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Jugement du parrain

Author: O. M. F
last update Petsa ng paglalathala: 2026-09-23 21:45:08

#Liée au parrain à vie (Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie )

#L'imagination mon monde 

#Auteur : O.M.F

#Chapitre 5 

******Adrian Chevalier 

*****Retour au manoir. 

*****Le lendemain matin.

L'avion atterrit à l'aube. Je conduis moi-même, ignorant les limitations de vitesse. Le manoir des Chevalier se dresse devant moi, silencieux, presque fantomatique. Les gardes me saluent, mais je ne les vois pas. Je traverse le hall, le couloir, le bureau privé. La chambre est vide. Les draps ont été changés. L'odeur de Sophie a disparu. Effacée. Comme si elle n'avait jamais existé.

— Où est-elle ? Je hurle.

Une femme de ménage sursaute dans le couloir.

— M-Monsieur ?

— Sophie Dubois. La jeune femme qui était ici. Où est-elle ?

— Elle est partie, Monsieur. Hier matin. Tôt. Elle a demandé un taxi.

— Elle a laissé un message ? Un mot ? Quelque chose ?

— Non, Monsieur. Rien.

Je reste figé. Elle est partie. Sans un mot. Sans un regard. Comme moi. Je l'ai abandonnée, et elle m'a abandonné à son tour. Le karma est une pute. Je sors mon téléphone. Je compose le numéro de Liliane.

— Adrian ? Qu'est-ce que tu veux ? Il est six heures du matin.

— Où est Sophie ?

Un silence puis :

— Pourquoi tu demandes ça ?

— Liliane. Où. Est. Sophie.

— Je ne sais pas. Elle ne répond pas à mes appels. Elle a annulé notre déjeuner. Elle a dit qu'elle avait besoin de temps. Qu'est-ce que tu lui as fait, Adrian ?

— Rien. Je dois la trouver.

— Tu ne lui as rien fait ? Elle était bizarre. Elle avait l'air... brisée. Adrian, si tu lui as fait du mal, je te jure que...

Je raccroche. Je ne peux pas entendre ses menaces. Pas maintenant. Je retourne dans le bureau. Je m'assois sur le canapé où j'ai pris Sophie pour la première fois. Je ferme les yeux. Je revois son visage. Ses yeux. Sa bouche. La façon dont elle a murmuré mon nom. La façon dont elle m'a touché. Sans peur. Sans calcul. Elle n'était pas un piège. Elle était réelle. Et je l'ai perdue.

Je sors mon téléphone. Je compose un numéro.

— Marc. J'ai besoin d'une autre enquête. Trouvez Sophie Dubois. Où qu'elle soit. Quoi qu'elle fasse. Je veux savoir. Et cette fois... ne la perdez pas de vue.

— Compris, patron.

Je raccroche. Je reste seul dans le bureau vide. Le silence est assourdissant.

— Sophie... je murmure dans le vide. Où es-tu ?

Mais le silence ne répond pas. Bref, je dois aller à la maison familiale.

****

La voiture s'arrête devant la vieille maison des Chevalier. C'est une bâtisse imposante, chargée d'histoire, où se réunissent les membres de la famille depuis des générations. Mais ce soir, ce n'est pas une réunion de famille. C'est un tribunal.

Je sors de la voiture sans attendre que le chauffeur m'ouvre la porte. Mes hommes me suivent en silence. Ils connaissent ce regard. Le regard du parrain. Celui qui annonce une tempête. Celui qui ne laisse aucune place à la pitié.

Je pousse la porte d'entrée. Le hall est baigné d'une lumière tamisée. Les membres de la famille Chevalier sont déjà là. Ma mère, assise dans son fauteuil habituel, un sourire aux lèvres. Elle ne sait pas pourquoi je l'ai convoquée. Elle pense peut-être à un dîner de famille. Ma sœur, la grande Chevalier, se tient près de la cheminée, les bras croisés. Elle ne me regarde même pas. Elle sait. Elle sait toujours tout.

Les cousins, les oncles, les tantes. Tous sont présents. Tous se demandent pourquoi je les ai convoqués. Mais personne n'ose poser la question. Personne n'ose briser le silence.

Je m'assois dans le fauteuil au centre de la pièce. Celui qui appartenait à mon père. Celui qui appartient maintenant à moi. Je sors une cigarette de ma poche. Je l'allume lentement, savourant la première bouffée. La fumée s'élève dans l'air, formant des volutes grises.

— Adrian, mon chéri, pourquoi tu nous as tous convoqués ? Demande ma mère, sa voix douce et innocente.

Je ne réponds pas. Je tire sur ma cigarette. J'attends.

La porte s'ouvre. Silvia Delacroix entre dans la pièce. Elle porte une robe élégante, ses cheveux sont parfaitement coiffés. Elle sourit. Elle ne sait pas ce qui l'attend.

— Adrian ! Quelle surprise ! Je ne m'attendais pas à être invitée.

Elle s'approche de ma mère et l'embrasse sur la joue.

— Bonsoir, Madame Chevalier. Vous êtes rayonnante ce soir.

Ma mère sourit, flattée.

— Oh, Silvia, tu es toujours si gentille. Adrian, tu ne m'avais pas dit que Silvia venait.

Je ne réponds toujours pas. Je regarde Silvia s'installer sur le canapé, comme si elle était chez elle. Comme si elle n'avait rien à se reprocher.

Ma sœur, la grande Chevalier, ne la regarde même pas. Elle fixe le feu dans la cheminée, son visage fermé. Elle sait.

Silvia croise mon regard. Son sourire vacille une seconde. Une lueur d'inquiétude passe dans ses yeux. Mais elle se reprend.

— Adrian, tu es si silencieux ce soir. Tu nous inquiètes.

Je pose ma cigarette dans le cendrier. Je me penche en avant, les coudes sur les genoux.

— Silvia Delacroix.

Ma voix est calme. Trop calme. C'est le calme avant la tempête.

— Suis-je ton camarade ?

Silvia se fige. Son sourire disparaît. Ses mains se mettent à trembler légèrement.

— Q-Quoi ? De quoi tu parles ?

— Notre union était commerciale. Un contrat. Une alliance entre nos deux familles. Tu étais d'accord depuis le début.

Je me lève lentement. Je marche vers elle. Chaque pas résonne dans le silence de la pièce.

— Alors pourquoi m'avoir drogué ?

Le silence est assourdissant. Ma mère ouvre la bouche, mais aucun son n'en sort. Les cousins échangent des regards inquiets. Ma sœur, elle, ne bouge pas. Elle savait.

Silvia pâlit. Elle se lève brusquement, faisant tomber son sac à main.

— Adrian, je... je ne sais pas de quoi tu parles. Je n'ai jamais...

— Réponds-moi !

Ma voix explose comme un coup de tonnerre. Je saisis le verre de whisky posé sur la table et je le jette contre le mur. Le verre explose en mille morceaux. Le liquide ambré éclabousse le papier peint.

Silvia pousse un cri. Elle recule, mais je suis plus rapide. J'attrape ses cheveux et je la tire vers moi. Elle hurle.

— Adrian, non ! Pitié !

Ma main s'abat sur sa joue. La gifle claque dans la pièce. Silvia titube, sa main sur son visage rougi. Des larmes coulent sur ses joues.

Je ne suis plus Adrian Chevalier. Je ne suis plus le PDG. Je ne suis plus le fiancé. Je suis le parrain. L'homme qui ne connaît ni pitié, ni indulgence, ni pardon.

Je sors mon téléphone de ma poche. Je compose un numéro. Ma voix est glaciale.

— Donnez l'ordre. Dans les trois secondes qui suivent, je ne veux plus voir la famille Delacroix à Paris.

Silvia s'effondre à mes pieds. Elle s'agenouille, ses mains agrippant mon pantalon.

— Non ! Adrian, je t'en supplie ! Pas ma famille ! Ils n'ont rien fait ! C'est moi ! C'est moi qui ai tout fait ! Punis-moi, mais épargne-les !

Je la regarde sans émotion. Ses larmes ne me touchent pas. Ses supplications ne m'atteignent pas.

— Tu as essayé de me droguer. De me compromettre. De me faire chanter. Tu as voulu me posséder par la ruse. Et à cause de toi...

Je m'accroupis à son niveau. Je saisis son menton entre mes doigts, l'obligeant à me regarder.

— À cause de toi, j'ai perdu quelque chose de précieux. Quelqu'un de précieux.

Silvia sanglote.

— Je suis désolée ! Je ne voulais pas... je voulais juste... je voulais que tu m'aimes !

— L'amour ne s'obtient pas par la drogue. Ni par le chantage.

Je lâche son menton. Je me relève. Je regarde les membres de ma famille. Aucun d'eux n'ose intervenir. Aucun d'eux n'ose me regarder dans les yeux. Même ma mère est silencieuse. Elle a compris. Elle sait qui je suis vraiment.

— La famille Delacroix a trois jours pour quitter Paris. Passé ce délai, les conséquences seront... irréversibles.

Silvia hurle. Elle rampe vers moi, agrippe ma jambe.

— Non ! Adrian, je t'en supplie ! Fais ce que tu veux de moi, mais pas ça ! Pas ma famille !

Je me dégage. Je me dirige vers la porte. Avant de sortir, je me tourne une dernière fois.

— Silvia.

Elle lève les yeux vers moi, pleine d'espoir.

— Tu as de la chance que je ne te tue pas. Mais sache une chose.

Je marque une pause.

— Si tu t'approches encore de moi, ou de quelqu'un qui m'est cher... je te détruirai. Et cette fois, je prendrai mon temps.

Je sors. La porte claque derrière moi. Le silence de la nuit m'enveloppe. Je monte dans ma voiture. Je démarre. Direction le manoir.

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