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Chapitre 64 : L’Effondrement 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-01-29 02:14:03

Valentina

Il s’enfonce, lentement, sans hâte, ses yeux plantés dans les miens. Je vois chaque nuance sur son visage : la concentration, la jouissance, la puissance. Il me remplit complètement, et cette sensation de plénitude, de violation intime, est bouleversante.

— Regarde-moi, répète-t-il, haletant. Ne détourne pas les yeux.

Je ne peux pas. Je suis hypnotisée. Par lui. Par ce qu’il me fait. Par la trahison de mon propre corps qui, déjà, s’adapte, se serre autour de lui, cherchant une frictio
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    DiegoJe me réveille seul.Le lit est vide. Les draps sont froids. La chambre est silencieuse. Trop silencieuse. Ce silence qui n'est pas vraiment un silence, mais une absence, un vide, une mort.Je tends la main vers sa place, vers sa chaleur, vers sa présence. Mes doigts ne rencontrent que le drap froid, l'oreiller vide, le néant.Il n'y a rien.Juste une enveloppe blanche sur l'oreiller, avec mon nom écrit dessus.Diego.L'écriture est la sienne. Fine, déliée, élégante. Je la reconnais entre mille. Je l'ai vue sur des centaines de petits mots, des milliers de "je t'aime", des millions de promesses.Je prends l'enveloppe. Mes mains tremblent. Mes doigts sont glacés. Mon cœur bat trop vite, trop fort, trop douloureusement.Je l'ouvre. Mes doigts glissent sur le papier, déchirent l'enveloppe, sortent la lettre.Je lis.

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    Je ne peux plus rester. Pas une nuit de plus. Pas une heure de plus. Pas une minute de plus. Je dois partir, pour me sauver, pour ne pas devenir ce que tu es, pour ne pas devenir ce que tu as fait d'elle.Les larmes viennent. Elles coulent sur mes joues, tombent sur le papier, bavent les lettres, effacent les mots. Je les essuie, je continue.Je t'aime, Diego. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne. Je t'aime d'un amour qui me détruit, qui me consume, qui me tue. Et c'est pour ça que je pars. Parce que je ne veux pas mourir. Parce que je veux vivre. Parce que je veux être moi, pas ton ombre, pas ta prisonnière, pas ta chose.Je pose le stylo. Mes mains tremblent, mes larmes coulent, mon cœur se serre. Je regarde la lettre. Elle est courte, trop courte. Elle ne dit pas tout. Elle ne dit pas la peur, la douleur, l'amour. Elle ne dit pas les nuits sans sommeil, les jours sans couleurs, les heures sans fin.

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    Je pose le passeport sur le lit, à côté de l'argent. Je regarde la boîte. Il reste des choses dedans. Des photos, des lettres, des souvenirs. Des morceaux de ma vie d'avant. Des morceaux de moi.Je prends la photo de ma mère. Elle sourit, ses yeux sont clairs, ses cheveux sont blonds. Elle est belle, elle est jeune, elle est vivante. Elle est morte maintenant, depuis dix ans. Cancer. Elle est partie sans moi, sans adieu, sans rien.— Tu me manques, maman. Tu me manques tous les jours.Je pose la photo sur le lit, à côté du passeport. Je la prendrai. Je l'emmènerai. Elle viendra avec moi.La lettre que je n'ai jamais envoyée. À mon père. Pour lui dire que je lui pardonne, pour lui dire que je l'aime, pour lui dire que je suis désolée. Je ne l'ai jamais envoyée. Je ne l'enverrai jamais. Il est mort, lui aussi. Cœur. Trop de stress,

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