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Chapitre 44 : La Porte et le Feu

Author: Déesse
last update Petsa ng paglalathala: 2026-01-16 00:28:03

Dante

Je cède.

Pas comme un homme fatigué. Pas comme un homme faible qui abandonne. Je cède comme une structure trop longtemps sous pression, quand le métal chante une dernière plainte aiguë et stridente avant de se rompre dans un craquement sec. C’est un effondrement intérieur, silencieux et total. Le dernier rempart, celui de la raison froide, vient de s’écrouler en poussière.

Le couloir est étroit. Trop long. Désert. Chaque pas résonne contre mes tempes comme un avertissement inutile, un bat
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    Castellano pâlit. Ses mains tremblent. Sa bouche s'ouvre, se referme. — Tu es plus cruel que moi, dit-il. — Oui. — Tu me laisseras vivre ? — Non. Tu survivras. C'est différent. Castellano regarde la mer. Le ciel. La ville. Il respire profondément. Il semble réfléchir. Puis il plonge la main dans sa poche. Dante sort son arme. Les hommes pointent leurs fusils. Le temps s'arrête. — Doucement, dit Dante. Très doucement. Castellano sort un petit crucifix doré. Celui qui pendait dans l'église. Il l'a volé. Il le serre dans sa main. — Je suis prêt, dit-il. — Prêt à quoi ? — À disparaître. Il s'avance vers le bord du parvis. La balustrade est basse. Derrière, le vide. La falaise. Les rochers. La mer. — Arrête-toi, dit Dante. — Tu as dit que tu ne me tuerais pas. Alors

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    Anouk Notre-Dame-de-la-Garde se dresse au sommet de la colline, blanche et or dans la lumière du soir. La Bonne Mère. Celle qui protège les marins, les pêcheurs, les voyageurs. Celle qui veille sur Marseille depuis des siècles, majestueuse, indifférente aux drames qui se jouent sous ses pieds. Le soleil se couche sur la Méditerranée. Le ciel est en feu. Des traînées orange, rose, violet. Les mouettes crient. Le vent souffle, chaud, salé, vivant. Je monte les marches. Lentement. Chaque pas est lourd. Chaque pas est une prière. Mes chaussures claquent sur la pierre. Je porte une robe. Une robe simple, noire, que Dante m'a offerte il y a des mois. Je ne sais pas pourquoi je l'ai mise. Peut-être pour être belle. Peut-être pour être forte. Peut-être pour être celle que je veux être quand tout finira. Les portes de l'église sont ouvertes. L'intérieur est sombre, frais, silencieux. L'odeur de l'encen

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    Il tend la main. Il touche ma joue. Ses doigts sont froids, rugueux, morts. — Tu lui ressembles tellement, dit-il. Les mêmes yeux. La même bouche. La même rage. Sauf que toi, tu es plus forte. Toi, tu ne t'es pas laissée faire. — Ne me touche pas. — Tu as trouvé un homme qui te protège. Un tueur. Un mafieux. Un homme comme moi, finalement. La fille qui épouse le père. C'est Freud qui serait content. — Dante n'a rien à voir avec toi. — Il est exactement comme moi. Il tue pour ce qu'il aime. Il détruit pour protéger. Il possède au lieu d'aimer. Tu crois qu'il t'aime, mais il te contrôle. Tu crois qu'il te protège, mais il t'enferme. Tu es passée d'une prison à l'autre. — Tais-toi. — Réveille-toi, Anouk. Regarde la vérité en face. Tu as fui ton père pour tomber dans les bras d'un autre monstre. — Tu ne sais rien de lui. — Je sais qu'il a tué

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