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Chapitre 3

Author: Lucentia
last update publish date: 2026-06-14 17:06:45

Je le regarde sortir sa crasse de sa bouche...mon regard fixé sur lui s'intensifie.

Et puis juste en bas, ce couteau posé sur la table.

Mes idées noires ont refait surface. Tout ce que je ressentais sur le coup c'était un très fort désir qui me consumait de l'intérieur.

Sa voix devenait de plus en plus forte. Ses mots de plus en plus violents ; je n'y prêtais plus attention.

Mes yeux étaient figés sur ce couvert.

Je me retenais de ne pas la prendre. Ma main posée sur le sofa tremblait. Mon cœur me criait de le prendre et ma raison elle me demandait de me calmer. De l'ignorer.

Mais il continuait encore et encore.

Et là je n'ai pas pu me retenir.

C'était comme si mon cœur et la raison s'étaient unie à la dernière force que j'avais

- Albert ! Ça suffit !! J'en ai marre de tout ça. J’en ai marre que tu me fasses vivre une telle vie. Qu'ai-je fait pour mériter tout ça ?

J'étais devenue incontrôlable, je pleurais en même temps j'hurlais de toutes mes forces.

- Albert je t'en supplie !! Laisse-moi partir...Libère-moi je suis fatiguée de ce mariage qui n'a aucune sens. Tu me garde enfermée dans la maison. Je n'ai pas le droit d'aller et de venir comme je le veux, je suis prisonnière dans cette grande maison. Tu penses que quoi que ton argent vaille le prix de ma liberté et de ma dignité ?

- Je t'en prie Laisse-moi partir d’ici !!

Je le suis agenouillée en larmes lui empoignant le bras de me laisser partir. Je ne voulais rien de lui...je ne voulais plus lui appartenir.

Alors que je supplie je l’entendis.

Ce rire...

Je l'entendis me rire aux nez...

Mon sang se glaça face à autant de mépris et d'indifférence. Mon cœur brûlait face à cet homme sadique qui était en face de moi.

Et là, j'ai écouté mon cœur...

Je me suis tournée précipitamment vers son plat et immédiatement ma main empoigna le couteau.

Je n'avais qu'un but : lui faire ravaler sa merde qu'il vomissait à longueur de journée sur moi.

Mais j'étais lente, près de lui, ma main n'eut même pas le temps d'arriver jusqu'à moi il m'empoigna par la gorge et me jeta sans ménagement sur le sol.

J'avais l'impression que cette fois ci il en finirait avec moi...

Tout ce que j'entendais c'était son rire froid, glacial, horrible atroce. Je ne voulais plus l'entendre. Je voulais partir, mourir, m'effacer complètement.

Il me voulait devant lui, brisée, A sa merci.

Comme si ça ne suffisait pas. Ajouté à ses rires mesquins et méprisants, il me donna le premier coup sur le ventre.

- Albert. Arrête !! Je ne pouvais qu'implorer.

J'essayais de me lever mais il m'agrippa le cou et il fit pleuvoir sur ma joue des gifles enchaînées.

- Pour qui te prends tu pour essayer de me tenir tête ? Quel mot dans tu m'appartiens tu n'arrives pas à saisir ?? Tu es à moi. Tes oncles n'ont pas eu de cesse de me dire que tu es à moi. Sais-tu combien ils ont demandé pour ta dote ??! Pauvre imbécile. Ils t'ont vendu à moi. Et tu feras tout ce que je voudrais.

Mes larmes n'avaient aucun effet sur lui.

Et malheureusement, au fond de moi, je savais qu'il avait raison. Mes oncles m'avaient vendu au plus offrant.

Tant qu’ils leur donnaient ce qu'ils voulaient moi je pouvais bien hurler, crier ma détresse...tout ça n'était que dans le vide.

Ce jour j'ai reçu des coups comme je n'en avais jamais reçu.

Peut-être parce qu’aujourd’hui j'ai essayé de me débattre, de faire plus pour me défendre que je n'en eusse jamais fait.

Des gifles à en ne plus cesser, des coups sur le ventre.

Des insultes, ces mots avec lesquels ils ne cessent de me qualifier. Son ton méprisant et autoritaire.

Ce mariage m’avait rendu prisonnière ; prisonnière de son machisme.

Il m'a eu en échange de sommes d'argents que ma famille du moins celle que je pensais appartenir n'avait pas hésité à me vendre au plus offrant.

Et aujourd'hui je subissais les conséquences.

Ce soir-là je ne voulais qu'une chose : mourir.

Après qu'il m'ait battu Il m'a empoignée brutalement par le bras.

Et il m'a remise dans cette chambre qui était comme une prison.

- J'espère que tu as compris que toutes tes tentatives sont vaines à présent.

Je me suis repliée sur moi, tout ce que je voulais c'est qu'il sorte. Que je ne voye plus son visage face à moi.

Quand il est enfin parti, lorsque j'ai entendu ce claquement violent de la porte, c'était comme si mon cœur s'était brisé en mille morceaux.

Je n'étais plus libre.

J'étais soumise.

Prisonnière. En demande de liberté.

Je n'étais plus que l'ombre de moi-même.

Je devais rester là assise, ‘couchée. Peu importe je devrais juste rester à sa disposition.

Je ne voulais plus de cette vie.

Même si je n'étais mariée avec lui que depuis quelques mois, de sa part je n'ai jamais reçu même un sourire encore moins de la considération.

Mes larmes m'ont totalement envahies cette soirée.

Et c'est là, dans mon cœur j'ai ressenti ce fort désir que ne me lâchait plus.

Le geste que j'ai eu en prenant ce couteau avait réveillé en moi une chose inexplicable née de cette soif de liberté.

Il fallait que je reprenne ma liberté.

Il le fallait à tout prix.

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