le soupir n'était pas amusant. C'était plutôt un son fatigué ou agacé. "Tu y crois encore ?" dit-il. Je me redressai. « C'est la vérité. » Dis-je. « Non, c'est le mensonge qu'on t'a raconté ». Me corrigea-t-il. La colère brûla comme un feu de forêt dans ma poitrine. « Alors éclaire-moi. »
Il se retourna lentement vers moi. « Ton père ne t'a pas envoyée ici pour faire la paix, » dit-il.
« Il t'a envoyée ici parce que quelque chose ne va pas chez toi. » Ses mots me déstabilisèrent. Je ris brusquement, comme "aucune chance". "C'est ridicule." "Oh ouais ?" dit-il, calme comme toujours.
J'essayai de parler, mais les mots me manquèrent. Il y avait quelque chose dans sa façon de le dire, la façon dont il en était si sûr, qui planta une graine de doute que je ne voulais pas. "Tu penses que je ne le saurais pas si quelque chose n'allait pas chez moi ?" Dis-je, d'une voix faible maintenant.
Son expression faciale ne changea pas, elle restait très dure. "Je pensais dit-il, "tu n'étais jamais censée le savoir." Immédiatement après qu'il l'ait dit, il y eut un silence absolu. Le silence qui suivit était gênant, je secouai la tête, essayant de chasser les pensées.
« Non, mon père ne ferait pas ça. » Criai-je. "Ton père t'a vendue," intervint Zeirian, ses mots me transperçant. Les mots me frappèrent très fort, laissant une fissure en moi. Hmmmm, je pris une profonde inspiration
« Tu ne le connais pas. » "Ton père est un homme désespéré, et je sais ce que les hommes désespérés comme lui font," dit-il. Ma poitrine se serra. Désespéré !, ce mot me frappa plus fort, parce que je l'avais vu dans les yeux de mon père plus tôt.
Cette nuit-là quand mon père me dit que je partirais, il fut incapable de me regarder dans les yeux, et cela montrait qu'il était coupable de quelque chose que j'ignore. Aussi sa voix était trop calme contrairement à lui, trop distante. Bref je vis la culpabilité écrite partout sur mon père, mais je ne peux pas expliquer ce que c'était, mais je sais que quelque chose clochait.
Je détournai le regard juste un instant, quelque chose en moi me faisait croire qu'il disait peut-être la vérité. Zeirian remarqua en effet le mouvement de mes yeux. « Ils savaient » dit-il d'une voix basse. Je reportai mon attention sur lui. « Ils savaient quoi exactement « ? Demandai-je avec toute la curiosité en moi. « Que tu n'étais pas entièrement humaine. »
La pièce sembla plus froide. « Non,! » « Non!!, » dis-je immédiatement. « Ce n'est pas vrai. » Mais ma voix manquait de la force qu'elle avait avant.
Il s'approcha, il ne me menaçait pas, il n'était pas agressif cette fois, il se rapprocha très près.
« Tu l'as senti, » répéta-t-il. De quoi parlons-nous ?, lui demandai-je. Mes mots sonnaient creux même pour moi. "Ça ne fait pas de moi autre chose." Dis-je, bien que je ne sois pas sûre de me croire. Mais les mots semblaient plus faibles et incertains.
« Alors explique-le, » dit-il. Je lui dis que
« Je ne pouvais pas ». « C'était le problème ». Répondit-il. Je n'avais pas d'explication, aucun souvenir et aucune réponse.
Seulement des questions que je n'avais jamais pensé à poser auparavant. Un coup soudain brisa à nouveau le moment. Trois coups secs. « C'est urgent, » dit la personne qui frappait. L'expression de Zeirian changea instantanément pour redevenir une autorité froide.
« Entrez. » L'homme entra, jetant un coup d'œil rapide vers moi avant de se concentrer sur Zeirian. « Alpha, » dit-il, la voix plus basse. Le visage de Zeirian se contracta, comme si la tension se lisait sur son visage. "Qui ?" Demandai-je, la curiosité prenant le dessus. Il m'ignora, les yeux sur l'homme. "Fais-la entrer."
L'homme hocha la tête, il s'écarta, et quelqu'un d'autre entra. Elle bougeait lentement, à dessein. La deuxième fois que je la vis, quelque chose changea en moi. Ce n'était pas de la douleur, c'était plutôt quelque chose de lourd qui se posait dans ma poitrine.
Je reconnus son visage, bien qu'elle paraisse plus âgée que la dernière fois. Elle n'était pas fragile ni simplement usée, comme si la vie avait laissé sa marque, gravé des histoires partout sur elle. Ses yeux se verrouillèrent sur les miens et ne lâchèrent pas.
« Toi… » expira-t-elle. Sa voix me glaça. Zeirian intervint immédiatement, la voix tendue. « Tu la connais ? ». Elle l'ignora, elle s'approcha de moi, avec ses yeux partout sur moi, scrutant mon visage comme s'il y avait une réponse qu'elle avait besoin mais ne voulait pas entendre.
« Comment tu t'appelles ? » demanda-t-elle. « Aelira. » Hésitai-je, me sentant méfiante. Elle prit une inspiration tremblante, presque cachée. « Aelira, » répéta-t-elle. Quelque chose en elle devint reconnaissance, pas de la colère.
« Non, » murmura-t-elle. « Ça ne peut pas être... » « Quoi ? » Dis-je, me sentant totalement perdue.
Elle détourna enfin son regard du mien et se tourna vers Zeirian, l'urgence dans la voix. « Sors-la d'ici. Maintenant. » Zeirian se raidit. « Tu dois expliquer. »
« Elle ne peut pas rester, » insista la femme, la voix suppliante. « Si elle reste ». « Si elle reste, quoi ? » Pressa Zeirian. Elle marqua une pause, et dans ce silence je vis une vraie peur au fond de ses yeux. « Pour une fois, sois franche, » claqua Zeirian.
Elle reporta son regard sur moi, la voix plus ferme. « Elle le porte. » Mon cœur s'emballa. « Porte quoi ? » Son regard ne cilla pas. « Le sang de celle qui l'a maudit. »
La pièce devint silencieuse. Je retins mon souffle. « Non… » murmurai-je.
Mais elle tint bon. « Tu le sens, n'est-ce pas ? » murmura-t-elle. « La voix, la traction. Cette obscurité en toi qui n'appartient pas. »
Je sentis ma poitrine se nouer. Elle avait raison. Je ne pouvais plus le nier. « Ce n'est pas possible, » dis-je à peine. « C'est possible, » dit-elle.
Zeirian avança, tranchant net à travers la tension. « Donc elle est liée à la sorcière. C'est ce que tu dis. »
La femme hocha la tête. Personne ne bougea ni ne parla. « Et si c'est le cas ? » Dit Zeirian, la voix froide. Elle regarda entre nous, et dit simplement : « Alors elle n'est pas ici pour te sauver. » Je le sentis. « Elle est ici pour finir ce qui a commencé ». Dit la femme.
LA BOUCHE QUI S OUVRE DANS LE CIELPOV Première Personne : AeliraAprès les cheveux qui repoussaient dans la nuit, c est le ciel qui a ouvert bouche.On l a vue le matin du onzième jour après avoir fermé vieux puits.Pas nuage.Pas soleil.Une forme dans ciel.Haute.Grande.Ronde et longue.Comme bouche ouverte.Noire dedans.Bords gris qui bougeaient.Comme fumée qui fait cercle.On a tous levé tête.Kemi a dit.« Ciel est cassé ? »J ai dit.« Non. C est elle. »Depuis longtemps elle flottait haut.On sentait.Mais on ne voyait pas.Maintenant on voyait bouche.Grande bouche dans ciel bleu.Qui s ouvrait lentement.Et qui regardait en bas.Vers nous.Vers butte.Doran a dit.« Elle a fait bouche pour avaler. »« Avaler quoi ? »« Nous. Ou butte. Ou tout. »Le deuxième jour, bouche plus grande.On voyait dedans plus noir.Et autour, vent tournait.Petit vent qui tournait autour de bouche.Comme eau qui tourne avant de tomber dans trou.Feu haute fumée qu on faisait montait et
LES CHEVEUX QUI REPOUSSENT DANS LA NUITPOV Première Personne : AeliraAprès le ventre qui battait sous la butte, ce sont les cheveux qui ont repoussé.Pas nos cheveux.Les cheveux blancs.Ceux qu on brûlait.On avait travail quatre.Brûler cheveux blancs.On trouvait cheveux blancs longs sur terre.Près du cercle.Près de la rivière.Parfois dans maison.Blancs comme fil de lune.On les ramassait et on brûlait chaque soir avec fumée basse.Ça marchait.Plus de cheveux le jour.Mais le matin du douzième jour après que cœur s est endormi, on a trouvé plus.Beaucoup plus.Kemi s est levée et a crié.Ses pieds pris dans cheveux.Plein de cheveux blancs sur sol de maison.Longs.Emmêlés.Qui couvraient sol.Comme toile d araignée blanche.J ai tiré Kemi.Cheveux accrochés à ses chevilles.Froids.Mouillés.Qui sentaient eau noire.Kori est venu.Il a coupé cheveux avec couteau.Cheveux criaient petit cri quand on coupait.Comme mains blanches avant.On a ramassé tous cheveux dans maison.
LE VENTRE QUI BAT SOUS LA BUTTEPOV Première Personne : AeliraAprès les mains qui poussaient dans le mur, c est la butte qui a battu.Comme un cœur.On l a senti le matin du cinquième jour après avoir refait murs avec sel.Je dormais près du mur sud.Par terre, dos contre terre.Et j ai senti.Boum.Boum.Lent.Sous terre.Sous maison.Sous butte.Comme cœur gros qui bat.J ai ouvert yeux.Kemi dormait.Kori aussi.Mais sol vibrait.Petit.Boum.Boum.Je suis sortie.Pieds nus sur terre.J ai senti mieux dehors.Butte devant.Elle battait.On voyait même herbe dessus bouger un peu à chaque boum.Comme poitrine qui respire.J ai appelé Doran.Il est venu.Il a mis main sur terre de la butte.Il a fermé yeux.« C est elle, » a t il dit.« Quoi elle ? »« Son cœur. Ou ce qui reste de son cœur en bas. Il bat encore. »« Pourquoi bat ? »« Parce qu on a fermé mains. Fermé terre. Fermé air. Son cœur cherche autre chemin. »Le deuxième jour, battement plus fort.On entendait la n
LES MAINS QUI POUSSENT DANS LE MURPOV Première Personne : AeliraAprès la terre qui s était ouverte, ce sont les mains qui ont poussé.Pas nos mains.Dans le mur de la maison.La maison en pierre près de la butte.Où on dort.Le mur du nord.On l a vu le matin du quatrième jour après que terre s est refermée.Kemi a dit.« Mur a des boutons. »Je suis allée voir.Mur nord.Pierre grise.Et dessus, petites bosses.Comme si pierre poussait vers dehors.Cinq bosses.Rondes.Grosses comme poing.J ai touché.Froid.Dur.Mais ça bougeait un peu.Comme si quelque chose poussait de l autre côté.Doran est venu.Il a touché aussi.« Ce n est pas pierre, » a t il dit.« C est dessous. »« Quoi dessous ? »« Quelque chose qui pousse. »On a gratté autour d une bosse avec couteau.Pierre est tombée.Dessous, pas pierre.Peau.Blanche.Plissée.Comme main fermée.Qui pousse à travers mur.On a reculé.Kori est venu.Il a vu.« Main ? »« Oui. »« D où ? »On a regardé dehors du mur.Dehors, pas
LA TERRE QUI S OUVREPOV Première Personne : AeliraAprès les oiseaux qui ne chantaient plus, c est la terre qui s est ouverte.Pas grande ouverture.Petite.Mais profonde.On l a vue le matin du onzième jour après feu haute fumée.Près du cercle chaud.Entre cercle et fossé salé.Une fente.Longue comme mon bras.Large comme mon doigt.Noire dedans.On ne voyait pas le fond.Kemi l a vue en premier.Elle a dit.« La terre a une bouche. »Je suis venue voir.J ai touché bord.Terre chaude.Plus chaude que reste.Doran est venu.Il s est mis à genoux.Il a mis oreille près de fente.Il a écouté.« Ça souffle, » a t il dit.« Quoi ? »« Air froid sort de la fente. »On a mis main au dessus.Oui.Air froid sortait.Même si terre chaude autour.Froid comme hiver.Kori a mis petit bâton dedans.Bâton descendu.On ne voyait plus bout.Il a lâché.On a entendu rien.Pas de toc en bas.Donc très profond.Le deuxième jour, fente plus longue.De deux bras maintenant.Et plus large.Deux doigts
LES OISEAUX QUI NE CHANTENT PLUSPOV Première Personne : AeliraAprès les arbres qui avaient bu le sel, ce sont les oiseaux qui se sont tus.Pas tous les oiseaux.Ceux du matin.On avait l habitude.Chaque matin, avant le soleil, les petits oiseaux noirs chantaient.Sur les trois arbres près du cercle.Fort.Ça voulait dire jour vient.On se levait avec eux.Puis un matin, pas de chant.Silence.J ai ouvert les yeux.Ciel clair.Mais pas de bruit d oiseaux.Kemi s est réveillée aussi.Elle a dit.« Pourquoi ils dorment encore ? »« Je ne sais pas. »On est sorties.Les trois arbres.Celui qui avait reverdi et les deux qui repoussaient.Personne dessus.Pas un oiseau.Juste branches.Kori est venu.Il a levé la tête.« Ils sont partis ? »Doran est venu.Il a écouté longtemps.« Pas partis. Cachés. »« Pourquoi cachés ? »« Quelque chose les fait taire. »On a attendu midi.Toujours pas de chant.Même pas un petit cri.Le deuxième jour, même silence.On a fait notre travail du matin.
L’ENNEMI DANS SES YEUX (POV à la première personne — Aelira)Mon cœur s’est arrêté, je ne pouvais pas respirer. Ses mots sont restés là. Elle porte le sang de celui qui l’a maudit.J’ai regardé Zeirian. Il m’a regardée en retour. Mais ce n’était pas pareil. La colère était toujours là. L’attract
(Point de vue à la première personne — Aelira)Le bruit de la porte qu’on traînait pour la fermer me terrifia, et mon cœur rata un battement. Je restai immobile un moment, fixant le bois épais comme si je pouvais le forcer à s’ouvrir par la seule force de ma volonté. La porte ne bougea pas, évidemm
Point de vue à la première personne — Aelira)Je ne pouvais plus respirer. Ses mots étaient toujours suspendus dans l’air, tranchants comme une lame. La mâchoire de Zeirian était crispée. Il ne me regardait même plus. C’était comme si je n’existais déjà plus pour lui. Et alors j’ai compris. Il le p
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