Beranda / Loup-garou / SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA / Chapitre 1 — L’été interdit

Share

SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA
SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA
Penulis: Déesse

Chapitre 1 — L’été interdit

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-10-30 22:03:58

Alba 

L’été s’étire paresseusement sur la petite ville de Willow Creek, une de ces bourgades américaines où tout le monde se connaît, et où le temps semble s’écouler au rythme des cigales et des cloches de l’église du centre. Les rues pavées, bordées de maisons en bois peintes de couleurs passées par le soleil, respirent la tranquillité. Mais moi, je ne viens pas ici pour la tranquillité. Je viens pour passer l’été chez ma meilleure amie, et je sens déjà que tout va être différent cette année.

Mes parents ont insisté pour m’accompagner jusqu’à la grande maison au bord de la forêt. La voiture ralentit en tournant dans l’allée gravillonnée, et je les entends échanger des banalités, mais je suis ailleurs. Mon regard se perd sur l’ombre des arbres, là où les rayons du soleil se frayent un chemin à travers les feuilles. La maison se dresse majestueuse, un peu trop parfaite pour un endroit si reculé : des volets verts, un porche en bois verni, et cette aura de mystère qui semble m’attirer malgré moi.

— Allez, chérie, profite bien de ton été, me lance ma mère, un sourire doux mais un peu inquiet sur le visage.

— On va s’ennuyer sans toi, ajoute mon père en posant sa main sur mon épaule.

Je souris, mais mon esprit est déjà loin, captivé par ce que j’ignore encore. Je descends de la voiture et sens l’air chaud chargé de l’odeur des pins et de la terre humide. C’est là que je le vois pour la première fois, ou peut-être pour la première fois vraiment : le père de ma meilleure amie .

Il apparaît au bout de l’allée, immense et élégant, les épaules larges, les traits marqués par un charme sombre. Son regard, profond et calculateur, se pose sur moi. Instantanément, je sens une chaleur sourde se répandre dans mon ventre, un mélange d’excitation et de crainte. Chaque fois qu’il me regarde, c’est comme si mon corps se faisait lire, disséqué, analysé dans ses moindres désirs.

Avant que je puisse réagir, ma meilleure amie jaillit à ma hauteur, les bras grands ouverts.

— Alba ! s’écrie-t-elle, et sans attendre, elle m’enlace si fort que je sens sa joie contagieuse traverser mon corps.

— Samantha ! Je ris et me blottis contre elle. « Ça fait tellement longtemps ! »

— Je sais, je sais ! Tu n’imagines pas combien j’ai compté les jours, répond-elle en se reculant juste assez pour me regarder dans les yeux, son sourire éclatant illuminant son visage. « Tu as grandi… et tu es encore plus… » Elle rougit légèrement, et je sens son regard se poser sur moi avec une chaleur complice.

Nous rions, nous bousculons presque, échangeant des coups d’épaule amicaux et des petites tapes, nos voix se mêlant aux chants des oiseaux et au bruissement des feuilles.

— Tu n’imagines pas ce que j’ai préparé pour cet été, me confie-t-elle en glissant un bras autour de mes épaules. « Les soirées au lac, les excursions dans la forêt… et surtout… tu vas rencontrer mon père. »

— Ah oui, ton père… je dis en me mordillant la lèvre, déjà consciente que la mention de son nom fait battre mon cœur plus vite.

Et c’est là que je le remarque de nouveau . Il s’approche calmement, presque comme un prédateur élégant.

— Tu es arrivée enfin , dit ma meilleure amie en souriant et en me poussant légèrement vers lui.

— Et voilà ma fille, reprend Adriel, sa voix rauque caressant l’air comme une promesse.

Je me fige, incapable de détourner les yeux. Il s’approche, et je sens son aura animale me frôler. L’air autour de lui semble vibrer, chargé d’une tension électrique que je ne peux ni ignorer ni contrôler.

— Alors, vous deux, vous allez passer un super été avec moi , n’est-ce pas ? dit ma meilleure amie avec un clin d’œil, brisant un instant la tension.

— On dirait bien, murmuré-je, mes yeux restant fixés sur son père , incapable de cacher la chaleur qui monte en moi.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 78 : Le Premier Murmure 2

    ALBALe double rit, un son sec comme le craquement de la glace.— Ton domaine ? Ils sont des loups. Ils suivront la force la plus proche. Aujourd’hui c’est lui. Demain, si tu déploies ta vraie nature, ce sera toi. Tu ressens leur regard, leur attente. C’est déjà le début. Ils se réorientent déjà vers toi. Laisse-toi faire.La clairière sombre commence à se dissoudre, le rêve se défait. La silhouette sur le trône se fond dans les ombres, mais ses derniers mots sifflent à mon oreille, réels, trop réels.— Nous reparlerons, éveilleuse. Quand le poids de leur espoir deviendra trop lourd. Quand sa protection te semblera trop étroite. Je serai là. Je comprends.Je me réveille en sursaut, un cri étouffé dans la gorge.La tente est sombre, tiède de la chaleur des deux corps. Adriel dort à côté de moi, profondément, une main posée sur mon ventre, une habitude prise depuis notre première nuit. Sa respiration est régulière, puissante. Rassurante.Je suis trempée d’une sueur froide. Mon cœur bat

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 77 : Le Premier Murmure

    ALBAMais ce n’était pas rien. C’était comme un effleurement d’ailes de chauve-souris contre la vitre de mon esprit. Une sensation de regard bien plus ancien, bien plus calculateur que celui des loups.Le plan du Maître de l’Ombre, que je ne connais pas, a déjà commencé à s’exécuter. Le premier murmure n’est pas un son. C’est la prise de conscience de ma propre différence. Le poids du regard des autres. Et la faille solitaire que cela creuse en moi.Adriel me serre plus fort, comme s’il pouvait, par la seule force de ses bras, me protéger de ce qui rôde à l’intérieur comme à l’extérieur.— Dors, dit-il. Je veille.Je ferme les yeux, mais le sommeil ne vient pas. Je reste éveillée, portant le poids des espoirs de la meute, la terreur de mon pouvoir, et le frisson glacé d’une attention nouvelle qui, quelque part dans l’ombre, me trouve… intéressante.Le sommeil, quand il finit par venir, n’est pas un repos. C’est une chute dans un lieu sans ancrage.Je marche dans une forêt familière, m

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 76 : Le Poids du Regard

    ALBA L’adrénaline s’est retirée, laissant place à une fatigue qui pèse sur les épaules, sur les paupières, mais surtout sur l’âme. Le silence, maintenant, est lourd des regards. Ils ne me quittent pas.Je suis assise sur une souche moussue, un peu à l’écart, pendant que Selene termine de panser les blessures des guerriers. Chaque fois que je lève les yeux, je rencontre des pupilles jaunes, grises, ambrées, braquées sur moi. Ce n’est plus la peur pure du début, ni même seulement l’émerveilment. C’est une attente. Une attente pesante.Ils ont vu. Ils ont été sauvés. Et maintenant, inconsciemment, ils attendent que le miracle se reproduise. Que la terre se soulève à nouveau, que les racines deviennent des lances, que je transforme la forêt en forteresse. Je sens ce poids comme une cape de pierre sur mes épaules. Le titre qu’ils m’ont donné en murmurant , Celle-qui-parle-aux-racines , est une chaîne.Ma propre tête est un champ de bataille silencieux. L’écho du pouvoir utilisé résonne en

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 75 : L’Appétit de l’Ombre

    VORTHOSLa douleur est un souvenir lointain, une vibration amortie par la matière immatérielle qui me constitue. La blessure infligée par la lame de la louve a cicatrisé, ne laissant qu’une démangeaison froide, une faiblesse dans mon flanc. Mais ce n’est pas cette douleur qui me fait me déplacer en silence, fuyant comme une fumée noire entre les troncs mourants. C’est la peur. Une peur nouvelle, acide, qui corrompt ma substance même.J’ai vu. J’ai senti.La terre se levant. Les racines, vieilles et inertes, transformées en serpents vengeurs. Ce n’était pas de la magie brute, pas la simple corruption que nous, les Rôdeurs, pouvons infliger. C’était quelque chose d’organique, de profondément vivant, mais plié à une volonté étrangère. Une volonté humaine… et pourtant plus qu’humaine.J’ai senti l’écho de cette volonté, une vague de puissance tellurique qui a failli me dissoudre là où je me tenais. Et au centre de cette vague, il y avait elle. La femelle. La compagne de l’Alpha. Sa peur p

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 74 : Le Murmure de la Terre 2

    ALBASon ordre disperse la tension immobile. Les guerriers se mettent en mouvement, retrouvant des tâches concrètes. Certains jettent encore des regards furtifs vers moi, empreints d’une curiosité nouvelle. Ewan, le jeune, semble presque vouloir s’approcher, poser des questions, mais un regard de Kieran le rappelle à l’ordre.Je me laisse guider par Adriel vers un tronc d’arbre renversé, à l’écart du pire du carnage. Il me fait asseoir, s’agenouille devant moi. Ses grandes mains prennent mon visage, le forçant à lever les yeux vers les siens.— Tu as saigné du nez, dit-il, ses pouces caressant mes pommettes avec une douceur infinie.— Ma tête… elle éclate.— Je sais. Je l’ai vu. C’était… terrifiant. Et magnifique.Il avoue cela à voix basse, pour nous seuls. Son regard plonge dans le mien, cherchant la femme derrière la puissance, la compagne derrière la magicienne.— Ils ont peur, je murmure, regardant la meute s’affairer.— Oui. Mais ils sont aussi en admiration. Tu leur as montré q

  • SOUS LA DOMINATION DE L'ALPHA    Chapitre 73 : Le Murmure de la Terre

    ALBALe silence qui suit la retraite des Rôdeurs est plus lourd que le vacarme de la bataille. Un silence de stupéfaction, de fatigue extrême, et d’un questionnement sourd qui palpe l’air comme une main invisible.Je reste adossée à Adriel, mes jambes flageolantes, ma tête bourdonnante du tumulte intérieur. L’écho de la puissance qui m’a traversée vibre encore dans mes os, une note basse et inquiétante. Le goût de la terre est dans ma bouche, non plus l’odeur humide et rassurante de la forêt, mais quelque chose de plus primaire, de plus âpre. Le goût du pouvoir.Les guerriers reviennent vers la clairière transformée, traînant des pieds, essuyant leurs lames. Ils ne regardent pas les corps des Rôdeurs disséminés, ni même leurs propres morts, pas encore. Leurs yeux, brillants de l’effort et de l’adrénaline résiduelle, convergent vers moi.Il n’y a pas de cris, pas d’acclamations. Seule une contemplation silencieuse, chargée de respect et… de crainte.Un guerrier aux cheveux grisonnants,

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status