Nora VanelIl ne me porte pas. Il me guide, sa main dans la mienne, à travers les salons déserts, les escaliers silencieux. Nous ne nous parlons pas. Le désir est un courant électrique entre nous, palpable, lourd de toute notre histoire. Les regards échangés, les mains qui se frôlent, tout est chargé de sens, de souvenirs, de promesses.Nous n’allons pas dans la suite de l’aile sud. Nous allons dans la chambre principale, la chambre des maîtres de maison. La pièce est immense, avec sa fresque au plafond représentant l’enlèvement d’Europe, ses fenêtres ouvertes sur la nuit qui tombe, son lit monumental.Dès que la porte se referme, le monde extérieur cesse d’exister. Il n’y a plus que l’espace entre nous, chargé de deux ans de passion transformée, de haine métamorphosée, de lutte devenue danse.Il me regarde, simplement, de la tête aux pieds.– Déshabille-moi, dis-je, ma voix basse, sûre.Il obéit. Avec une lenteur cérémonielle, il défait les boutons de ma robe, laissant le tissu gliss
Terakhir Diperbarui : 2026-01-21 Baca selengkapnya