LOGINRoman Kael, PDG aussi brillant qu'impitoyable, s'accorde une parenthèse avec Sofia Vance, sa directrice financière. Une liaison éphémère, aussitôt enterrée par un protocole d'oubli. Mais quand Sofia découvre qu'elle est enceinte, Roman ne lui laisse aucun choix : elle doit disparaître ou faire disparaître l'enfant. Sofia refuse. Elle garde l'enfant, tait sa grossesse et continue d'exercer ses fonctions avec la même rigueur, jusqu'à ce que leur secret éclate au grand jour. Les marchés sanctionnent, les actions chutent . Pour sauver son empire, Roman sacrifie Sofia en public, niant tout en bloc. Humiliée, elle s'efface. Trois ans plus tard, le hasard les confronte à nouveau. Sofia a rebâti sa vie : elle dirige sa propre entreprise, rayonnante, et tient par la main une petite fille prénommée Liv. Son regard croise celui de Roman, et elle lui glisse, avec un calme dévastateur : — J'ai la seule arme que tu ne pourras jamais cacher . Roman encaisse le choc. Il comprend alors, trop tard, que la seule chose qu'il n'avait pas prévue au tableau de bord, c'était l'amour. Et qu'en voulant tout contrôler, il a tout perdu . Il regarde cette belle petite fille qu'il veut maintenant assumer mais Sofia lui dit qu'il est trop tard .
View MoreSofiaLe printemps est revenu sur Newcastle. Les arbres de Grey Street bourgeonnent, les terrasses des cafés se remplissent, et les étudiants de l'université traversent les rues en riant, leurs cartables sur le dos. Après des mois de grisaille et de pluie, la ville respire à nouveau, et je respire avec elle.Aujourd'hui, c'est une journée particulière. Aujourd'hui, nous organisons un pique-nique dans le parc, tous les trois. Roman, Liv et moi. Un pique-nique de parents, pas d'amants. Un pique-nique de reconstruction, pas de retrouvailles.Je prépare les sandwiches dans la cuisine, pendant que Liv sautille autour de moi, impatiente.— Papa, il va venir quand ? demande-t-elle pour la dixième fois.— Bientôt, ma chérie. Il a dit onze heures.— Et Gabriel, il vient aussi ?La question me prend au dépourvu. Liv ne sait rien de mes tourments, de mes choix, de mes hésitations. Elle sait juste que Gabriel et Roman sont deux personnes importantes dans sa vie, et qu'elle les aime tous les deux.
SofiaLes semaines passent, et quelque chose a changé. Quelque chose de subtil, d'imperceptible, mais de profond. Un poids s'est levé de mes épaules, un poids que je portais depuis quatre ans sans même m'en rendre compte. La haine. La haine pour Roman, qui me rongeait de l'intérieur, qui m'empoisonnait le sang, qui m'empêchait d'avancer.Je ne l'avais pas sentie, cette haine. Je croyais l'avoir dépassée, l'avoir enterrée, l'avoir oubliée. Mais elle était là, tapie dans l'ombre, silencieuse et patiente, comme une bête immonde qui se nourrissait de mes souvenirs. Elle me réveillait la nuit, elle hantait mes rêves, elle contaminait mes joies.Et puis, en décidant de co-élever Liv avec Roman, en acceptant de lui faire une place dans nos vies, j'ai senti cette haine s'effriter, se fissurer, s'effondrer. Comme un mur que l'on croyait indestructible, et qui s'écroule au premier coup de pioche.Ce n'était pas encore le pardon. Le pardon, c'est autre chose. Le pardon, c'est un acte volontaire,
SofiaAprès le départ de Gabriel, je reste longtemps assise sur le canapé, à regarder le mur sans le voir. Ma décision est prise pour Gabriel, mais il reste Roman. Il reste cet homme qui a été mon amant, mon bourreau, mon fantôme. Il reste le père de ma fille, et cette réalité, personne ne peut l'effacer.Je prends mon téléphone, je compose son numéro. Il répond à la première sonnerie, la voix anxieuse, comme s'il attendait cet appel depuis des jours.— Sofia ? Tout va bien ?— Oui, tout va bien. Il faut qu'on parle, Roman. Tu peux venir ?— Maintenant ?— Maintenant.Il arrive une heure plus tard, le visage pâle, les traits tirés. Il n'a pas dormi non plus, cela se voit à ses yeux rougis, à ses gestes nerveux, à sa façon de triturer le col de sa chemise comme un écolier convoqué chez le directeur.Je le fais entrer, je lui offre un café qu'il accepte cette fois, et nous nous asseyons face à face. Comme avec Gabriel, mais tout est différent. L'atmosphère est plus lourde, plus chargée,
SofiaLe matin se lève sur Newcastle, gris et froid, mais mon cœur est plus clair qu'il ne l'a jamais été. Après cette nuit de réflexion, après ces heures de doute et de tourment, j'ai enfin trouvé ma réponse. Elle n'est pas simple, elle n'est pas évidente, elle n'est peut-être pas celle que j'espérais. Mais elle est mienne. Elle est vraie.Je dépose Liv à l'école, je l'embrasse sur le front, je lui promets de venir la chercher à la sortie. Puis je prends mon téléphone, et j'appelle Gabriel.— Sofia ? dit-il de sa voix grave et chaude. Tout va bien ?— Oui, tout va bien. Il faut qu'on parle. Vous pouvez venir chez moi ?— Maintenant ?— Maintenant. C'est important.Il arrive une demi-heure plus tard, le visage tendu, les yeux inquiets. Il porte un manteau sombre, une écharpe bleue, et il est si beau, si présent, si vivant que mon cœur se serre. Je le fais entrer, je lui offre un café qu'il ne boit pas, et nous nous asseyons face à face dans le salon.— Gabriel, dis-je en prenant une p
SofiaLe jour se lève doucement sur Newcastle, et les premiers rayons du soleil filtrent à travers les rideaux du salon. Je suis blottie contre Gabriel, ma tête posée sur son épaule, sa main dans la mienne. Nous n'avons pas dormi de la nuit, mais je ne me suis jamais sentie aussi reposée. Reposée p
SofiaLe silence qui suit la suspension d'audience est presque irréel. Les journalistes rangent leurs carnets, les avocats replient leurs dossiers, les greffiers s'affairent autour du bureau du juge. Et Roman reste assis, immobile, les poings serrés, le visage déformé par une rage qu'il ne cherche
Elle pose sa main sur la mienne, un geste léger, presque furtif, mais qui me parcourt comme une décharge électrique. Sa peau est douce, chaude, vivante. Et dans ce geste, il y a plus que de la gratitude. Il y a de l'affection, de la tendresse, peut-être même les prémices d'un sentiment plus profond
Je me rassois sur le canapé-lit. Je pose mes mains sur mon ventre. Ma fille se réveille doucement, bouge un peu. Je lui parle en silence, dans ma tête. Pardon, ma puce. Pardon pour tout ça. Pardon de ne pas pouvoir te donner la vie que je voulais te donner. P












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.
reviews