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last update Last Updated: 2026-01-20 00:40:40

                           PVD de Carla

Je rentre chez moi, toute exténuée par la première journée au travail. Non, seulement c’était une journée de mésentente entre mon patron et moi, mais aussi une journée consacrée à retrouver le bilan complet de cette application dans la salle des archives, chose qui n’est pas un jeu d’enfant. Je ne suis pas parvenue à retrouver ce que je voulais dans les archives car la salle est un peu vaste avec plusieurs étagères contenant des dossiers. Toute fois, je m’y remets demain et je prierai Dieu, espérant qu’Il me file un coup de main à retrouver ce que je veux.

Après avoir pris une douche qui m’a redonné l’impression de revivre depuis que je suis rentrée du bureau, j’enfile immédiatement un jogging et un tee-shirt basique puis je quitte ma chambre.

Je vois mon frère Gabriel et ma mère qui sont déjà à table. Je me joigne à eux, tout en maintenant une distance entre mon frère et moi, je n’ai pas encore avalé la pilule. S’il ne m’avait pas laissé en plan, je n'aurai pas eu à marcher et encore moins à me faire arroser par la bête. Gabriel est en parti responsable de ce qui m'arrive en ce moment.

___ Ça va bout’chou ?  me lance mon frère.

Mon frère me surnomme ainsi depuis que je suis un bébé.

___ Ça aurait pu aller, si tu ne m’avais pas joué un sale tour, peste je en me servant le dîner.

___ Oh bout’chou, tu ne vas pas me dire que tu es fâchée là ? insiste t’il, d’un air moqueur.

Je lui lance un regard noir auquel il répond en levant ses mains en l’air, en guise de paix.

___ Parce que je n’ai pas de raison de l’être ? rétorque-je d’un ton agressif

___ J’avais une urgence.

___ Une urgence, ouais c’est ça !

Depuis que nous avons commencé cette petite dispute, ma mère est restée en retrait. C’est d’ailleurs, ce qu’elle fait toujours : Ne pas se mêler de nos conflits fraternels sauf quand ça dégénère.

Pour ma mère, elle ne souhaite pas prendre parti de l’un de nous, mais ça ne l’empêche pas parfois d'être franche avec la personne qui est en tort.

Quand mon père nous a quitté, mon frère avait 13 ans et il a été obligé de quitter le collège, faute de moyens financiers. Moi, je n’étais qu’une gamine certes mais j’étais consciente de la vie que nous menions. Ma mère se tapait plusieurs jobs par jour, juste pour nous mettre à l’abri du besoin. Quand Gabriel a eu 15 ans, il était déjà devenu un homme, un adulte dans sa tête. Il ne voulait que d’une chose, aider ma mère dans les dépenses familiales et aussi, que je ne manque de rien à l’école. C’est d’ailleurs, grâce à ces deux personnes que j’ai pu poursuivre mes études dans de bonnes conditions. J'ai aussi eu une meilleure enfance grâce à eux. Ils m’ont offert ce qu’ils pouvaient et moi, j’étais et je suis toujours reconnaissante de ce qu’ils pouvaient me donner et de ce qu’ils peuvent encore m’offrir.

___ Carla, comment s’est passé ton premier jour au boulot ? m’interroge ma mère, entre deux bouchées de son repas.

Je reste figée pendant quelques secondes, me demandant s’il est nécessaire qu’ils soient au courant de la tension qui existe entre mon patron et moi. Ma mère, très protectrice qu’elle soit, serait capable de faire irruption dans son bureau et de lui remettre les idées en place.

Quand à Gabriel, il réagira comme ma mère mais la différence, c’est qu’après avoir remis les pendules à l’heure avec la bête, il va exiger que je quitte mon boulot. Pourtant, ce n'est vraiment pas ce que je veux. Papa m’a toujours appris qu’on abandonne pas avant d’avoir essayé et qu’il y’aura toujours de la pression dans nos vies. C'est à nous de savoir la gérer sans laisser la pression avoir raison de nous.

___ Euh… Oui oui, tout est super surtout mon bureau.

___ Ah, tu as même un bureau bout’chou ! s’exclame Gabriel, certainement fier de moi.

Je lui lance un autre regard noir puis décide de briser la glace. Je lui souris jusqu’aux oreilles et leur décris du mieux que je peux, l’apparence de mon bureau.

___ Waouh, tu vis déjà le paradis sur terre dès ton premier jour au bureau, espérons que cela dure éternellement, dit ma mère, émerveillée par la description de mon bureau.

___ Espérons maman, rajoute Gabriel.

Même si des fois, Gabriel et moi, on s’engueule, je dois reconnaître qu’il en a tellement fait pour moi. Il joue le rôle du père et du grand frère à la perfection. Je sais que notre géniteur doit être fier de lui de là où il est.

Le reste du dîner se passe dans le bavardage comme à l’accoutumée. Après cela, je débarrasse la table et rince les assiettes sales.

___ Carla, dis à ton frère que je vais chez la voisine pour bavarder, m’informe ma mère en élevant la voix pour que je puisse lui entendre car je suis toujours dans la cuisine et elle, sûrement au salon prête à sortir.

___ D’accord, je lui ferai part, réponds je en haussant un peu la voix.

Je regagne ma chambre, une fois que j’ai fini de rincer les assiettes. Je m’affale sur le lit, toujours lessivée par ma dure journée au bureau. Brusquement, une personne toque à la porte de ma chambre.

___ Oui, dis-je en me relevant.

J’observe attentivement la porte qui s’ouvre et j’aperçois Gabriel se précipiter sur mon lit comme le gamin qu’il a toujours été avec moi.

___Tu vas casser mon lit.

___ C’est pas grave, tu peux toujours dormir par terre bout’chou.

___ Hum ! m'exclame-je.

___ Je suis désolé pour ce qui s’est passé ce matin, je devais vraiment bouger pour régler un truc, reprend t’il, d'un air sérieux.

Nous nous regardons simplement dans les yeux et il semble vraiment honnête dans ses excuses. Je soupire, ne supportant pas non plus d’être en froid avec lui même si j’avais déjà fait passer l’éponge.

___ Je comprends Gabi et je te promets que je ne t’en veux plus.

 Il arbore un sourire heureux puis quitte le lit. Il se dirige vers la sortie et quand il arrive au seuil de la porte, il se retourne et me lance un clin d’œil puis :

___ Sois prête demain, j’irai te déposer à ton lieu de travail.

Je le lorgne des yeux, comme pour lui faire comprendre que je n’ai aucune confiance en lui sur ce coup.

___ Je sérieux Carla, et c’est mon rôle de grand frère adorable. N’est-ce pas ? renchérit il.

Quand il m’appelle par mon prénom, c’est qu’il est franc et ne me fera pas de compromis. Cependant, je dois m’apprêter au cas où il y’aurait encore un imprévu avec lui.

___ D’accord, dis-je en acquiesçant de la tête.

***

Mon frère a tenu sa promesse et nous sommes  sur le trajet pour nous rendre à l’entreprise. Dès que nous arrivon à destination, il se gare à l’autre bout de la rue et nous descendons de la voiture. Il contourne celle-ci et me rejoint devant la portière du siège passager.

___ C’est ici que tu travailles ? me demande t’il, en fixant le grand bâtiment.

___ Ouais, et mon bureau se trouve au 5e étage, si je ne me trompe ça doit être celle-là ! dis-je en essayant de lui montrer du doigt, la fenêtre de mon “ bureau ” .

___ Allez, je te laisse travailler. Je te tiendrai au courant de ma position, parce que j’ignore encore si je pourrai passer te prendre.  

___ Merci, lui dis-je en descendant du véhicule.

Je traverse la voie pour regagner l’entreprise, pendant ce temps Gabriel remonte dans son véhicule. Alors que je me dirige vers l’entrée, une voix familière m’interpelle. Je me retourne pour rencontrer Andrea qui tient son sac à main, portant une jupe droite noire et une chemise à manches longues blanche avec des ballerines noires. Elle avance hâtivement jusqu’à moi.

___ Bonjour, Carla.

___ Bonjour, Andrea.

Les choses se sont vites passées entre nous que nous avons commencé à nous tutoyer et à nous interpeller par nos prénoms sans même s'en rendre compte.

___ Tu es matinale aujourd’hui, fait elle la remarque.

___ Pas le choix ! lâche je alors qu’on se remet à marcher.

Après ce qu’elle m’a dit concernant les retards, je ne veux pas perdre mon poste et pour cela, il faut que j’enterre certaines de mes habitudes.

___ Dis, c’est ton copain ? me chuchote t'elle.

___ J’en ai pas, lâche je, sans même prêter attention à sa réaction.

Je n’ai pas envie de passer aux confidences, surtout que nous venons tout juste de nous rencontrer. Nous prenons toutes les deux, l’ascenseur.

___ Alors c’est ton frère ? insiste t'elle.

Mais qu’est-ce qui ne va pas chez elle ? Pourquoi tient elle à connaître ce que représente Gabriel pour moi ?

___ Ouais, c’est mon frère et il s’appelle Gabriel, répliqué-je, un peu irritée.

Je ne supporte pas qu'on me questionne un peu trop, surtout qu'on vient à peine de se connaître. Aussi, je crois que je ne me suis pas levée du bon pied. Le simple fait de me rappeler la journée de merde encore qui m'attend, me rend déjà agaçante.

___ Waouh, il est canon ton frère ! s’écrit elle avec admiration.

Je lui lance un regard du genre « Tu sais pas ce que tu racontes ».  Andrea est vraiment sérieuse lorsqu’elle dit que Gabriel est canon. Certes, il n’est pas non plus vilain à faire peur mais je ne le trouve pas canon. Peut-être parce que c’est mon frère et que je n’ai jamais vraiment fait attention à son physique.

Mon frère a 31 ans, il est brun, les cheveux courts et les yeux de couleur noisette comme les miens, le nez étroit avec une petite barbe. Il mesure 1m91 et, a presqu’un corps d’athlète.

___ Alors, il est célibataire, j’imagine ? 

___ Oui, dis-je avant de soupirer encore une fois.

Nous arrivons au 5e étage et sortons de l’ascenseur. Je me lance vers mon bureau à grandes enjambées pour la fuir mais elle prend le même rythme que moi.

___ Hé Carla, attends ! me stoppe t’elle lorsque je suis sur le point de m’engouffrer dans mon bureau.

Je roule des yeux, irritée, et me retourne pour lui accorder mon attention.

___ Je t’écoute, Andrea.

___ Ton frère me plaît, lance t'elle directement.

Je hausse immédiatement les sourcils, la bouche entreouverte et la fixe.

___ Tu plaisantes, j’espère ?

___ Non, je suis sérieuse et je veux que tu m’aides.

Je relâche mes sourcils et l’observe attentivement.

___ Tu vas m’inviter ce week-end chez vous pour dîner avec ta famille.

___ Et en quelle honneur ? rétorque je, en croisant mes bras sur la poitrine.

___ Euh … On est des amies, n’est-ce pas ? Tu peux par exemple inventer le fait que tu souhaites leur présenter ta nouvelle amie.

Andrea a l’air très sérieuse avec ce qu’elle avance. Je n’ai aucun problème avec le fait que ma collègue du bureau flash sur mon frère. Je serai au contraire, très heureuse si tout marche entre eux. Mais je suis quand même déconcertée par le fait qu'elle prétend avoir le béguin pour lui, en si peu de temps. Enfin, ils ne se connaissent même pas. 

___ D’accord Andréa. Je t’invite le samedi soir à dîner chez moi.

Un large sourire se dessine sur ses lèvres, exprimant sa gaieté.

Pendant que nous sommes entrain de planifier ce dîner ensemble, une voix grave nous interrompt.

___ Je vois bien qu’il y’a une réunion ici.

La bête se tient fièrement debout, nous observant avec son air terrifiant.

___ Bonjour monsieur Salvador ! Je… Je peux tout vous expliquer… bafouille Andrea, appréhendant la colère de la bête.

Andrea tremble comme une feuille. Bon sang, comment peut-on être craint de la sorte ? Même s’il est le PDG de cette entreprise, ça n’explique vraiment pas le fait que ses employés le craignent comme Lucifer.

___ Nous étions…reprend t’elle mais je place ma main sur son dos pour l’interrompre.

___ Bonjour monsieur Salvador, lui salue je en soutenant son regard froid. Vous avez parfaitement raison, nous étions en pleine réunion mais ça ne me dérangerais pas de vous faire le bilan de cette réunion.

Un éclair rageux traverse son regard et là, je me rends compte que je suis peut-être allée trop loin en voulant le provoquer.

D’un geste brusque, il m’attrape par la gorge et me traine directement dans mon bureau. Je réalise ce qui se passe que quand il me plaque violemment contre le mur de mon bureau, laissant la porte entre-ouverte. 

Ses doigts se resserrent davantage autour de ma gorge. Je ne parviens plus à respirer normalement, ses yeux sombres me fixent avec indifférence, tandis que je m’agite pour sortir de son emprise. Je sens mon souffle me quitter et ma gorge se briser sous ses doigts.

Il me relache brusquement et je m’écroule sur mes fesses, tenant ma gorge et tousse fortement. J’essaie de renouveler avec difficulté l’air dans mes poumons.

Je relève faiblement les yeux, caressant toujours ma gorge et le méprise du regard pour qu’il realise le dégoût que j’éprouve en son égard.

___ Tu es un monstre, craché je en l'assassinant du regard.

Un rictus apparaît sur son visage diabolique, il se rabaisse à mon niveau et me scrute avec indifférence. Il remet quelques mèches de mes cheveux derrière mon oreille et pose trois doigts sur mon menton, me soulevant avec nonchalance la tête. Je l’assassine du regard pendant qu’il arbore un sourire répugnant.

___ Ravi de savoir que la petite insolente l’a compris. Je ne touche pas aux femmes, mais je ferai une exception la prochaine fois avec toi, sorcière.

Il se relève et je le vois se retirer de la pièce.

    

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