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Chapitre 215 : Le Message 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-05-28 06:50:21

Mais sous mes doigts, les couleurs changent. Le bleu devient noir, profond comme les abysses, comme le désespoir. Le rose devient rouge, vif comme le sang, comme la passion, comme la violence. Le blanc devient gris, terne comme la cendre, comme les ruines, comme la fin de tout.

La tempête approche, elle envahit la toile, elle envahit mon cœur. Les vagues se font plus hautes, plus menaçantes, elles engloutissent le ciel, elles dévorent l'horizon. Il n'y a plus que le chaos, le tumulte, la destru
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  • SÉDUIS-MOI SI TU OSES   Chapitre 220 : L'Orage 2

    Sa voix est calme, presque douce. Elle tranche avec la tension qui règne dans la pièce, avec la colère qui bouillonne en moi.— Humberto lui a donné un couteau, lui a demandé de me tuer pour prouver sa loyauté. Elle est venue dans cette église abandonnée, elle a posé la lame sur mon cœur, elle m'a regardé dans les yeux. Et elle ne l'a pas fait. Elle a lâché le couteau, elle s'est effondrée dans mes bras, elle a pleuré toutes les larmes de son corps.Il fait un pas vers moi, ses yeux noirs plongés dans les miens.— Je ne l'aime pas, Valentina. Je ne l'aimerai jamais comme je t'aime. Mais elle m'a sauvé la vie. Elle a choisi de me laisser vivre, au risque de tout perdre. Et je ne peux pas la laisser mourir.Je le regarde, cet homme que j'aime et que je hais, cet homme qui est capable du pire comme du meilleur. Il est sincère, je le vois dans ses yeux, dans le tremblement de sa voix, dans la façon dont ses mains s'ouvrent et se ferment le long de son corps. Il croit vraiment ce qu'il dit

  • SÉDUIS-MOI SI TU OSES   Chapitre 219 : L'Orage 1

    ValentinaLe silence dans la chambre est assourdissant. Il pèse sur mes épaules comme une chape de plomb, il s'insinue dans chaque recoin, il emplit l'espace jusqu'à l'étouffer. Je suis assise sur le lit, les mains posées sur mes genoux, les yeux fixés sur la fenêtre. Le jardin est là, immobile, avec ses arbres taillés, ses fleurs parfaites, sa beauté artificielle.Rien n'a changé. Les murs crème, les rideaux blancs, le parquet qui craque sous les pas. La commode en bois sombre, le miroir au cadre doré, le tapis épais qui couvre le sol. Tout est exactement comme avant, comme si je n'étais jamais partie, comme si les mois de fuite et de reconstruction n'avaient été qu'un rêve, une parenthèse qui se referme.Mais je ne suis plus la même. La femme qui est assise sur ce lit n'est pas celle qui a fui, il y a des mois, avec un petit sac noir et cinq mille dollars en poche. Celle-là avait peur, elle tremblait, elle doutait. Elle ne savait pas si elle survivrait, si elle retrouverait un jour

  • SÉDUIS-MOI SI TU OSES   Chapitre 218 : Le Retour 2

    Je ne le laisse pas finir. Je fais un pas dans le salon, puis un autre. Mon regard passe de lui à elle, d'elle à lui. Chiara a levé les yeux, me regarde avec une expression indéchiffrable. Peur, peut-être. Ou honte. Ou défi. Elle ne dit rien, ne bouge pas, reste figée sur le canapé comme une statue.— Ainsi, c'est vrai. Tu l'as ramenée. Dans notre maison. Dans notre lit, sans doute.Chaque mot est une lame que je lui jette au visage, que j'enfonce dans sa chair, dans son orgueil, dans ses mensonges.— Valentina, écoute-moi...— Non. C'est toi qui vas m'écouter.Je m'avance vers lui, mes yeux plantés dans les siens. Je ne vois plus que lui, je n'entends plus que le bruit de mon sang qui cogne dans mes tempes, je ne sens plus que cette rage qui me consume de l'intérieur.— Tu es venu dans mon village, il y a quelques semaines. Tu es apparu dans mon atelier, comme un fantôme, comme un spectre. Tu m'as dit que tu m'aimais, que tu n'avais jamais cessé de m'aimer, que tu reviendrais me cher

  • SÉDUIS-MOI SI TU OSES   Chapitre 217: Le Retour

    ValentinaLa gare centrale de Mexico est exactement comme dans mes souvenirs. Bruyante, sale, grouillante de vie. Les voyageurs se pressent sur les quais, leurs valises à roulettes crissant sur le béton, leurs voix excitées ou fatiguées se mêlant dans une cacophonie incessante. Les annonces crachotent dans les haut-parleurs, déformées, incompréhensibles. Les vendeurs ambulants crient leurs marchandises, café, journaux, collations.Je descends du train, mon sac sur l'épaule, le visage fermé, les yeux durs. Je ne regarde personne, je ne parle à personne. Je traverse le hall immense, mes pas résonnant sur le marbre usé par des millions de passages. Je sors dans la rue, je respire l'air pollué de la ville, chargé de gaz d'échappement et de poussière.Mexico. La ville que j'ai fuie, il y a des mois, pour sauver ma vie. La ville où j'ai aimé, souffert, failli mourir. La ville où tout a commencé, et où tout va finir. La ville qui m'a vue prisonnière dorée, et qui me voit revenir en femme lib

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    Ma voix est dure, froide, étrangère. Ce n'est pas ma voix, c'est celle d'une autre, d'une femme que je ne reconnais pas, que je ne veux pas reconnaître.— Partir ? Où ça ? Pourquoi ?— Mexico.Son visage se décompose. Il pâlit, ses yeux s'écarquillent, sa main retombe le long de son corps. Il sait. Il a toujours su, sans que je lui dise rien. Il sait d'où je viens, ce que je fuis, qui je suis vraiment. Une femme brisée, une survivante, une prisonnière en cavale qui n'a jamais vraiment réussi à s'échapper.— Valentina, ne fais pas ça. Reste ici, avec moi. Quoi que ce soit, on peut y faire face ensemble.Sa voix est suppliante, pleine d'un amour simple et sincère qu'il n'a jamais osé me déclarer vraiment, mais que je lis dans chacun de ses gestes, chacun de ses regards, chacun de ses silences.— Non.Je le regarde, cet homme simple et bon qui m'a offert la paix, la douceur, une vie normale. Je le regarde, et je vois tout ce que je pourrais avoir, tout ce que je pourrais être. Une femme

  • SÉDUIS-MOI SI TU OSES   Chapitre 215 : Le Message 2

    Mais sous mes doigts, les couleurs changent. Le bleu devient noir, profond comme les abysses, comme le désespoir. Le rose devient rouge, vif comme le sang, comme la passion, comme la violence. Le blanc devient gris, terne comme la cendre, comme les ruines, comme la fin de tout.La tempête approche, elle envahit la toile, elle envahit mon cœur. Les vagues se font plus hautes, plus menaçantes, elles engloutissent le ciel, elles dévorent l'horizon. Il n'y a plus que le chaos, le tumulte, la destruction.Valentina, pardonne-moi.Je ne sais pas ce que tu vas faire. Je ne sais pas si tu reviendras, si tu te jetteras à nouveau dans la gueule du loup, si tu survivras cette fois encore. Je ne sais pas si je te reverrai un jour, si je pourrai te parler, t'expliquer, te demander pardon.Mais je sais que je t'aime. Je l'ai toujours su, même si je ne te l'ai jamais dit. Je t'aime, Valentina, d'un amour silencieux, patient, qui ne demande rien en retour. Un amour qui se contente de te savoir vivant

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