FAZER LOGINLeila endure depuis quatre ans un mariage blanc, son époux étant impuissant. Ce lourd secret, gardé entre eux, la place sous une pression sociale écrasante. La famille de son mari, ignorant la vérité, la rend entièrement responsable de l'absence d'enfant. Elle subit seule les injures et le mépris, traitée de stérile, tandis que son mari, paralysé par la honte, ne la défend pas. Son calvaire est double : une intimité conjugale inexistante et une vie sociale faite d'ostracisme. Un événement vient bouleverser cette souffrance silencieuse : son beau-frère s'installe chez eux pour un temps. Une proximité se crée, la tentation devient forte et, dans un moment de faiblesse et de désir refoulé, elle succombe à une relation avec lui. Rongée par la culpabilité mais aussi soulagée de connaître enfin une forme de connexion charnelle, elle vit cette liaison dans le secret et la tourmente. Le véritable choc survient plus tard, lorsqu'elle découvre que cette rencontre n'était pas le fruit du hasard. Son mari, désespéré de la voir souffrir et obsédé par l'idée de lui donner un enfant , fût-il d'un autre , avait lui-même manigancé cette situation, encourageant discrètement son frère à s'approcher d'elle. La trahison est alors totale et complexe : trahie par son corps, par son beau-frère, et surtout par son mari dont la lâcheté a pris la forme d'un calcul manipulateur au nom d'une fausse générosité. Son dilemme initial se transforme en un chaos émotionnel bien plus profond. Dans cette spirale de souffrance et de manipulations, où peut-elle bien trouver son propre salut : dans le pardon, dans la révolte, ou dans la fuite ?
Ver maisLa villa est silencieuse quand nous arrivons, majestueuse dans la nuit, ses fenêtres éteintes, ses murs blancs qui brillent sous la lumière de la lune, les arbres du jardin qui se balancent doucement dans le vent nocturne. Les lumières s'allument automatiquement dans l'allée, dans l'entrée, dans le salon, comme pour nous accueillir, comme pour nous dire bienvenue, comme pour nous souhaiter la bienvenue chez nous, dans notre maison, dans notre vie.Je prends sa valise, je la porte à l'étage, dans cette chambre que j'ai préparée pour elle il y a des semaines, il y a des mois, il y a un temps qui me semble déjà une éternité, cette chambre qui est la sienne, avec ses couleurs douces, ses tissus légers, ses parfums subtils, ses fleurs fraîches changées chaque jour, ses livres choisis avec soin, ses photos de nous que j'ai fait développer en secr
HichamJe n'ai jamais conduit aussi vite de ma vie, brûlant les feux rouges les uns après les autres comme s'ils n'existaient pas, ignorant les limitations de vitesse, doublant les voitures sur les lignes blanches, fonçant dans les rues désertes de la ville comme si ma vie en dépendait, comme si chaque seconde qui passait était une seconde perdue à jamais, une seconde où elle était seule sur ce trottoir, où elle pleurait, où elle avait besoin de moi et que je n'étais pas là.Mon téléphone est posé sur le siège passager, l'appel toujours en ligne, je l'entends respirer, je l'entends pleurer, ces sanglots qu'elle essaye d'étouffer mais qui traversent le haut-parleur et me déchirent le cœur, je l'entends vivre, ce bruit, ce simple bruit de sa respiration, est tout ce qui compte, tout ce qui existe, tout ce qui donne un sen
LeïlaLes semaines qui suivent sont un enfer, un enfer dont je ne vois pas la fin, un enfer dont je ne trouve pas l'issue, un enfer qui me consume, qui me dévore, qui me tue.Youssef boit tous les jours maintenant, du matin au soir, du soir au matin, sans arrêt, sans repos, sans répit. Il boit quand je pars, il boit quand je rentre, il boit quand je suis là, il boit quand je ne suis pas là. Il boit pour oublier, il boit pour survivre, il boit pour mourir.Il ne travaille plus, il ne sort plus, il ne vit plus. Il reste assis dans son fauteuil, la télévision allumée sans la regarder, une bouteille à portée de main, à attendre, attendre quoi, attendre qui, attendre que je revienne, attendre que je le sauve, attendre que je renonce à tout pour lui, pour nous, pour ce que nous étions, pour ce que nous ne serons jamais.Il me fait des scènes, parf
Elle a mis ses talons, ceux qu'elle ne mettait que pour les grandes occasions, ceux qui la faisaient sentir belle, désirable, femme.Elle ne me regarde pas, elle évite mon regard comme elle le fait toujours maintenant, comme si j'étais devenu invisible, transparent, inexistant, comme si je n'étais plus rien pour elle, comme si je n'avais jamais été rien.— Tu sors ? je demande, la voix étranglée par l'émotion, par la rage, par la douleur, par tout ce que je retiens depuis des mois.— Oui, dit-elle sans me regarder, en ajustant sa robe devant le miroir, en se souriant à elle-même, en se trouvant belle, en se trouvant désirable, en se trouvant aimée.— Où tu vas ?Elle s'arrête, surprise, interdite. Je ne pose jamais de questions, je n'ai jamais posé de questions, depuis que j'ai accepté, depuis que j'ai
Sheikh Al-MansouriDeux jours plus tard.La plume d’or gratte le vélin épais, signant des chiffres, des autorisations, des destins. Le bureau est silencieux, à part le grattement de la plume et le tic-tac discret de la pendule Louis XIV. L’encens d’ambre brûle dans un coin, chassant les odeurs du m
LeïlaUn nouveau frisson. Parle-t-il de notre mariage ? Ou de quelque chose d’autre ? A-t-il des soupçons sur la dynamique dans cette maison ? Sur la présence de Karim ? « Sentimental ». Le mot est lâché, empoisonné.— Youssef est un homme d’honneur. Il sait séparer les choses, la voix un peu raide
LeïlaUn besoin viscéral me prend. Meubler. Remplir. Combattre le vide glacé de ces murs lisses avec des objets, des couleurs, des odeurs qui seront miennes. Même si c’est une illusion. Même si tout, ici, lui appartient. Il faut des coussins, des tapis, des plantes vertes qui retiendront un peu de
LeïlaLa voiture s'arrête dans un silence électrique. Le moteur cesse de romonner, et soudain, il n'y a plus que le bruit de ma propre respiration, trop rapide, et le poids du bras de Youssef sur le dossier de mon siège.Je lève les yeux.La villa n'est pas une tour. C'est pire. Une demeure basse,












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.