LOGIN- Alors, tu lui as téléphoné? Demande Léna après être entrée presque comme un fantôme. Elle a l'air épuisée et dans un bruit d'agacement, essaye de retirer ses chaussures par la simple force de ses orteils.
- On dit Bonsoir et pour répondre à ta question c'est oui, lui répondis-je calmement.
- Alors c'est pris? Je veux dire, le job est déjà pris?
- Non on a rendez-vous demain.
- Oh c'est super! Et pourquoi t'es pas enthousiaste! Bon je meurs de faim... tu as fais quoi?
- Rien d'extra juste des pâtes et... tes entretiens se sont bien passés?
- Ah bof
Elle ne dit rien de plus et va se servir dans la cocotte. Elle revient s'installer près de moi en mangeant avec appétit.
Si elle n'ajoute rien, c'est que ce n'est pas bon du tout.
- Ça va aller, lui dis-je en tapotant son épaule
- T'inquiète mais ils ont retenu mon cv au cas où.
- D'accord
- Moi je suis contente pour toi. Demain tu vas aller voir Mr Thierry à quelle heure?
Tout bien réfléchi, il n'a pas donné l'heure. J'ai juste le lieu. A voir ma tête, mon amie comprend tout de suite mais continue en disant;
- Je vais t'aider à choisir ton habit car côté vestimentaire, tu es capable d'aller dans ce beau quartier en pyjama.
- N'importe quoi
Elle dépose son plat, va dans mon placard. Elle est plus excitée que moi on dirait. Elle me sort une robe noire évasée en bas, avec un décolleté plongeant.
Je rigole faussement.
- Tu plaisante j'espère! Je ne vais pas le séduire. Je serai juste sa boniche Léna !
- On s'en fou. Il peut tomber sur ton charme, c'est un atout. Dit-elle avec un clin d'oeil
- Oh arrêtes. Je ne sais même pas à quelle heure on doit...
- Mais appelles-le!
- Non
- Okay
Elle se dirige vers mon téléphone et texte quelque chose.
- Et envoyé
Je roule des yeux. Cette fille!
Quelques secondes après, on entend la sonnerie de mon téléphone.
- Tu vois? C'est lui, tiens.
- Allô? avais-je dit après avoir pris de force le téléphone à mon amie.
- Demain 13h
Avait-il dit avant de raccrocher.
Décidément, il est vraiment bizarre!
***Le lendemain***
Je ne suis jamais allée dans ce quartier. J'entends juste des gens en parler comme quoi c'est le quartier le plus beau de la ville mais Léna s'y connait.
- Comment ça se fait que tu m'indiques l'itinéraire dans les détails !
- Bah c'est pas parce que je suis pauvre, que je n'ai pas le droit de découvrir le coin des boss.
- Oh je vois et tu étais allée pour quoi? Tu n'étais certainement pas seule!
- Ça ne te regarde pas... Allez! dit-elle en me poussant hors du studio. Tu vas être en retard il est 12h30.
- Ok c'est bon j'y vais
- Bonne chance!
Je me contente de lui sourire. Je prends un taxi rapidement et je suis le trajet à travers la vitre. J'ignorais qu'on avait de tels monuments que l'on croise au passage déjà que je ne sors presque pas sinon pour aller soit au marché ou au cours à l'université.
Après ça, je constate que ça n'avance pas. Il y'a des bouchons. Oh mince! Je consulte ma montre et constate qu'il est 13h15. Je vais être en retard! fichu sous-quartier.
On avance à peine et j'entend les clients qui sont dans le même taxi que moi se plaindre en râlant. Moi j'essaie de garder mon calme déjà, vu que la ponctualité n'est pas mon point fort. Je sens que je vais pas être prise du tout. Je ferai mieux de sortir et faire demi tour.
Dans l'attente, je jete un coup d'oeil sur mon téléphone et vois 3 appels manqués de Mr Thierry... merde! je suis vraiment foutue avec tout ce bavardage et boucan là dehors, je n'ai pas entendu la sonnerie.
Les mains presque tremblantes, je lance l'appel alors que nous venons à peine de sortir des embouteillages.
- Oui allô monsieur?
- Vous êtes où? J'ai une réunion tout à l'heure et vous me faites perdre mon temps bon sang!
- Désolé monsieur, dis-je en lançant des regards aux personnes qui sont juste à côté de moi pour me rassurer qu'ils n'écoutent pas ma conversation mais c'est le cas. J'étais dans les embouteillages.
- Je vous donne encore 15 minutes
puis il raccroche.
C'était une mauvaise idée, très mauvaise idée. Je commence à transpirer énormément: des mains, sur la poitrine et mon visage. Je regrette avoir opté pour un col roulé noir et un jean avec cette saison sèche. Je vais faire encore plus mauvaise impression. Avec un lotus, je m'essuie le visage et regarde ma montre et il ne me reste plus que 5 minutes.
- C'est bon demoiselle c'est ici. Dit le chauffeur
- Merci
Le voir me dévisager de la sorte m'oblige indirectement à lui dire ce que je ne veux pas, cette douleur que je ne veux plus ressentir. Par où commencer? Que j'ai perdu mon père très jeune? Je ferai mieux d'épargner les événements malheureux de ma vie pour éviter la moindre pitié.Je prends un tissu de cuisine et m'essuie les mains mouillées avant de lui faire face à nouveau.- Bon pour commencer, je suis fille unique à ma mère et depuis petite, j'ai toujours aimé être entourée. Je voulais tellement avoir des frères et sœurs parce que je me sentais terriblement seule et comme ma mère a voulu que je sois avocate, je me suis intéressée au droit. Après mon bacc, j'ai intégré la plus grande université de droit du pays mais en vain. Je me suis donc inscrite dans une université privée mais ma mère trouvait que la scolarité était très chère et n'avait plus les moyens de payer mes études. Il fallait donc que je me débrouille. Je souffle de fatigue et me retient de ne pas couler une larme. M
Nous sommes toujours à la cuisine entrain de réfléchir sur comment me créer un faux profil, qui pourra me correspondre sans éveiller de soupçons. Mon patron fait les cents pas, grogne des phrases que je ne comprends pas. Il est nerveux et moi encore plus.- Vu que nous n'avons pas assez de temps, c'est mieux que vous vous taisez et me laissez parler à votre place. D'accord?- D'accord, je vous fais confiance.- Allons-yÀ vrai dire, je ne lui pas confiance du tout.Il me tire par le bras gauche et nous précipite dans le couloir qui mène au salon. Le contact de sa main sur ma peau ne me laisse pas indifférente et je ne me suis pas encore remise de notre baiser. J'imagine qu'on a fait trop attendre son père. Je lance faiblement un soupir avant qu'on ne rejoigne le salon.- Mais n'en faites pas trop, vous voulez? Lui chuchoté-je.- Taisez vous!Okay l'homme autoritaire est de retour mais il a oublié qu'il a besoin de moi là!- Vous en avez mis du temps, Lance son père alors que nous pren
*Flash back - Eh bien la timide montre enfin ses griffes! Je ne te savais pas aussi courageuse, me nargue t-il en m'offrant son sourire narquois tout en s'approchant.- Je m'en fou de vous. Vous avez fini de m'exploiter non? De toutes les façons, je démissionne.Je lis de la surprise sur son visage. Il ne pensait pas que j'en étais capable vu que j'ai montré que j'y tenais vraiment à ce travail. J'ai fait des etudes moi. Je pris mon sac à dos et sortis de sa majestueuse maison.Fin du flash*Je suis donc toute seule dans la pièce principale entrain de stresser. Ça fait déjà une demi heure que j'attend. Le grondement de la barrière qui s'ouvre attire mon attention et je vais me placer sur la fenêtre du salon observer la scène. Les gardes qui se positionnent en garde à vous et je vois des messieurs de la cinquantaine environ sortir d'une limousine qui vient de garer à l'intérieur. 6 hommes en tenue de la marine y sortent. Ils sont influents et je n'arrive pas à distinguer qui peut bien
Après quelques minutes de silence, c'est un autre appel. Je soupire une énième fois. Je ferai mieux d'éteindre mon téléphone si je veux un peu de tranquillité. Je sors la tête de ma précieuse couverture et sur l'écran, s'affiche un numéro inconnu. Je décide d'y répondre.- Allô?- Oui Odette désolée pour l'heure. C'est Isa. On se demandait mon frère et moi si tu pouvais être là demain un peu plus tôt que d'habitude. On t'expliquera dès ton arrivée. - Euh oui bien sûr... quelle heure?- 6h - Ok j'y serai.- MerciAppel terminé...- Deux patrons dans une même maison ?Comment tu fais? Je te plains. Se moque Léna.- Parles celle qui n'a pas encore fini son rapport...Tu ne dormais pas? Mr Thierry insiste avec un autre appel.- Oui monsieur?- Oui Mlle vous pouvez être là demain, disons 6h? C'est important.- Oui votre soeur vient déjà de m'informer. Il y'a un soucis?Un long silence téléphonique s'installe. J'ai dit un truc qu'il ne fallait pas?- Ma soeur vous dites? Sa voix avait c
Je me dirige dans sa chambre et dès que je l'ouvre, je tombe sur une femme en sous vêtements dans le lit. Je pousse un cri de surprise malgré moi. Je devrais déjà m'habituer à voir ces salopes à n'importe quel moment. Je me resaisie et la dévisage pendant un moment. Elle se redresse avec style pour venir se placer devant moi les bras croisés. Je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi belle le matin avec un maquillage qui tient.- Ah c'est toi la femme de ménage?- Oui je dois refaire son lit mais je peux repasser après, dis-je en m'apprêtant à sortir.- Non ça va j'allais prendre une douche de toute façon et en passant il a des vêtements sales, dit-elle en pointant son doigt sur le panier à linge.Non mais quelle peste! Je sais faire mon travail et je ne veux pas reçevoir d'ordre d'une de ses putes. Je me retiens beaucoup pour ne pas lui dire ses quatre vérités. Elle couche avec un homme riche pour de l'argent et se prend déjà pour la dame de cette maison.- Oui je sais, lui fis-je
Je fais mine de ne pas savoir de quoi il parle.- Je ne comprends pas monsieur- Elle vous a demandé aussi de travailler pour elle? Insiste t-il toujours sans me regarder.- Oui mais...- Qu'est-ce que je vous avais dit? Dit-il en haussant le ton ce qui me fait sursauter. Il se lève pour venir me faire face. Je baisse juste la tête sans reculer. Il manque un peu et je me fais pipi dessus.- Monsieur...- Au départ qu'est ce que je vous ai dit? Que vous travaillez rien que pour moi, pas vrai? Hurle t-il. Je ferme les yeux car il est trop près de moi. J'ai du mal à respirer avec son parfum doux qui ne le caractérise pas du tout.- Sortez!Je me tournai en vitesse et je sortis de là comme si ma vie en dépendait. Où est le problème? Je ne pige pas. Du moment où je fais pleinement ce qu'il me dit, je n'ai pas le droit? Pourquoi ? Je ne le fais pas gratos. J'ai besoin d'argent. Désolé pour lui si mon instinct de fille pauvre a pris le dessus. En attendant qu'il me vire, je ferai mieux de







