LOGINPOV : Céline
Je me redresse trop vite et manque de tomber entre les deux lits.
Cassian pose une main sous mon coude, attend que mes pieds touchent le sol et me lâche. Il ne commente ni mon bras autour de lui ni la distance que j’ai traversée pendant mon sommeil.
L’application médicale indique que Noé est réveillé. Anaïs lui donne son petit déjeuner. La pédiatre autorise notre retour dans l&rsqu
POV : CassianJe déplace le centre médical vers eux avant la fin de l’après-midi.Mireille arrive avec deux Healers, une unité mobile et les archives cardiaques chiffrées de ma famille. Luc ferme la rue aux véhicules non autorisés, fait contrôler les toits et installe un relais de mind-link hors de l’atelier. Je laisse l’intérieur à Anaïs. Le contrat est clair, et surtout, Noé se calme mieux lorsqu’il ne voit pas dix inconnus entrer à la fois.Il dort sur Céline, épuisé par la tentative de shift. Son rythme reste stable tant que mon lien demeure presque fermé.Mireille compare la courbe avec celle d’Adrien à dix-sept mois, puis avec la mienne à vingt. Les Valombre changent tard. Le corps de Noé essaie de rattraper une puissance qu’il ne sait pas contenir.— Les filtres ont
POV : CélineÉlias reste au café de l’atelier pendant que je termine une fermeture éclair sur une veste de randonnée. Cassian accompagne Noé dans la petite salle de repos pour sa première visite officielle. La porte demeure ouverte ; je vois le tapis, les chaussures de mon fils et la moitié du fauteuil où Cassian est assis.Noé empile des cubes contre sa botte. Cassian ne corrige pas la tour lorsqu’elle tombe.— Il te regarde toutes les trente secondes, dit Élias.Je baisse de nouveau le pied de la machine.— Il surveille la pièce.— Il te regarde, Céline.Le fil casse. Je coupe l’extrémité et le repasse dans l’aiguille.Élias boit une gorgée de café. Il connaît assez mes silences pour ne pas transformer la conversation en interrogatoire.— Ce
POV : CélineLe bureau temporaire du Conseil occupe deux pièces au-dessus d’une agence d’assurances. Il n’y a ni emblème de Pack ni gardes à l’intérieur, seulement une caméra au-dessus de la porte et une femme en tailleur gris qui vérifie trois fois mon identité.Cassian s’arrête dans le couloir lorsque l’employée lui barre l’accès à la première pièce.— L’entretien sur la situation civile se déroule sans représentant de Pack.Son regard passe de son badge à la porte. Deux hommes de Blackridge attendent près de l’escalier ; il pourrait faire vider l’étage en moins d’une minute.— Combien de temps ? demande-t-il.— Vingt minutes.Il consulte sa montre et reste contre le mur.Élias entre avec moi. Noé es
POV : CélineJe me réveille seule.Le drap de l’autre côté du lit garde encore un peu de chaleur. La salle de bains est propre, le préservatif a disparu de la poubelle ouverte et mes vêtements sont posés sur la chaise où je les ai laissés. Cassian n’a pris ni la clé ni une excuse pour rester.Il est six heures quarante.J’ouvre l’application de sécurité. Les gardes occupent les mêmes positions que la veille. Aucune nouvelle caméra n’apparaît à l’étage. Mon téléphone n’a reçu qu’un message d’Anaïs : Noé a bien dormi et réclame déjà son lapin alors qu’il le tient dans sa main.Le contrat n’a pas changé pendant la nuit.Je prends une douche et descends à sept heures vingt. La porte intérieure
POV : CélineLe lendemain de notre retour, Anaïs propose de garder Noé pour la nuit.Le capteur n’a enregistré aucune nouvelle arythmie. Son appartement possède une chambre médicale reliée à la petite clinique, et Élias restera dans la pièce voisine avec les documents d’urgence. Noé les connaît tous les deux. Il a déjà passé des après-midi avec eux, jamais une nuit entière sans moi.J’accepte parce que je dois apprendre à le laisser dans un endroit sûr sans transformer chaque séparation en fuite.À dix-neuf heures, je vérifie trois fois le sac : pyjama, médicament, chargeur du capteur, lapin, vêtements propres. Anaïs retire la troisième dose identique et ferme elle-même la fermeture.— Il sera à quatre rues, Céline.— Ap
POV : CélineJe me redresse trop vite et manque de tomber entre les deux lits.Cassian pose une main sous mon coude, attend que mes pieds touchent le sol et me lâche. Il ne commente ni mon bras autour de lui ni la distance que j’ai traversée pendant mon sommeil.L’application médicale indique que Noé est réveillé. Anaïs lui donne son petit déjeuner. La pédiatre autorise notre retour dans l’unité à huit heures.Je vais me laver le visage. Lorsque je sors, Cassian a refait les deux lits et rangé les emballages de la nuit dans la poubelle fermée de la salle de bains. Aucun préservatif ne reste sur la table, aucune trace ne peut être trouvée par un employé ou un garde.Nous prenons la navette sans parler de ce qui s’est passé.Noé tend les bras dès qu’il me voit. Je le garde







