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Chapitre Deux

Author: Ticky
last update publish date: 2026-05-19 02:44:26

Le bandit qui me tenait me laissa tomber lourdement au sol. Je grimaçai de douleur, sentant mon articulation se déboîter. « Tu veux la même viande, hein ? »

L'un des bandits laissa échapper un rire grossier, essuyant le sang qui coulait du coin de sa bouche. L'homme tapi dans l'ombre ne bougea pas. Mais l'atmosphère autour de lui se chargea d'une tension palpable.

Le rire du bandit s'éteignit lentement dans sa gorge. « Je te suggère, » finit par dire l'étranger d'une voix basse et calme, « de bien choisir tes prochains mots. » Un frisson me parcourut l'échine.

Même les bandits semblaient désormais déstabilisés, échangeant des regards nerveux. Celui qui était le plus proche de moi laissa échapper un ricanement forcé, bien que sa voix manquât d'assurance. « Et si on ne veut pas ? »

L'étranger s'avança. Le clair de lune éclairait partiellement son visage, révélant des traits fins et des yeux argentés pâles qui brillaient d'une lueur surnaturelle dans l'obscurité. Je retins mon souffle. La puissance qui émanait de lui était si intense que j'en étais presque suffocant.

« Tu vas mourir », répondit-il simplement.

La forêt se tut un instant, puis soudain… Un grognement s'échappa de la gorge d'un des bandits qui se jeta en avant avec une imprudence folle. Tout se passa trop vite. L'étranger se déplaçait comme une ombre, à une vitesse fulgurante. Un craquement sinistre résonna entre les arbres avant que son corps ne s'écrase sans vie contre un tronc voisin.

Les autres se figèrent instantanément. La peur remplaça toute trace d'arrogance sur leurs visages. « C-c'est de la folie… » « Il n'est pas normal… »

« Courez ! » cria un autre.

En quelques secondes, les bandits restants se dispersèrent dans la forêt sans se retourner. Le seul bruit était le crépitement de la pluie ruisselant sur le sol, mêlé au sang qui coulait le long de mon cou, là où le bandit m'avait étranglé. Je luttais pour me relever, mon corps tout entier tremblant de douleur. Ma cheville me brûlait atrocement et je pouvais à peine bouger mon bras.

L'étranger se tourna lentement vers moi. Et d'une certaine façon… cela me terrifia plus encore que les loups solitaires. Ses yeux argentés se fixèrent sur les miens, intenses et impénétrables.

Puis son regard glissa vers mon cou.

Vers l'endroit où le sang suintait. Ma vision se brouilla ; je savais pertinemment que ma conscience s'évanouissait à cause de la quantité de sang que j'avais perdue. Je finis par le regarder correctement. Le clair de lune filtrait à travers les arbres, juste assez pour que j'entrevoie son visage. Une mâchoire carrée, des cheveux noirs humides de pluie. Des yeux argentés qui brillaient d'une lueur surnaturelle sous le ciel orageux. Magnifique, d'une beauté terrifiante.

Cette simple réalisation me noua l'estomac. Aucun loup ordinaire ne dégageait une telle présence. Pas même l'Alpha Kaden… l'alpha de notre meute. « Q-qui êtes-vous ? » demandai-je doucement.

Un instant, je crus qu'il ne répondrait pas. « Un homme dont vous devriez vous tenir éloignée. » J'avalai ma salive nerveusement avant de réaliser tout autre chose.

Une chaleur brûlante sous ma peau. Qui s'emparait de mon corps. Plus je m'approchais de lui, plus l'attirance s'intensifiait. Un léger gémissement m'échappa avant que je puisse le retenir. Son corps se raidit instantanément. L'éclat argenté de ses yeux s'assombrit lentement tandis que son regard se posait sur moi. Mon cœur se mit à battre la chamade, un bruit assourdissant résonnant dans mes oreilles, en harmonie avec le rythme lourd qui émanait de sa poitrine sous la mienne.

Chaque loup-garou savait que les âmes sœurs se reconnaissaient à leur loup intérieur. Le lien naissait de l'odeur, puis de la chaleur. Mais je n'avais pas de loup. Ou du moins… le mien ne s'était jamais éveillé. Alors pourquoi mon corps réagissait-il ainsi ? Pourquoi tous mes instincts me criaient-ils de rester près de lui au lieu de fuir ?

La chaleur qui m'envahissait devint insoutenable, s'insinuant sous ma peau comme un feu. Avant même que je puisse réfléchir davantage, ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes. Une vague de chaleur me submergea. Sa main se resserra légèrement autour de ma taille tandis que la pluie redoublait d'intensité, les gouttes froides se mêlant à la chaleur intense qui me consumait de l'intérieur. Un grognement sourd monta du plus profond de sa poitrine. Un grondement possessif, une revendication. 

Je me suis surprise à caresser ses avant-bras, sentant sa chaleur sous mes aisselles… J’ai failli gémir. Mon pouls s’accélérait sous lui tandis qu’il caressait ma taille. Ses mains ont relevé mon menton vers la lune avant de poser ses lèvres sur les miennes. C’était froid au début, puis la sensation s’est transformée en une ardeur brûlante lorsqu’il a glissé sa langue dans ma bouche avec impatience. J’étais moi aussi impatiente, suivant son exemple, mes mains se posant sur sa chemise, j’en ai déboutonné les boutons, puis je l’ai arrachée.

Personne ne m’avait jamais embrassée ainsi ! Personne ne m’avait jamais rendue aussi impatiente. Je n’en voulais que plus, toujours plus, sans jamais me lasser. Il m’a allongée sur le sol, ses mains caressant mes cuisses avant de retirer mes sous-vêtements et de glisser ses doigts en moi, me faisant crier de plaisir. Le temps s’écoulait dans un souffle haletant. Mon corps tremblait tandis que ses mains parcouraient mon corps, attisant encore plus le feu en moi.

Je devrais le repousser. Je ne le connaissais pas, je ne pouvais pas le voir, mais intérieurement, je criais de plaisir tandis que sa langue opérait une magie autour de mon intimité. Et ses gémissements… alors que je chevauchais son visage. Quelle impudeur ! J'adorais être impudique avec lui. Avec cet inconnu, tandis que la lune dansait avec l'eau et que le vent jouait avec les arbres, ne laissant que les étoiles pour contempler et se former autour de mes yeux alors que j'atteignais l'orgasme.

J'en voulais plus, tout comme l'inconnu apaisé. Je ne pouvais me lasser de lui, personne ne m'avait jamais fait ressentir cela. Sa bouche a rencontré la mienne, m'embrassant et vénérant mon corps avant de se débarrasser de son pantalon et de son caleçon. « À moi », grogna l'inconnu, son regard pesant sur moi tandis qu'il caressait ma peau en écoutant mon cri de louange.

Ses mains étaient partout sur moi alors que je le sentais pénétrer mon entrée. Je m'écartai davantage, lui offrant un meilleur accès. J'avais tellement besoin de lui. La chaleur de l'accouplement m'avait déjà embrasée.

 Puis il était en moi, me caressant. Rien dans sa façon de me pénétrer n'évoquait la douceur. C'était dur, ardent, et vorace. Chaque son qui sortait de ma bouche était accompagné du sien… et j'adorais ça. Le plaisir m'envahit alors que nous atteignions l'orgasme… Immédiatement, un hurlement de loup retentit.

Après notre première étreinte, nous restâmes enlacés. Il était si fort, ses muscles recouvraient mon corps. Il déposa un baiser sur mon front… puis sur mes lèvres avant de s'enfoncer en moi.

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