LOGIN— Tu ne lui dois rien, répondit-il calmement, ses yeux rivés sur la route tandis que sa main glissait distraitement sur ma cuisse. Je répétai, plus fermement :
— Je ne lui dois rien.— Je suis désolé, dit-il soudain. Je le regardai, surprise.— Pourquoi ?— Pour ne pas avoir été avec toi à l’hôpital. Mon cœur se serra. Je t’en voulais, continua-t-il d’— D’accord, soufflai-je. On reste calmes. Si tu montres que tu as remarqué, ils passeront à l’action. Elle hocha la tête nerveusement.— Que fait-on ?— Tu continues à marcher, normalement. Il y a un marché pas loin de l’hôtel, non ? celui qu’on a visité hier.— Oui, à deux rues d’ici.— Alors on y va. Là-bas, il y a du monde. On se mêlera à la foule.Nous reprîmes notre marche, feignant une conversation légère. Je parlais d’une voix posée, souriante, mais à l’intérieur, tout mon être vibrait de peur. Je sentais les regards dans mon dos, la tension électrique dans l’air.— Tu es sûre que ce sont eux ? demandai-je doucement.— Oui. Je les ai vus la veille, après que j’ai fait le rapport. Les Anciens les utilise
— Avery… je ne peux plus.— Qu’est-ce que tu veux dire ? Et soudain, elle éclata en sanglots. De gros sanglots étouffés, violents, comme si elle retenait ça depuis des semaines.— Pardon… murmura-t-elle. Je suis désolée, je n’aurais jamais dû… Je la pris dans mes bras, surprise et inquiète.— Qu’est-ce qui se passe ? Elle se détacha brusquement, les yeux rougis.— Tu dois partir. Maintenant.— Quoi ? Pourquoi ?— Ce voyage… ton invitation ici… tout ça, ce n’était pas par hasard. Mon sang se glaça.— Qu’est-ce que tu veux dire ? Elle tremblait.— Les anciens… ils savent que tu es ici. Ils m’ont demandé de t’attirer. Ils veulent t’enlever, Avery. Je la fixai, sans comprendre.— Pourquoi ?— Par
— Les anciens m’ont parlé. Ceux qui gardent les savoirs.Nous continuâmes notre promenade, bras dessus bras dessous, sous un soleil doux qui caressait la pierre claire des ruelles. Elena me montrait chaque recoin de la ville comme si elle voulait me la faire aimer à tout prix.— Ici, dit-elle en désignant un vieux bâtiment couvert de lierre, c’est l’ancien théâtre où ma mère chantait quand elle était jeune. On dit que les échos y gardent encore la mémoire des voix. Je souris, attendrie.— C’est magnifique. Tu as de la chance d’avoir grandi ici.— La chance, répéta-t-elle doucement, comme si le mot la piquait. Oui… peut-être.Nous marchâmes encore un moment, parlant de tout et de rien. Elle me raconta ses études inachevées, les saisons touristiques qui faisaient vivre la ville,
Nous continuâmes à marcher en silence. Le soleil déclinait lentement, teintant la mer d’or et de cuivre. Je sentais quelque chose peser dans l’air, une vérité qu’elle retenait de toutes ses forces. Et plus elle tentait de sourire, plus cette tension devenait palpable. Quand nous regagnâmes la voiture, elle semblait ailleurs, le regard perdu sur la ligne d’horizon.— Tu sembles fatiguée, dit-elle doucement.— Un peu.— Repose-toi à l’hôtel ce soir Je hochai la tête.— D’accord. Elle me serra dans ses bras avant de partir, un geste soudain, presque désespéré. Son parfum me resta dans la mémoire, mêlé au goût salé de la mer.Quand elle s’éloigna, je restai un long moment sur le trottoir, immobile, à regarder la voiture disparaître. Quelque chose, dans son &ea
Elle ouvrit la portière pour moi. Dans la voiture, la radio diffusait une vieille chanson grecque, douce et nostalgique. Nous roulions à travers des rues étroites bordées de bougainvilliers. Le vent chaud s’engouffrait par la fenêtre et faisait danser quelques mèches de ses cheveux.Elle parlait beaucoup. De la ville, de son enfance, des vendeurs du marché qu’elle connaissait tous par leurs prénoms. J’écoutais, fascinée par cette manière qu’elle avait de donner vie à chaque coin de rue. Pourtant, parfois, sa voix se brisait légèrement, comme si un souvenir la traversait trop fort.— Tu vois ce café-là ? demanda-t-elle en désignant une terrasse ensoleillée.— Oui.— Mon père m’y emmenait quand j’étais petite. Il me disait que les gâteaux avaient le goût du ciel.
Je ne répondis rien et nous quittâmes le café sous un silence lourd, Milan blotti contre moi, son souffle calme contrastant avec le tumulte dans ma poitrine. Chaque pas vers la voiture me semblait irréel, comme si le monde avait été découpé en tranches d’ombre et de lumière, et que je n’étais qu’un témoin de ma propre vie. Sergey ouvrit la portière et posa délicatement Milan sur le siège arrière, puis me prit la main. Sa chaleur me rassura un instant, mais l’angoisse ne voulait pas me lâcher.— Avery… murmura-t-il, la voix douce, tu es sûre que tu vas bien ? Je secouai la tête, incapable de répondre. Les mots d’Elena tournaient en boucle dans mon esprit : “Sam est un démon… il doit être arr&eci
Je me regardai dans le miroir pour la cinquième fois depuis le matin, je n’arrivais pas à me reconnaitre, mes cheveux avaient été taillés jusqu'à la base de mes épaules et les boucles américaines leur donnaient du volume, les mèche de Bordeaux de part et d’autre étaient simplement magnifiques. Ma n
Je me regardai dans le miroir pour la cinquième fois depuis le matin, je n’arrivais pas à me reconnaitre, mes cheveux avaient été taillés jusqu'à la base de mes épaules et les boucles américaines leur donnaient du volume, les mèche de Bordeaux de part et d’autre étaient simplement magnifiques. Ma n
À aucun moment, il n’a pas posé ses yeux sur moi, ne fut ce qu’une seule fois moi continuant de se déchainer sur le pauvre sac. Je ne souhaite pas être à la place de la personne qui l’a mis dans cet état.je ne saurais dire combien de temps, je suis resté là à le regarder frapper dans le sac. Quand
Le lendemain matin, je fus debout de bonne heure pour me rendre au café, car Nesla ne travaille pas aujourd’hui donc je devais m’y rendre par mes propres moyens. J’avais comme un poids sur le cœur, dès que mes yeux se sont ouverts, j'ai regardé mon téléphone, je ne sais pas ce que j’espérais y trou






