INICIAR SESIÓN- Tu m'écoutes au moins? Ça fait des heures que tu es devant ta machine.- Au moins moi, je ne déprime pas sur mon rapprochement avec mon patron et des histoires avec sa soeurSa voix est neutre, claire et sèche. Je l'observe incrédule, debout devant elle. Léna est assise en tailleur sur son petit espace bureau de notre studio. C'est la première fois qu'elle est aussi moins attentionnée et indifférente face à mes crises. Je garde silence, ahurie. Elle arrête aussitôt de taper sur son clavier et se lève pour me prendre dans ses bras. Elle se détache de moi après quelques secondes d'etreinte.- Je suis désolée, dit-elle en ajustant ses lunettes. J'ai trop de boulot en ce moment et j'ai l'impression que depuis que tu travailles pour ces gens, tout ne tourne qu'autour de toi. Tu ne me demandes plus comment je vais, si j'ai quelqu'un, je te perds Odette.Mon amie Léna a raison et je baisse la tête, morte de honte.On s'assoit ensemble sur le sofa.- Excuse moi... Tu veux bien me raconter c
Je dois avouer que sa façon d'embrasser me fait penser à quelqu'un, à cette personne qui m'a fait souffrir terriblement dans le passé. Bien que j'apprécie son odeur sur ma peau et la sensation que me procurent ses mains sur mes hanches, une voix me crie de l'intérieur de ne pas me faire avoir encore une fois. Du coup mon baiser se faisait moins approfondi. Il le constate et s'écarte doucement de moi. - Vous avez quelqu'un?- J'en avais. Il s'appelait Steve. On a fait 2 années de relation ensemble et je dois vous avouer que vous me le rappeler souvent quand vous m'embrassez. - C'est-à-dire ? Me demande t-il en fronçant les sourcils.- Pas un plein au as comme vous, ne vous méprenez pas mais c'était....- Allez-y, m'incite t-ilJe souffle et m'éloigne de lui. Je fais quelque pas en direction de la fenêtre aussi pour ne pas croiser son regard.- Pour une fois qu'un homme de son style s'intéressait à moi...Que je suis conne! Pendant notre relation, il m'a fait comprendre que je n'étais
Le voir me dévisager de la sorte m'oblige indirectement à lui dire ce que je ne veux pas, cette douleur que je ne veux plus ressentir. Par où commencer? Que j'ai perdu mon père très jeune? Je ferai mieux d'épargner les événements malheureux de ma vie pour éviter la moindre pitié.Je prends un tissu de cuisine et m'essuie les mains mouillées avant de lui faire face à nouveau.- Bon pour commencer, je suis fille unique à ma mère et depuis petite, j'ai toujours aimé être entourée. Je voulais tellement avoir des frères et sœurs parce que je me sentais terriblement seule et comme ma mère a voulu que je sois avocate, je me suis intéressée au droit. Après mon bacc, j'ai intégré la plus grande université de droit du pays mais en vain. Je me suis donc inscrite dans une université privée mais ma mère trouvait que la scolarité était très chère et n'avait plus les moyens de payer mes études. Il fallait donc que je me débrouille. Je souffle de fatigue et me retient de ne pas couler une larme. M
Nous sommes toujours à la cuisine entrain de réfléchir sur comment me créer un faux profil, qui pourra me correspondre sans éveiller de soupçons. Mon patron fait les cents pas, grogne des phrases que je ne comprends pas. Il est nerveux et moi encore plus.- Vu que nous n'avons pas assez de temps, c'est mieux que vous vous taisez et me laissez parler à votre place. D'accord?- D'accord, je vous fais confiance.- Allons-yÀ vrai dire, je ne lui pas confiance du tout.Il me tire par le bras gauche et nous précipite dans le couloir qui mène au salon. Le contact de sa main sur ma peau ne me laisse pas indifférente et je ne me suis pas encore remise de notre baiser. J'imagine qu'on a fait trop attendre son père. Je lance faiblement un soupir avant qu'on ne rejoigne le salon.- Mais n'en faites pas trop, vous voulez? Lui chuchoté-je.- Taisez vous!Okay l'homme autoritaire est de retour mais il a oublié qu'il a besoin de moi là!- Vous en avez mis du temps, Lance son père alors que nous pren
*Flash back - Eh bien la timide montre enfin ses griffes! Je ne te savais pas aussi courageuse, me nargue t-il en m'offrant son sourire narquois tout en s'approchant.- Je m'en fou de vous. Vous avez fini de m'exploiter non? De toutes les façons, je démissionne.Je lis de la surprise sur son visage. Il ne pensait pas que j'en étais capable vu que j'ai montré que j'y tenais vraiment à ce travail. J'ai fait des etudes moi. Je pris mon sac à dos et sortis de sa majestueuse maison.Fin du flash*Je suis donc toute seule dans la pièce principale entrain de stresser. Ça fait déjà une demi heure que j'attend. Le grondement de la barrière qui s'ouvre attire mon attention et je vais me placer sur la fenêtre du salon observer la scène. Les gardes qui se positionnent en garde à vous et je vois des messieurs de la cinquantaine environ sortir d'une limousine qui vient de garer à l'intérieur. 6 hommes en tenue de la marine y sortent. Ils sont influents et je n'arrive pas à distinguer qui peut bien
Après quelques minutes de silence, c'est un autre appel. Je soupire une énième fois. Je ferai mieux d'éteindre mon téléphone si je veux un peu de tranquillité. Je sors la tête de ma précieuse couverture et sur l'écran, s'affiche un numéro inconnu. Je décide d'y répondre.- Allô?- Oui Odette désolée pour l'heure. C'est Isa. On se demandait mon frère et moi si tu pouvais être là demain un peu plus tôt que d'habitude. On t'expliquera dès ton arrivée. - Euh oui bien sûr... quelle heure?- 6h - Ok j'y serai.- MerciAppel terminé...- Deux patrons dans une même maison ?Comment tu fais? Je te plains. Se moque Léna.- Parles celle qui n'a pas encore fini son rapport...Tu ne dormais pas? Mr Thierry insiste avec un autre appel.- Oui monsieur?- Oui Mlle vous pouvez être là demain, disons 6h? C'est important.- Oui votre soeur vient déjà de m'informer. Il y'a un soucis?Un long silence téléphonique s'installe. J'ai dit un truc qu'il ne fallait pas?- Ma soeur vous dites? Sa voix avait c
Je fais mine de ne pas savoir de quoi il parle.- Je ne comprends pas monsieur- Elle vous a demandé aussi de travailler pour elle? Insiste t-il toujours sans me regarder.- Oui mais...- Qu'est-ce que je vous avais dit? Dit-il en haussant le ton ce qui me fait sursauter. Il se lève pour venir me
Je suis retournée à la maison et Léna était postée devant son ordinateur. J'entre et elle me lance;- Devines quoi? J'ai une bonne nouvelle. L'entreprise *World Dress* me recrute en tant que leur secrétaire!- Wahou c'est super félicitations... dis-je en sautant sur le canapé plutôt que dans ses br
Le lendemain, je sors de mon quartier pour me rendre pour la 2ème fois à Bonandjo. On dirait deux pays tellement la différence est flagrante. Quand je pense que ce sera ma route 3 jours sur 7, j'ai encore du mal à m'y faire. J'arrive de bonne heure devant la grande baraque et sonne. Mais personne n
Après que ces filles aient attiré mon attention, je me suis penchée sur le décor de l'intérieur qui laissait à désirer. Tout est chic ici. Je jette un coup d'oeil à mon employeur qui ignore l'invitation des jeunes filles pour continuer la visite. Ces demoiselles qui n'ont pas l'air de remarquer ma







