เข้าสู่ระบบOr, Konia vit la scène devenir plus colorée, plus vivante. Puis une scène revenue du passé se déroula dans le bureau sous ses yeux. Elle savait que ce n'était que mentalement qu'elle y était, pas physiquement. La lumière changea. Le bleu éclatant du ciel de rêve céda la place à la lumière dorée de l’après-midi zanzibarienne. Les murs blancs cassés reprirent leur chaleur. L’odeur de jasmin devint plus nette, mêlée à celle de l’encre et du bois d’acajou. Kofi était assis à son bureau, droit, les coudes posés sur l’acajou poli. Il n’avait pas encore les traits tirés de fatigue. Ses yeux étaient calmes. Alpha, mais pas encore roi usé par la guerre. La Reine Lycane Akua était debout à ses côtés. Grande, fine, le dos droit comme une lame. Sa main reposait sur le dossier du fauteuil de Kofi,
Puis la scène surréaliste changea encore. Le rythme des tourbillons se fit plus saccadé. La musique hésita une seconde, comme un musicien surpris. Les lumières perdirent leur régularité. Les pierres précieuses clignotèrent. Et des éclairs apparurent au milieu des tourbillons. Comme des éclairs d’orage. De l’électricité brute. Mais colorés. Un trait violet jaillit du tourbillon d’améthyste et mordit l’air jusqu’au tourbillon de saphir. Un éclair or fendit le diamant. Un éclair noir, irisé, courut entre l’opale et le rubis. On aurait dit qu'ils communiquaient. Ils ne faisaient pas de bruit. Ils ne sentaient pas l’ozone. Ils vibraient. Chaque trait faisait trembler le sable sous les pattes de Konia, comme si la terre elle-
Konia se tournait et se retournait dans sa couche. Le tissu frais lui collait à la peau couverte d'une fine sueur... Elle ne sut dire si c’était elle ou Shyria qui rêvait Tout ce qu'elle voyait, c'est qu'elle marchait dans un désert, différent de celui qu'elle voyait souvent dans ses songes. Elle était sous forme lupine. Mais pas la Lycane énervée des nuits de chaînes, ni celle à l'esprit marqué des combats et vengeance. Celle-ci était une Lycane puissante, le poitrail large, le pelage gris clair brillant sous la lumière. Chaque muscle répondait à l’instinct de courir, de chasser, de tenir sa meute. Sous ses pattes, le sable n’était pas celui qu’elle connaissait. D’habitude, dans ses songes, le désert de Zanzibar sentait le sel et la verdure. Il y avait la plage tout près, les vagues qui léchaient le rivage, l’oasis avec ses palmiers dattiers dont les feuilles claquaient au vent. Il y avait la chaleur, l’odeur des dattes mûres, le chant des oiseaux près de l’eau. Ici,
Or, il n'existe pas de règle sans exception. Il y avait des êtres avec qui les Jinnarous n'avaient jamais rien eu à traiter. Des personnes qu'ils avaient appréciées, et même aimées, tout simplement. Pour rien. Comme cette Reine Lycane qui aimait passionnément Zanzibar, la nature, le climat et la faune, et voulait protéger le désert et ses mystères, et refusait toute récompense en échange. Naturellement, il y avait aussi des êtres que les Jinnarous détestaient cordialement. L'attitude d'un Jinnarou envers Indé, lorsqu'il était encore jeune, et déjà ambitieux, le témoignait assez... Indé, avant même d'être officiellement Bêta de la meute de Zanzibar, a très tôt aimé, désiré le pouvoir. Et c'était
Le désert ne parle pas. Il retient. Chaque grain de sable est une mémoire, chaque dune une cicatrice. Et sous le sable, parfois, il y a des noms. Des noms qu’on ne prononce pas après le coucher du soleil. Des noms qui sentent le cuivre et la foudre. On ne naissait pas Jinnarou. On le devenait, disaient les anciens. Ou bien on l’avait toujours été, sans le savoir, jusqu’au jour où le désert vous regardait en retour. Ils n’étaient pas des loups. Ils n’étaient pas des sorcières. Ils étaient autre chose. Quelque chose entre la flamme et la soif. Entre la promesse et la trahison. Leur aura frappait avant leur ombre. Une chaleur sèche, qui vous serrait la gorge, qui vous donnait l’impression que votre bourse était plus lourde et votre parole plus légère. Puissance et mystère. Les deux bras du même corps. Quand un Jinnarou entrait dans une tente, les lampes tremblaient même sans vent. Les chiens se couchaient. Les enfants cessaient de pleurer. Parce que quelque chose d’ancien venait de p
Khar marcha un jour et une nuit. Il coupa à travers le désert en évitant les ravines, les feux, les éclaireurs d’Indé. Il but l’eau des racines de sabul, dormit à même la pierre pour ne pas laisser d’odeur. Il n’avait plus de ceinture, plus d’arme. Juste le fil de cuir de Khar serré autour de son poignet. Il devait protéger. C’était tout ce qui restait. Le camp apparut au lever du quatrième jour. Une succession de murs blancs, craquelé, qui piquait les yeux sous la lumière. Personne ne venait ici. Le sable rongeait les coussinets, faisait saigner les pattes, effaçait les pistes. Mais pour ceux qui savaient, il y avait ces cavernes. Des anfractuosités où l’air restait frais. Khar s’arrêta au pied. Il respira. L’odeur lui fit mal. Poussière. Peau. Fumée de feu sans bois. Son clan. Il grimpa. La première chose qu’il vit fut le cercle. Des tentes de toile grise, disposées en demi-lune contre la roche. Des lances plantées en terre. Des guerriers en faction. Mais ce n’ét
Sur le continent. Loin, très loin des îles. L'un après l'autre, des individus à l'apparence peu ordinaire et aux capacités encore moins ordinaires arrivaient à un point de rendez-vous, dans une caverne. Dans la caverne, les représentants des différentes espèces de créatures
Blade et Shirya s'entraînèrent alors au combat, leurs corps puissants se heurtant dans un tourbillon de mouvements rapides et précis. Les deux loups se battaient avec une intensité incroyable, leurs crocs claquaient et leurs grognements remplissaient l'air. Shirya commença par utiliser sa vitesse
Karaba prit une profonde inspiration avant de commencer son récit. "Je l'avais suivie jusqu'à la forêt, où je pensais qu'elle se cachait. J'avais tissé un piège d'illusion pour la museler et la capturer. Je pensais que cela serait facile, que je pourrais la maîtriser sans problème." Mais Khary s'
"Où se cache Khary ?" demanda Indé d'une voix froide et impérieuse. Karaba hésita un instant avant de répondre, son regard fixé sur le sol. "Elle est sur l'île des Corbeaux," dit-elle finalement, sa voix à peine audible. Indé fut choqué par l'information. "L'île... des Corbeaux ?" répéta-t-il,







