로그인Le silence dans le bureau de Zayed était assourdissant.Merah Vishua restait figée devant l’écran où s’affichait la photo d’elle et Victor Kane dans le souk de l’or. Zayed la dominait de toute sa hauteur, les mâchoires serrées, les yeux noirs de rage. Derrière lui, Kai et Aryan venaient d’entrer, apportant avec eux une atmosphère encore plus lourde.Kai posa sa tablette sur la table avec un calme glacial.« J’ai trouvé la preuve. Le piratage de Merah à Mumbai a directement touché une société de ton père, Zayed. Une filiale discrète des Al-Rashid. Elle nous a volé plus de 450 000 dollars il y a deux ans. »Aryan siffla entre ses dents, un sourire cruel aux lèvres.« La petite Indienne n’est pas seulement une hackeuse… elle est une voleuse qui a mordu la main de la famille royale sans le savoir. »Zayed ne bougea pas tout de suite. Il fixait Merah comme s’il la voyait pour la première fois. La possessivité qu’elle avait vue la veille avait laissé place à une colère froide, presque meurt
Merah Vishua resta figée dans l’obscurité de la chambre d’invités, le téléphone jetable serré dans sa main tremblante. La voix de Victor Kane résonnait encore dans sa tête :« Ton petit lion t’a déjà mise en cage ? Intéressant. Mais sache que j’ai une preuve que même Zayed ignore : le vrai destinataire de ton premier piratage à Mumbai n’était pas un simple fonds. C’était une société liée à la famille Al-Rashid elle même. Si tu ne viens pas me voir demain soir, je révélerai à Zayed que tu as volé de l’argent à sa propre famille il y a deux ans. Bonne nuit, petite reine. »Le pendentif en forme de lion pesait lourd sur sa poitrine, comme une chaîne dorée qui se resserrait lentement.Elle marcha jusqu’à la baie vitrée du balcon. La mer du Golfe était calme, mais à l’intérieur d’elle, une tempête faisait rage. Comment était ce possible ? Le fonds qu’elle avait piraté à Mumbai appartenait indirectement aux Al-Rashid ? Cela expliquerait pourquoi Victor Kane avait tant d’informations… et pou
Merah Vishua se figea en haut de l’escalier en marbre de la villa. Les voix qui montaient du salon principal étaient claires, tendues, chargées de colère contenue.Zayed parlait fort, presque en criant :« Je me fiche de ce que Victor propose ! Merah Vishua est à moi. Si tu touches à un cheveu de sa famille, je détruirai tout ce que tu as à Dubaï. »Un silence. Puis la voix de Zayed descendit, plus basse, plus dangereuse :« Et dis à Kai d’arrêter de fouiller dans son passé. Je m’en occupe personnellement. »Merah sentit son cœur manquer un battement. Elle recula silencieusement dans l’ombre du couloir, le dos collé au mur froid. Kai fouillait dans son passé ? Même Zayed n’était pas au courant de tout ? Les fissures entre les Kings étaient donc plus profondes qu’elle ne l’imaginait.Elle attendit que les voix se calment avant de descendre lentement les marches, feignant de venir de se réveiller. Zayed était seul dans le salon maintenant, debout devant la baie vitrée qui donnait sur la
Merah Vishua sentit son monde s’effondrer en ouvrant son casier ce matin là. Le bracelet en or blanc et émeraudes que Zayed lui avait offert la veille gisait en morceaux, comme si quelqu’un l’avait piétiné avec rage. Les diamants scintillaient encore sur le sol métallique du casier, mais le symbole de « protection » avait été brisé. À côté des débris, une enveloppe beige était posée. Merah l’ouvrit d’une main tremblante. À l’intérieur : des impressions détaillées de son algorithme des lignes de code, des historiques de transactions, des captures d’écran de comptes offshore. Et, pire que tout, une photo récente de sa mère, Priya Vishua, prise à Mumbai la veille. Elle sortait du petit temple près de leur ancien appartement, portant le même sari bleu qu’elle mettait toujours pour prier. Au dos de la photo, écrit en rouge : « Tu appartiens à Victor maintenant ? Ou aux Kings ? Choisis mal et ton secret le plus sombre sortira au grand jour. V.K. » Merah referma violemment le casier. Son
Merah Vishua s’arrêta net devant le dortoir des boursiers. Les grands murs blancs, autrefois impersonnels, étaient maintenant souillés par des lettres rouges dégoulinantes :MERAH VISHUA = TRAÎTRESSEJuste en dessous, plusieurs photos imprimées en grand format étaient collées : elle et Victor Kane au pied du Burj Khalifa, prise la veille à 23h. L’image était nette, trop nette. Quelqu’un les avait suivis de très près.Un petit groupe d’étudiants s’était déjà formé. Des murmures, des rires étouffés, des regards accusateurs. Une fille en abaya de luxe ricana ouvertement :« La boursière indienne qui vend ses secrets aux étrangers… pathétique. »Merah sentit son visage brûler, mais elle garda la tête haute. Elle ne pleurerait pas. Pas ici. Pas devant eux.Zayed Al-Rashid l’attendait à quelques mètres, adossé à un pilier, bras croisés. Son regard était noir, orageux. Aryan se tenait à sa droite, un sourire cruel aux lèvres. Kai était un peu en retrait, silencieux, les yeux verts fixés sur
Merah Vishua fixait la photo sur son téléphone personnel, le cœur serré. On y voyait clairement Zayed penché vers elle au restaurant Al Mahara, ses lèvres effleurant sa joue. La légende menaçante brillait en lettres blanches :« Jolie soirée. Si tu ne veux pas que cette photo circule dans tout le campus avec la légende “La boursière indienne vend son corps pour une bourse”, retrouve-moi ce soir à 23h au pied du Burj Khalifa. Viens seule. Victor Kane »Elle était assise sur le lit de la chambre 412 à l’hôtel Al-Mansour. Il était à peine 8 heures du matin et la journée venait déjà de basculer dans le cauchemar.Elle tapa rapidement un message à Lina :« Victor Kane m’a contactée. Il a une photo compromettante de moi et Zayed au Burj Al Arab. Il veut me voir ce soir à 23h au Burj Khalifa. Qu’est-ce que je fais ? »La réponse arriva en moins de deux minutes :« Va au rendez-vous. Mais pas sans protection. Je t’enverrai quelqu’un de confiance qui restera à distance. Ne signe rien, ne prom







