Mag-log in王家の策略により、王太子の婚約者に選ばれた伯爵令嬢ベアトリーチェ。 「お気づきになりましたか、お嬢様。これは、栄誉ある縁談などではない。『金の首輪』ですよ」 愛する家族を守るため、令嬢は決意する。 ――そうだわ、わざと嫌われて、婚約破棄されればいいのよ! 歴史上の悪女を手本に「完璧な悪役令嬢」を目指すが計画は、持ち前のポンコツさとドジっぷりで、いつもあらぬ方向へ大脱線! お嬢様の奇行を、慇懃無礼に支えるのは、ミステリアスな専属執事、イヅル・キクチただ一人。 悪役を演じる不器用令嬢を、『最高のエンタメ』として愉しむ執事がおくる、予測不能な勘違いラブコメディ。 さあ、勘違い悲喜劇(バーレスク)、ここに開幕。
view moreSofia Vance
Le réveil sonne à six heures. Toujours à la même heure. Pas une seconde d'avance, pas une seconde de retard. C'est un rituel, une religion que je me suis imposée depuis des années. Avant même d'ouvrir les yeux, la journée se déploie mentalement comme un échiquier dont je connais chaque case : les chiffres à vérifier, les rapports en attente, la réunion avec les équipes Asie, l'appel inévitable de son bureau.
Je me lève dans le silence de mon appartement. Pas de bruit, pas d'imprévu. C'est ainsi que je fonctionne. La précision est une armure. Une armure que j'ai forgée trait pour trait, année après année, comme on cisèle une sculpture dans un marbre récalcitrant. Je ne suis pas née avec cette froide élégance, je l'ai construite à la force de volonté, de nuits blanches, de sacrifices silencieux. Parce qu'avant, il y avait une autre fille. Une fille qui doutait, qui rougissait, qui baissait les yeux. Je l'ai enfermée quelque part. Elle essaie encore de sortir, parfois. Je la repousse.
Mes pieds nus sur le parquet ciré. Dans la salle de bains, la lumière crue du néon m'accueille sans indulgence. J'observe mon reflet dans le miroir avec la même objectivité que j'appliquerais à un bilan financier. Mais aujourd'hui, comme tous les jours, la comptable en moi trouve des erreurs.
Le chiffre tourne dans ma tête ce matin. Pas trop jeune pour être à ce poste, mais assez pour que certains, dans les réunions, me regardent encore comme une anomalie. Assez pour que je doive travailler deux fois plus, me montrer deux fois plus dure, deux fois plus impeccable.
Mes cheveux châtain foncé glissent sur mes épaules, libres encore pour quelques minutes. Ils ont une texture soyeuse que je dompte chaque matin, les tirant en un chignon strict, si serré que le cuir chevelu tire légèrement. Pas un fil ne dépasse. Cette coiffure sévère cadre un visage aux traits nets, trop sérieux peut-être, que certains jugent sévère mais que je préfère appeler concentré. Le front haut, lisse, sans ride malgré les années de pression. Les sourcils naturels, légèrement arqués, que je ne touche jamais. Le nez droit, fin, aux narines délicates. La bouche aux lèvres pleines mais toujours pincées dans une expression de retenue, comme si laisser échapper un sourire serait une faille dans la cuirasse.
Je les regarde longtemps, trop longtemps. Ils ont appris à ne rien trahir, c'est vrai. On y lit parfois une lueur ambrée sous certaines lumières, mais cette chaleur est aussitôt éteinte par le contrôle que j'exerce sur eux. Des yeux de stratège. Pourtant, ce matin, je cherche quelque chose dedans. Une étincelle, une preuve que je suis vraiment celle que je prétends être. Je ne la trouve pas toujours.
Je détourne le regard.
Je passe une main sur ma pommette saillante, ma mâchoire fine. Mon corps est mince, presque anguleux. Pas la minceur fragile des mannequins, mais celle affûtée par des heures immobiles derrière un bureau, la station assise permanente, la discipline alimentaire qui frôle l'ascétisme. Mes clavicules dessinent une ligne nette sous la peau. Mes poignets sont fins, presque fragiles en apparence, mais capables de tenir un stylo pendant des heures sans trembler.
Ma silhouette est élancée, longiligne, sans courbes superflues. Des seins menus qui se passent souvent de soutien-gorge sous les chemisiers de soie. Une taille marquée quand même, naturelle, que je souligne avec des ceintures fines. Des hanches larges, des jambes longues qui semblent interminables dans les pantalons taillés sur mesure.
Rien de superflu. Je suis un outil de précision.
— Café noir sans sucre.
Je me parle parfois à moi-même. Une voix posée, mesurée, presque mélodieuse malgré tout. Une façon d'ordonner le monde, de le maintenir à distance. Une façon aussi de me rappeler que j'existe, que je suis là, que je tiens bon. La machine grésille dans la cuisine, seule réponse à ma déclaration. L'odeur puissante emplit l'appartement. Je bois debout devant la fenêtre, regardant la ville s'éveiller sans vraiment la voir. Mes doigts longs serrent la tasse blanche. La chaleur traverse la porcelaine.
Je regarde l'eau ruisseler sur mes épaules, le long de ma colonne vertébrale, sur mes fesses fermes, mes cuisses fuselées dans la douche . Je ferme les yeux. Je pense à lui. Je pense toujours à lui dans ces moments-là. À ce que ce serait si ses mains remplaçaient l'eau. Je chasse l'image aussitôt. C'est dangereux. Puis je bascule soudain sur l'eau glacée. Un choc violent qui coupe le souffle, réveille chaque nerf, chaque terminaison. Je sors frissonnante, la chair de poule, mais l'esprit parfaitement clair. La douleur volontaire, le choc maîtrisé : c'est ainsi que je me prouve chaque matin que je contrôle mon corps, donc ma vie. Même si je ne contrôle pas mon cœur.
Le rituel du maquillage est précis. Une base légère pour unifier ce teint de porcelaine que la nature m'a donné. Un correcteur sous les yeux, minutieusement estompé du bout de l'annulaire pour effacer les nuits trop courtes, les rêves trop présents. Du mascara seulement, pas de fard, mes cils sont déjà longs et fournis. Un baume à lèvres incolore. Rien qui puisse couler, baver, trahir une émotion. Mon visage doit rester une page blanche où les autres projettent ce qu'ils veulent, jamais ce que je ressens.
Mais je sais ce qui se cache en dessous. Une femme qui a peur de ne pas être à la hauteur. À vingt-huit ans, diriger les finances d'une multinationale, c'est porter une cible dans le dos. Chaque réunion, chaque présentation, chaque instant passé près de lui, c'est le même combat : faire taire la petite voix qui murmure "tu n'es pas légitime", "ils vont découvrir que tu es trop jeune", "il va voir que tu n'es qu'une imposture".
「……ふう」 シートに身を沈める。どっと、ローラントを疲労感が襲った。 御者が鞭を振るう音。再び馬車に乗り込めば、ジャンジャックが気だるげにページをめくっていた。 遠ざかる、王都。 遠ざかる、かつての栄光と罪の場所。「……終わったか」「ええ。……心残りがないとは言いませんが」「まあ、そうだろうな。心残りは、たくさんあるに越したことはない」「……そうでしょうか?」「若いうちから、心残りを消すことをするな。まだ早い」「先ほどからなんですか! 俺とジャンジャック殿、そこまで年齢が違うとは思いませんが!?」 なぜ、さほど歳の変わらない相手に、若造扱いされているのか、ローラントは不思議で仕方がなかった。 年上風を吹かせてくる男というのは、騎士には珍しくもないが、ジャンジャックの態度は妙に鼻につく。「気を遣ったつもりなのだがな。小生が知らせていなければ、見送りもいないぞ?」「それはっ! 確かに。……ありがとうございます」「素直でよろしい。先ほどより、顔つきがマシになったじゃないか」 ローラントに、勝ち目はないらしかった。どうにも分が悪い。「そう、ですね。なんというか……不思議なことに、失ったはずなのに、心が軽いです」「そうだな。ある種の人間は、心を軽くしてくれるものだ」「ある種の、人間?」「小生にとっての、ルチア。お前にとっての、ベアトリーチェ」 それは、ローラントにも否定する余地がなかった。「仮になにもかもが演技であり、勘違いや錯覚だったのだとしても……そこに抱いた感情には、偽物も本物もない」 ジャンジャックは、ページをめくる。「狂人を演じ続けられる者は、最早それは狂人であるように。同時に、お前の前で、英雄を演じきってくれるならば――その者は、お前にと
「……はぁ。結局、振り出しに戻ってしまいましたわ」 帰りの馬車の中。 わたくしは、がっくりと項垂れていた。こんなにお天気なのに、乙女心は土砂降り雨模様よ。 すると、向かいに座るイヅルが、優雅に脚を組み替えながら、涼しい顔で水を差す。「まあ。この状況での婚約解消など、殿下にとっては想定外もいいところでありましょう」「なんでよ!」 思わず、手近なクッションをぎゅっと抱きしめて抗議する。「夜会で、あんなに派手に暴れましたのよ? 複数人の殿方を侍らせて、前代未聞のスキャンダルを起こしたではありませんのよ! 普通なら、愛想を尽かされて当然ですのに……」「ええ、確かに。普通ならばそうでしょうね」「どうして、バージル殿下の頑固さが、あんな斜め上の方向に進化してしまっているのかしら? ハッ、まさか……王族って、特殊な性癖とかおありになるの???」「お嬢様。その邪推は、あまりに不名誉すぎて、不敬罪でございますよ」 そんなツッコミは一旦、無視よ。不敬罪くらいで、今さら怖がってなんかいられないわ。「はて、そこまで大暴れされても、婚約解消はしたくない。そんな男心が、ビーチェお嬢様に伝わらないのはなぜなのでしょう。……あまりに眼中になさ過ぎる?」 続く、イヅルのぼやきも、あとまわし。 わたくしは頬杖をつき、馬車の窓ガラスに映る自分の顔を睨みつけた。でも、しょぼくれてはいられないわよね。「やはり、初心に帰るべきなのよ」「初心、でございますか?」「ええ。奇策に頼らず、コツコツと積み上げるの。手始めに、中断していた『恋愛スキャンダル計画』を、継続するしかありませんわ!」 わたくしは、拳を握りしめて宣言した。 そう、こうなったら長期戦の構えっ! 悪役令嬢延長戦に突入よ!「やっぱり、ヒュプシュ卿にお願いしようかしら。あの方なら、ノリノリで協力してくれそうですもの! もう、『恋人のフリ』のプロフェッショナル
――数日後のこと。 わたくしは、バージル殿下に呼び出され、王宮の庭園を歩いていた。あら、すっかり修復されたのね。 午後の柔らかな日差しが、手入れの行き届いた白薔薇の生垣に降り注ぎ、甘やかな香りが風に乗って漂う。 砂利を踏む、ザッ、ザッという足音が心地よい。「……此度の件、改めて礼を言う」 足を止めた殿下は、わたくしに向き直ると、黄金の頭を下げた。 公式記録に、記されてならない。王族が頭を下げる行為。飾らない礼。「そなたがいなければ……私は、友を失い、国を失っていたかもしれない」「頭をお上げください、殿下。わたくしは、自分のしたいことをしただけですわ」「その上、ローラントへの見送りまでも、果たしてくれたな。私の分までも」「……きっと、ローラント殿には届いていますわよ。殿下のお気持ちは」 イヅルへの侮辱は、まだ許せないけれど。 でも、あの夜、傷つきながらも、まっすぐにローラント殿にぶつかっていったお姿。 悔しいけれど……正直、感動したの。(だからこそ、わたくしは……腹を割って話そうと思いますの) パチン。扇を閉じ、わたくしは殿下の瞳を見つめ返した。「わたくし、今回のことで殿下を見直しましたわ」「……そうか? ……そうかっ!!」「だから、殿下。もし、やり直せるなら……また一から、始めたいと思っております」 わたくしは、正直な気持ちを伝える。「――わたくしたち、やり直しませんこと?」 すると、バージル殿下は、パァァァッ!と、見たこともないような明るい表情になった。 年相応の少年のお顔で、無防備に手を取り、強く握りしめてくる。「ベアトリーチェっ! やはり、そなたもそう思ってくれていたか! 私も同じ気持ちだっ!」「まあっ
王都を出る城門で、馬車が止まる。「……フム。どうやら、お見送りのようだぞ」 ジャンジャックの視線先。城門の脇、二つの人影。 燃えるような赤髪の令嬢と、影のように付き従う黒衣の執事。 ローラントは馬車を降り、不自由な身体で深く頭を下げた。「ベアトリーチェ様、なんと言えばよいのか。……その、わざわざ、お見送りに?」「ごきげんよう、ローラント殿。もちろんよ。お加減はいかがかしら?」 ベアトリーチェは、ローラントの包帯だらけの姿を見て、一瞬痛ましげに瞳を揺らした。 が、すぐに、いつもの勝気な笑顔を作っては、扇を広げる。「おかげさまで。命だけは、拾いました」「そう? まだ、もっと色々残っていると思うけれど」 言われても、ローラントにはこの身に何が残っているか、思いつかない。 言葉に困り、助けを求めようにも、隣に立つイヅル・キクチは、相変わらず何を考えているか読めない。涼やかな微笑。「本当は、バージル殿下も来たがっていたけれど、お立場が許さないって。それに、他にも来たがっていた人はいたのだけれど……大々的には出来ないから。だから、わたくしだけで来たわ」「そう、でしたか」「寂しい見送りでごめんなさいね。でも、殿下ったら、歯を食いしばって、目も真っ赤。泣く寸前になっていましたわよ?」「……あまり、民衆に見せてはいけなさそうな姿ですね」「でしょう? だから、かえって良かったかもしれないわ」 ローラントは、想像して目を伏せる。(もし、会えていたら。……俺は、ここから離れがたくなってしまっただろうな) すると、「あっ!」とベアトリーチェが声を上げた。「それより約束、でしたわよね。これ、受け取ってくださる?」 差し出されたのは、一枚のハンカチ。 上質な絹の布地。その隅に繊細ながらも、力強い糸運びで、刺繍が施されている。
「確かに、私は|剣聖《マギステル》に至らぬ身ではございますが……この程度で籠城可能と思われては、悲しく思います」「わかっているとも。……お前の実力がどれほどか、は」「そうでしたか。まるで、聞き分けのない迷子を、捜しに来た気分でしたよ。なぜよりによって、このような袋小路に?」 だが、バージル殿下は問いには答えなかった。諦念の混じるため息を吐きながら返す。そこに恐怖心はなかった。「はあ。そなたこそ、“なぜ”だ、ローラント。そなたは、この私の剣ではなかったのか
「暫く見ぬ前に、王都も随分と賑やかなことになっているじゃないか」 黄金の翼と獅子の身体を持つ、幻獣――グリフィン! そして、背に悠然と跨るのは、白銀の甲冑に身を包んだ、一人の女性。 年齢を感じさせない、彫刻のように美しい顔立ち。燃えるような赤髪。どんな猛獣よりも鋭利で、覇気に満ちた瞳。「……まったく、どいつもこいつも、だらしないことだ」 女が片手で軽々と、巨大な|槍斧《ハルバード》を振るえば――怪物たちが、木の葉のように吹き飛ぶ。 その光景を見た途端、三人の重鎮たちは、安堵
かつ、かつ、かつ。 ヒールの音が反響する。 わたくしが駆け込んだ先は、王宮の奥深くにある『鏡の回廊』。王宮の裏口や、重要区画へと通じる動脈。(バージル殿下が逃げるとしたら、あるいは連れ去られるとしたら、このルートを使うはずよ) そう、踏んだのだけれど。 ふと横を見れば、そこには無数の“わたくし”がいた。 壁一面を覆う鏡が作り出す、終わりのない合わせ鏡の迷宮。 わたくしが一歩踏み出せば、鏡の中の何百人ものわたくしも、一斉に動く。(増殖する、虚像のわたくし
「あっ!」 息を呑んだ。 それは、真っ赤な、燃えるような緋色の花束。 でも、ただの花じゃないわ。その花弁一枚一枚が、繊細な布で作られた、精巧な造花だった。しかも、この布は――!「温かい……まさか、火蚕綿!? あの時の!?」 そう、メゾン・ニクシーで、わたくしも、ツェツィーリア様も、互いに譲り合って、結局誰も買わなかった、あの幻の布地!「ええ。あの日、お嬢様方が諦められた、火蚕綿です。……あまりに勿体ないので、こっそり買い付け、ニクシー夫人の手で、
Rebyu