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Chapitre 4

Author: Lucentia
last update publish date: 2026-06-14 17:07:21

Le début de ce calvaire, je m’en rappelle comme si c’était hier.

La nuit était bien trop froide, mon corps frissonnait sous le poids de cette incertitude qui planait. Papa était juste à cote de moi couchée sur ce lit qui était devenu désormais près de deux ans son lit et sa maison.

Je lui tenais fermement la main le cœur battant plus fort que les mots ne pouvaient exprimer, j’espérais du plus profond de mon cœur qu’il se réveille et que nous deux nous continuons à être un soutien indéfectible pour l’un comme pour l’autre.

Ses yeux restaient fermes, sa main aussi moite que faible. Il ne disait et ne pouvait plus rien faire.

Je le sentais comme quand ton instinct te prévient de quelque chose d’inévitable. Il avait longtemps lutté et je savais qu’il en était affaibli, mais mon égoïsme ne le voulait pas le laisser partir parce que sans lui j’étais des a présent toute seule livrée a ce monde plein d’hypocrites et de vautours et ce cote de la vie j’ai commencé à le comprendre lorsque maman gravement malade nous a finalement quitte.

Papa était tout pale et à l’écran son rythme cardiaque diminuait de plus en plus. J’ai hurlé le nom des infirmière et médecins, je suis restée la en lui tenant la main, mais ma présence seule ne suffisait plus. Le médecin est entré et à l’écran ses signe s vitaux se rapprochait de la fin.

- On charge ! s’exclama le médecin

- Mes larmes coulaient en même temps que mon cœur qui s’arrêtaient lui aussi de battre.

L’instant d’après les tètes baissées, et la main de mon père lâchant totalement la mienne je compris que c’était la fin.

Le vent froid se transforma en des brises violentes de glaces qui me transperçaient la peau jusqu’à ma chair.

- Heure du décès : 21h30.

Les mots du médecin tombèrent comme un coup de poignard enfoncé dans mes os.

Ce soir-là ma vie venait de basculer à tout jamais.

Les jours qui suivirent son enterrement l’ont fait bien avoir.

- Cynthia désormais que tu es orpheline de père et de mère, tu n’as plus personne a=dans la vie. Nous ne sommes que tes oncles et nous avons également nos familles, il est temps pour toi que tu te maries, et que tu prennes soin de toi toute seule, me dit l’un de mes oncles.

Nous vivions dans notre maison familiale, séparée chacun par la grande cour qui nous rassemblait. Nous avions dû revenir ici, vendre des bien notre maison pour avoir assez d’argent pour payer les frais de maman et pour moi de continuer le lycée.

J’étais assise devant la porte d’entrée le regard encore chaud de larmes que je n’ai cessé de verser depuis le décès de papa. Ces mots ne m’ont juste effleuré rien d’autre.

- Ecoute Cynthia, insista l’autre.

- Ton père ne vivait plus que de sa pension retraite, t’as arrêté tes études parce que la maladie de ta mère a tout pris le peu qu’il pouvait encore avoir. Vous lui avez tout pris Ta mère et toi nous-mêmes ses frères nous n’avons rien pu avoir malgré le statut de notre frère.

Ma poitrine se serra en entendant le nom de ma mère dans sa bouche.

- De quel droit me dites-vous ce que je suis censée faire de ma vie ? murmurai-je sur un ton calme

- De quel droit oses-tu nous parler sur ce ton ? je l’entendis hurler

- Vous n’avez rien à me dire. Mon père et mère ont tout fait pour vous. Et le minimum serait d’honorer leur mémoire. En ce qui concerne ma vie, je vais faire des études que ça vous plaise ou pas du tout.

Je me suis levée et je suis rentre, sans les regarder et j’ai claque la porte juste derrière, claque ces pensées négatives qu’ils voulaient me renvoyer.

Mais le haussement de leurs voix

- Prends garde jeune fille. Tu ne resteras pas ici juste comme ça. Tout ceci nous revient de plein de toi tu devras t’en aller et le mieux que tu es à faire serait de te marier et de fonder ta propre famille.

- Allez-vous-en ! Allez-vous-en d’ici ! Hurlais-je

Au fur et à mesure, je sentais mes forces me lâcher, je glissais progressivement contre la porte les mains bouchent mes oreilles seul dans mon chagrin marque par une trop grande tristesse et une réalité à laquelle je n’allais jamais pouvoir échapper.

Je me suis effondrée a même le sol et mes larmes n’ont plus arrêter de couler.

Eh oui ils avaient raison, la maladie de maman nous a complètement anéanti, papa gérait tout tout seul et moi avec.

Je venais tout juste d’avoir 21 ans et depuis la fin du lycée papa n’avait pas eu les moyens de payer mes études universitaires. Je n’avais plus rien et a ce mot précis l’argent comptait car j’avais déjà perdu bien plus important.

C’était un homme formidable, le meilleur des pères et le meilleur des maris pour ma maman. Et son décès m’enleva une partie de moi.

Les semaines qui ont suivi devinrent encore plus difficiles. Mes oncles me rappelaient à chaque fois que j’étais seule. Que je devais sorti de la maison et que la meilleure chose qui puisse m’arriver est qu’il me trouve un homme qui puisse me sauver de ma misérable vie.

Et les jours qui ont suivi ces semaines à me cracher leur cupidité en pleine face, ils l’ont finalement trouvé, cet homme idéal.

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