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Chapitre 48: l'ultimatum

Penulis: Nanalie
last update Tanggal publikasi: 2026-09-17 22:38:48

Le médecin m’autorisa à sortir de l’hôpital dans la matinée, à condition que je respecte scrupuleusement les recommandations qu’il m’avait données. Je devais boire régulièrement, manger en petites quantités et revenir immédiatement si les vomissements reprenaient avec la même intensité.

Je hochai la tête à chacune de ses paroles, sans vraiment réussir à me concentrer. Mon corps était encore faible, mes jambes tremblaient dès que je restais debout trop longtemps et une fatigue profond
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    Je n’avais presque pas dormi.Toute la nuit, je m’étais retournée dans le lit, incapable de trouver une position confortable. Mon corps était encore affaibli par les derniers jours, mais ce n’était pas lui qui m’empêchait de dormir.C’était ce qui m’attendait.La réunion.Mes parents avaient appelé la famille de Lux la veille, après notre arrivée. Ils avaient décidé que tout devait être réglé dès le lendemain, comme si ma vie pouvait se résumer à une série de problèmes qu’il suffisait de réunir autour d’une table pour résoudre.Au petit matin, j’étais toujours assise sur le bord du lit lorsque ma mère entra.— Lève-toi. Ils vont bientôt arriver.Je levai les yeux vers elle.— Qui ?Elle me lança un regard impatient.— Les parents de Lux.Mon ventre se noua.Je regardai instinctivement ma valise, toujours fermée dans un coin de la chambre. Je n’avais pas eu le courage de défair

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    Je pensais qu’en sortant de l’hôpital, je pourrais enfin respirer.Je m’étais trompée.À peine avions-nous quitté l’établissement que mon père m’annonça que nous ne retournerions pas simplement chez eux pour quelques jours.— Tu dois préparer tes affaires, me dit-il. Nous repartons aujourd’hui.Je tournai brusquement la tête vers lui.— Aujourd’hui ?— Oui.— Pour combien de temps ?Il me regarda comme si la réponse était évidente.— Définitivement.Je restai silencieuse.Mon regard se porta vers ma mère, espérant trouver chez elle un peu de compréhension, mais elle se contenta de regarder devant elle.— Papa, je travaille ici.— Je sais.— J’ai des responsabilités.— Tu n’es plus en état de les assumer.Je fronçai les sourcils.— C’est moi qui déciderai si je peux continuer à travailler ou non.— Non, Lurie.Sa vo

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    Le médecin m’autorisa à sortir de l’hôpital dans la matinée, à condition que je respecte scrupuleusement les recommandations qu’il m’avait données. Je devais boire régulièrement, manger en petites quantités et revenir immédiatement si les vomissements reprenaient avec la même intensité.Je hochai la tête à chacune de ses paroles, sans vraiment réussir à me concentrer. Mon corps était encore faible, mes jambes tremblaient dès que je restais debout trop longtemps et une fatigue profonde pesait sur mes épaules. Pourtant, une seule chose occupait mon esprit : quitter cet endroit.Pas parce que je me sentais complètement rétablie, mais parce que je savais que mes parents m’attendaient dans le couloir.Ils étaient venus me chercher comme on vient récupérer quelqu’un qui a commis une faute, pas comme des parents venus retrouver leur fille après une hospitalisation. Depuis leur arrivée, je n’avais reçu ni étreinte ni parole rassurante. Seulement des reproches, des

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    La porte de ma chambre s’ouvrit en début d’après-midi.Je tournai lentement la tête vers l’entrée et aperçus mes parents. Ma mère tenait son sac contre elle, le visage fermé. Mon père avançait derrière elle, les traits sévères et les lèvres pincées.Pendant une seconde, je ressentis un soulagement en les voyant. Puis leur expression effaça aussitôt cette sensation.Ils n’étaient pas venus me prendre dans leurs bras.Ils étaient venus me juger.— Enfin réveillée, déclara ma mère.Sa voix ne contenait aucune douceur. Je baissai les yeux vers mes mains posées sur la couverture.— Bonjour, maman.Elle s’approcha du lit, observa ma perfusion, puis regarda la chambre comme si elle cherchait quelque chose à critiquer.— Regarde dans quel état tu t’es mise.Je fronçai légèrement les sourcils.— Je ne l’ai pas fait exprès.— Bien sûr que non. Tu ne fais jamais rien exprès, n’est-ce pas

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    Le lendemain matin, je me réveillai avec une nausée si violente que je n’eus même pas le temps de quitter mon lit calmement. Je me redressai brusquement, plaquai une main sur ma bouche et courus jusqu’à la salle de bains. À peine agenouillée devant les toilettes, je vomis. Mon corps se contracta avec une telle force que mes doigts s’enfoncèrent dans le rebord de la cuvette. Je vomis longtemps. Lorsque mon estomac fut complètement vide, les spasmes continuèrent. Je n’avais plus rien à rejeter, mais mon corps semblait incapable de s’arrêter. Un liquide amer me brûlait la gorge. Mes yeux se remplirent de larmes et une douleur sourde se répandit dans mon ventre. Je restai à genoux, haletante, le front couvert de sueur. Je ne savais pas combien de temps s’était écoulé lorsque je réussis enfin à me redresser. Mes jambes tremblaient tellement que je dus m’appuyer contre le mur pour regagner ma chambre.

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    Le lendemain matin, je me réveillai avant même que mon réveil ne sonne.Pendant quelques secondes, je restai immobile, les yeux fixés au plafond, incapable de me rappeler pourquoi mon corps semblait aussi lourd. Puis les événements de la veille me revinrent brutalement à l’esprit : les deux lignes sur le test, ma voix tremblante au téléphone avec Amy, cette certitude nouvelle qui avait bouleversé toute mon existence.Je posai instinctivement une main sur mon ventre.Il n’y avait encore rien à voir. Rien qui puisse révéler le secret que je portais. Pourtant, je ne pouvais plus considérer mon corps comme avant. Chaque sensation me paraissait différente, chaque fatigue prenait un autre sens.Je me levai avec précaution, pris une douche rapide et préparai un café. Dès que l’odeur chaude monta de la tasse, mon estomac se contracta. Je repoussai aussitôt la boisson et me contentai de quelques biscuits secs.Je venais à peine de terminer de m’ha

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