Beranda / Romance / Le Plus Grand Regret de Mon Ex-Mari / Chapitre 8 : Première apparition

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Chapitre 8 : Première apparition

Penulis: Rarejewel
last update Tanggal publikasi: 2026-07-29 07:39:39

Roman avait mangé chez Varro's une douzaine de fois.

C'était le genre d'endroit qui restait plein sans jamais se faire de publicité, boiseries sombres, tables assez espacées pour que les conversations restent privées. Son déjeuner était avec un promoteur immobilier nommé Gideon Marsh, une discussion de coentreprise que Roman n'avait pas encore décidé de poursuivre. De la routine. Il avait fait cinquante rendez-vous comme celui-là.

Il la vit à quatre pas de la porte.

Table d'angle, légèrement en retrait de la salle principale. Quatre personnes. Dante à sa gauche, bras détendus, posture relâchée de cette manière particulière propre à quelqu'un qui n'était jamais vraiment relâché. Un homme aux cheveux argentés en face d'elle, le genre de visage qui disait avocat, ou conseiller senior, le genre de costume coûteux qui disait qu'il portait des costumes coûteux depuis trente ans. Un homme plus jeune à côté de lui, penché en avant, parlant avec ses mains.

Et Sera au centre de tout ça, en train de rire.

Pas la version prudente. Pas le rire contenu et convenable qu'elle réservait aux pièces pleines de gens en qui elle n'avait pas entièrement confiance. Celui-ci était réel, la tête légèrement rejetée en arrière, une main à plat sur la table, tout son visage ouvert d'une façon qu'il ne lui avait jamais vue. Elle avait l'air de quelqu'un qui venait de placer une réplique parfaite et qui le savait.

Roman avait regardé son sourire des centaines de fois en trois ans.

Il ne l'avait jamais vue comme ça.

Elle était habillée différemment aussi. Plus les vêtements discrets et toujours appropriés de leur mariage, le genre qui convient à toutes les occasions et dont on ne se souvient d'aucune. Ce qu'elle portait maintenant était sombre et structuré, une veste cintrée, quelque chose dans l'ensemble qui disait qu'elle était entrée et avait pris une décision tranquille sur la pièce avant même de s'asseoir. Sa posture était différente. Sa façon de tenir la table était différente.

Elle avait l'air d'être elle-même. Il comprit, debout là, qu'il n'avait jamais vu ça auparavant.

« Monsieur Ashford. » Le maître d'hôtel, apparu à son coude. « Votre table est prête. »

Il suivit le maître d'hôtel à travers la salle. Marsh se leva, lui serra la main, et parlait déjà avant même que Roman ne soit complètement assis. Le projet du quartier nord, les délais prévisionnels, le blocage des taux. Roman prit le menu et ne le lut pas.

Ses yeux revinrent vers la table de Sera.

Elle écoutait maintenant, le menton posé sur une main, concentrée sur l'homme aux cheveux argentés avec ce genre d'attention qui fait sentir à celui qui la reçoit qu'il est la voix la plus importante de la pièce. Il savait qu'elle savait faire ça. Il n'avait simplement jamais envisagé que c'était quelque chose qu'elle choisissait d'offrir, pas quelque chose qu'elle donnait automatiquement.

« La parcelle du côté est, c'est là que se trouve la vraie valeur », dit Marsh. « Si on bouge avant la fin du trimestre, on peut... »

« Roman. »

Il leva les yeux. Marsh avait l'expression d'un homme qui avait déjà prononcé son nom au moins deux fois.

« Désolé », dit Roman. « La parcelle du côté est. Explique-moi les chiffres. »

Il ne regarda pas la table de Sera pendant les onze minutes suivantes. Il fit exprès.

À la douzième minute, il regarda.

Elle regardait déjà dans sa direction.

Deux secondes, peut-être moins. Ses yeux le trouvèrent à travers la salle avec cette qualité calme et posée de quelqu'un qui avait déjà décidé exactement ce que valait ce moment. Aucune surprise là-dedans. Aucun changement dans son expression. Juste un signe de reconnaissance clair et neutre, le genre qu'on adresse à quelqu'un qu'on a connu autrefois, puis elle se retourna vers sa table.

Pas pour se détourner de lui. Pour revenir à sa table. Il sentit la différence.

Il pensa à traverser la salle. Il passa en revue l'idée comme il passait en revue les décisions sous pression, les résultats possibles, les coûts probables. Il pouvait se lever. Il pouvait traverser. Il ne savait pas ce qui se passerait ensuite, et Roman Ashford ne se lançait jamais dans des situations qu'il ne pouvait pas mener à terme.

Il resta assis.

Marsh termina son argumentaire pendant le plat principal. Roman posa les bonnes questions, ne laissa rien transparaître, prit les chiffres du côté est au sérieux parce qu'ils étaient réellement intéressants, ce qui lui apprit quelque chose sur sa capacité à fonctionner tout en étant distrait.

Au moment où le café arriva, sa table était vide.

Il ne l'avait pas vue partir. Il regardait Marsh esquisser quelque chose sur une serviette, et quand il releva les yeux, la table d'angle avait été débarrassée et redressée, des verres propres accrochant la lumière, aucune trace de personne.

Il conclut la réunion. Serra la main de Marsh. Lui dit qu'il le recontacterait, et le pensait vraiment.

Il s'arrêta à l'entrée pour récupérer sa veste.

« Monsieur Ashford. » Le maître d'hôtel, un homme posé qui travaillait dans cette salle depuis aussi longtemps que Roman venait ici. Il tenait la veste sans la lui tendre immédiatement, ce qui signifiait qu'autre chose allait venir d'abord. « Mademoiselle Montague a réglé l'addition de votre table ce matin, avant votre arrivée. Elle m'a demandé de vous transmettre un message. »

Roman le regarda.

« Elle a dit : passez un bon après-midi. »

Le maître d'hôtel lui tendit la veste.

Roman resta debout à l'entrée de Varro's, sa veste à la main. Elle avait su qu'il avait une réservation ici. Elle avait réglé l'addition avant même qu'il n'arrive. Elle avait laissé quatre mots parfaitement courtois, totalement indéchiffrables, et qui ne lui donnaient absolument rien à quoi répondre.

Et elle avait déjà disparu avant qu'il ne puisse décider quoi faire de tout ça.

Il resta là un instant de plus que ce qui aurait été naturel.

Puis il enfila sa veste et sortit.

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