LOGINDe retour à la maison, Raymond appela William et lui fit part de sa nouvelle rencontre avec Isabella ainsi que de son rencard.- Tu es sûr qu'elle viendrait ? demanda William au bout du fil.- Oui, je suis sûr et certain. J'ai déjà mis tout en place.- Tu te dois d'être prudent.- Il faut que je te dise quelque chose William, ça peut paraître fou, mais si elle me proposait d'aller voir son père, j'accepterai.- Il ne va pas te laisser bousiller la vie de sa fille, quand il te verra, il saura directement que c'est toi, son ennemi.- Justement, j'aimerais qu'il prenne connaissance de la personne que je suis devenue grâce à lui. C'est le moment de lui faire montrer que je suis là. Il est temps de se faire face.- D'accord. N'oublie pas de me contacter en cas de difficulté.- Je t'enverrai la localisation.- Ça marche. Je te passerai te voir demain, il y a quelque chose dont j'aimerais t'en parler, c'est vraiment un sujet délicat.- C'est très urgent ?- Oui, mais ce n'est rien de grave.
Deux jours plus tard... Cet après-midi là, Raymond avait décidé de faire un peu de shopping, si bien que sa garde-robe était remplie de quelques costumes, il avait envie de se payer de nouveaux trucs, des plus élégants et attirants, pas que des costumes. Accompagné de deux gardes, il vérifiait les articles quand soudain, il tomba nez à nez avec une ancienne connaissance.- Isabella ? s'étonna t'il.- Raymond. Venue pour payer quelques articles aussi, Isabella était accompagnée d'un garde de corps.- Comment vous allez ? demanda Raymond.- Ça va et chez vous ? Je ne pensais plus vous revoir de sitôt.- Je ne dirai pas le contraire. Raymond leva les yeux vers le garde d'Isabella.- C'est votre fiancé ?- Ah ! Lui, non, c'est mon garde de corps. Je vois que vous êtes accompagné aussi, remarqua Isabella.- Oui, répondit Raymond, ce sont mes hommes.- Vous en faites bien vos achats, j'imagine ?- Oui, je suis entrain.- La dernière fois, nous n'avons pas eu le plaisir de nous échange
Soudain, la voiture de Raymond se stationna devant un appartement, au bout de quelques secondes, un homme ouvrit le côté non-chauffeur et s'y glissa. Sans sortir le moindre son, il tendit un dossier à Raymond qui le saisit.- Pourquoi voulais-tu qu'on se voie ? demanda Raymond. On aurait pu échanger au téléphone.- On ne dit pas tout au téléphone, corrigea William. Tu as tout dans ce dossier, le parrain a une seule fille, elle s'appelle Isabella.- Isabella ? s'étonna Raymond.- Oui, tu la connais peut-être ?- Tu as une photo d'elle ?- Oui, tu le trouveras dans le dossier. Elle est rentrée au pays aujourd'hui même. Raymond s'empressa d'ouvrir le dossier, fouilla les papiers jusqu'à ce qu'il tombât nez à nez avec une photo d'Isabella. Il resta d'abord figé, incroyablement vrai, c'était bel et bien elle. Celle qu'elle avait failli tuer.- Tu ne me croiras pas, mais je viens de rencontrer cette fille.- Que veux-tu dire ? s'intrigua William. Raymond lui fit le résumé de la rencontr
Isabella se leva, fit un bisou à son père, prit les escaliers et se rendit directement dans sa chambre. Ses tenues étaient déjà rangées dans sa garde-robe. Elle s'écroula sur le lit, la fatigue avait eu raison d'elle. En voulant fermer les yeux, son téléphone portable retentit, elle se redressa rapidement, c'était sa mère.- Allô Mum !- Oui Isabella. Tu es déjà à la maison ?- Oui Mum, je viens de rentrer à la maison.- Qu'est-ce que ton père a dit ? demanda sa mère.- Il était surpris de me voir. Mais il est heureux. Il a aimé la surprise maman.- Depuis quand tu me mens Isabella ?- Je ne te mens pas maman. Sauf que je suis bouleversée, j'ai vu mon père s'agiter tout à l'heure, on aurait qu'il était dans un sale pétrin.- Tu connais ton père Isabella, tu sais comment il est.- Si maman, mais pour cette fois-ci, c'était différent. Il est méconnaissable.- C'est le business chérie. S'il te plaît, tâche toi d'être prudente durant ton séjour.- T'inquiètes pas maman, je le serai.- Je
Une semaine plus tard... Soudain, le grand portail s'ouvrit, debout à la sortie, Raymond se retourna, regarda la prison qui l'avait accueilli, de ce qu'il avait enduré, de ses rencontres, de ses exploits. Il en avait fait du chemin et aujourd'hui, il s'apprêtait à en faire davantage. À l'extérieur, une kyrielle de journalistes l'attendaient avec leurs micros et caméras. À peine avait-il mis les pieds dehors que les journalistes accoururent vers lui.- Monsieur Raymond, que s'est-il passé ? Vous avez été condamné à vie ?- J'ai été libéré pour bonne conduite, répondit-il.- Ce n'est pas surprenant pour un homme comme vous d'être libéré pour bonne conduite, remarqua une jeune journaliste, dites-nous, qu'en est-il de votre cas ?- Je promets à tout de révéler la vérité au grand jour, de monter à toute la nation que je suis bel et bien innocent. De faire payer à ces hommes qui m'ont piégé qu'ils n'auraient pas dû faire une telle chose.- Est-ce une menace ? Raymond sourit devant le
Roberto regarda Raymond, bouche ouverte, puis porta une main tremblante à sa poitrine. Un reflet rouge apparut entre ses doigts, il n'en croyait pas à ses propres yeux, c'était son propre sang, le couteau avait trouvé refuge dans son propre cœur. Il chancela, puis s’effondra en reculant, le visage perplexe.- Aide-moi, souffla-t-il en tendant la main à Raymond. Celui-ci ne fit rien, adossé au mur, il regardait Roberto qui se vidait de son sang.- S'il te plaît, supplia Roberto.- Je ne voulais que l'on arrive là, dit Raymond. Lentement, Roberto déposa sa main sur sa poitrine, essayant de se sauver, mais trop tard, ses forces l'avaient abandonné. Alertés par Raymond, les gardiens s'étaient dépêchés pour faire les constats. Après quelques minutes, ils tirèrent une conclusion selon laquelle Raymond avait été attaqué par Roberto. Seul, assis sur son lit, le regard perdu dans le vide, Raymond sombrait au plus profond de son âme, il n'avait jamais ôté la vie à un être humain, jama







