Se connecterPOINT DE VUE DE KATLa lumière du matin se déverse à travers les hautes fenêtres du bureau de Jameson comme de l'or liquide, et je porte encore sa chemise. Elle descend jusqu'au-dessus de mes cuisses, douce et chaude de la chaleur de son corps, portant le riche parfum sombre d'Alpha qui fait ronronner mes instincts d'oméga. Mon propre chemisier gît en lambeaux sur le sol, là où je l'ai retiré après le thé renversé. Ses jointures ont effleuré mon épaule nue quand il a enroulé le tissu autour de moi. Ce simple contact brûle encore sous ma peau.Je plie des boîtes de dons quand la porte d'entrée s'ouvre en bas et qu'une nouvelle voix monte l'escalier claire, arrogante, débordante d'une confiance facile.« Oncle Jameson ! Surprise. »La tête de Jameson se redresse brusquement de son registre qu'il faisait semblant de lire. Sa mâchoire se serre. Quelque chose de froid et tranchant traverse le lien qui n'est pas encore tout à fait un lien, le fil invisible que mon loup ne cesse de tirer
Point de vue : KatLe thé fume encore quand je passe à l'action. Jameson me tourne le dos, en train de fouiller dans une boîte d'objets de vente aux enchères près de la fenêtre, et j'attends ce moment depuis ce matin. Mes doigts se referment autour de la tasse en céramique, et je respire un coup qui fait se soulever ma poitrine contre le chemisier blanc fin. Le tissu est déjà assez translucide pour laisser deviner la dentelle noire en dessous, mais ce n'est pas suffisant. Pas nearly assez.Je m'avance vers lui, mes pieds nus silencieux sur le parquet, et quand je suis assez proche pour sentir le cuir et le pin qui émanent de sa peau, je fais semblant de trébucher sur le bord du tapis.« Jameson— ! »La tasse penche. Le liquide ambré brûlant éclabousse ma poitrine, traversant le chemisier en un instant, et la brûlure contre ma peau m'arrache un cri pas entièrement feint.Le tissu colle à moi comme une seconde peau, devenant pratiquement transparent, et je trébuche vers l'avant juste a
Point de vue : Kat La lumière du matin glisse à travers ma fenêtre comme une promesse, et je me réveille avec l’odeur de Jameson encore accrochée à mes draps pin et fumée et quelque chose de plus sombre qui fait que mes cuisses se serrent avant même que j’aie ouvert les yeux. Le baiser du jardin s’attarde sur mes lèvres, chaleur fantôme, et je les touche de doigts tremblants. Il ne m’a pas repoussée. Je m’étire sous les couvertures, mon corps chantant d’une nouvelle sorte de conscience. Chaque centimètre de ma peau semble électrique, éveillé, affamé. Ma main descend, traçant la courbe de ma hanche, le creux de ma taille, jusqu’à ce que je me surprenne et force mes yeux à s’ouvrir. Concentre-toi, Kat. Ce soir n’était que le début. Si je veux Jameson — et dieux, je le veux — j’ai besoin d’un plan. Je sors du lit et me dirige vers mon bureau, sortant le journal en cuir que j’ai acheté il y a des mois mais dans lequel je n’ai jamais eu le courage d’écrire. La couverture est douce c
Point de vue : KatJe brûle.Les draps sont enroulés autour de mes jambes comme des cordes, ma nuisette est trempée, et ma peau me semble trop étroite pour mon corps. Mais c'est le rêve qui me retient captive, même si la conscience tire aux bords de mon esprit, m'attirant vers le monde éveillé où Jameson n'est pas vraiment là, n'est pas vraimentNe te réveille pas. S'il te plaît, ne te réveille pas.Mais je me réveille, haletante, la main volant vers ma poitrine où mon cœur bat si fort que je jure qu'il pourrait me fendre une côte. Le clair de lune se déverse par la fenêtre, argenté et indifférent, et je suis seule. Si désespérément, douloureusement seule.Le rêve s'accroche à moi comme son odeur du pin et quelque chose de plus sombre, quelque chose qui fait gémir ma louve au fond de mon esprit. Je sens encore le poids fantôme de son corps me pressant contre le matelas, sa silhouette massive recouvrant entièrement la mienne. Dans le rêve, ses dents ont effleuré ma gorge, juste sur
Point de vue de KatLa fête bourdonne derrière moi, un bourdonnement lointain de rires et de verres qui s’entrechoquent, comme s’il appartenait à un autre monde.Mon monde s’est réduit aux larges épaules de Jameson qui s’éloignent tandis qu’il se glisse par les portes-fenêtres et disparaît dans le jardin baigné de lune.Il fuit. Le puissant Alpha, qui a affronté des renégats et des challengers de meute sans broncher, fuit une Oméga de dix-huit ans en robe dorée.Cette certitude envoie un frisson le long de ma colonne vertébrale qui se rassemble, bas et chaud, dans mon ventre.Je le suis.L’air du jardin est frais contre ma peau brûlante, chargé du parfum du jasmin nocturne et de la terre humide.Son odeur me frappe avant que je le voie... ce mélange enivrant de bois de santal, de cuir et de quelque chose qui n’appartient qu’à lui, quelque chose qui fait gémir mon loup et se retourner en signe de soumission. Elle est plus forte ce soir, moins gardée. Son loup est proche de la surface.
Point de vue de KatLa fête tourbillonne autour de moi dans un flou de flûtes de champagne et de rires polis, mais je n’en ressens rien. Chaque nerf de mon corps est accordé à une seule fréquence le timbre profond et résonnant de la voix de Jameson tandis qu’il parle avec mon père près de la cheminée.Je me suis placée à l’autre bout de la pièce, à demi dissimulée derrière un groupe d’anciens de la meute qui radotent sur les limites du territoire. De là, je peux l’observer sans être dérangée.La lune est suspendue dehors, grosse et argentée, derrière les baies vitrées, et sa lumière accroche les fils gris de ses tempes. Il a quarante-deux ans, mais son corps raconte une autre histoire des épaules taillées dans le granit, une poitrine qui tend contre sa chemise anthracite, des mains qui semblent capables à la fois de douceur et de ravage.J’ai rêvé de ces mains. Je me suis réveillée les cuisses serrées, le pouls martelant, le fantôme de son contact s’effaçant déjà de ma peau.Ma robe







